Jean-Jacques Antier
Jean-Jacques Antier
En 1942, s'engage l'une des plus étonnantes parties de poker de l'Histoire. Après le reflux de l'Armée rouge sous la ruée de la Wehrmacht, qui atteignit les abords de Mourmansk, Churchill décide d'aider l'U.R.S.S. Les premiers convois appareillent. À la vue des avions et des blindés, d'origine anglo-américaine, qui surgissent dans les steppes glacées, les Allemands organisent la riposte pour couler les convois de Mourmansk. Des aérodromes norvégiens, décollent des raids massifs de Ju.88 et de He.111. Des fjords glacés, autrefois silencieux, appareillent des meutes de U.Boote et des bâtiments de ligne, menace formidable qui contraint les Alliés à grouper des escadres cuirassées, des porte-avions, et toujours plus de sous-marins, d'escorteurs et d'avions, pour protéger les précieux convois. C'est cette escalade étonnante dans les mers les plus dures du globe, que raconte J.-J. Antier. Les convois de Mourmansk et d'Arkhangelsk, ce sont des centaines de milliers de marins et d'aviateurs engagés dans la plus inhumaine des guerres. Torpillages des sous-marins, bombardements en piqué des avions, attaques « au peigne d'or » des hydravions torpilleurs, duels massifs des cuirassés (ainsi fut coulé le « Scharnhorst »), attaques des contre-torpilleurs et des destroyers, se succèdent, avec, en arrière-plan, l'océan glacial Arctique où périrent des dizaines de milliers d'hommes, aucun naufragé ne pouvant y survivre immergé plus de quelques minutes. C'est, en grande partie, grâce aux convois de Mourmansk, que l'U.R.S.S. a pu éviter l'occupation allemande et le monde libre une paix séparée germano-soviétique qui eût changé l'histoire du globe. À travers une suite ininterrompue de batailles navales et aériennes, cette grande épopée des hommes dans la brume, la neige et la glace, ou dans la terrible clarté qui les rendait si vulnérables, ajoute, à l'affrontement des armes, un côté tragique qu'on ne retrouve sur aucun théâtre maritime classique, et qui fait de ce livre un document bouleversant.
On connaît l'aphorisme : « Il vaut mieux apprendre à pêcher à un homme que de lui donner un poisson. » Ainsi ce traité de la sagesse et des vertus inspiré et renouvelé par l'espérance chrétienne a-t-il pour vocation d'aider les hommes et les femmes de bonne volonté à « pêcher » dans la vie et éviter les naufrages. Après s'être interrogé sur l'impasse où semblent nous conduire une science ou un progrès sans conscience, une société matérialisée et permissive, il réfléchit sur des vertus ou des comportements dans la vie, parmi lesquels l'amour, la chasteté, la charité, le courage, l'espérance, la fidélité, l'humilité, la miséricorde, l'obéissance, la persévérance, la prudence, la simplicité, la tolérance, etc. Ponctué d'anecdotes et d'exemples, accessible à tout public, l'ensemble est écrit avec humour ; c'est le contraire d'un catéchisme moralisateur ou d'un traité philosophique abstrait. Mais le fond ne le cède en rien. Jeunes et adultes à la recherche d'une règle de vie, d'une sagesse vivante, de repères oubliés ou détruits, y trouveront le vrai sens du bonheur, le bonheur retrouvé sur lequel le maître et le disciple dialoguent en final. Le rôle de Jean-Jacques Antier a été de révéler la pensée intime de Jean Guitton, comme il l'a fait dans Les Pouvoirs mystérieux de la foi. A chaque page éclate l'esprit original du philosophe : charité, foi inébranlable, sous-tendue d'un doute constructif. On retrouve ici le grand penseur et écrivain salué par Albert Camus : « Il apporte de la clarté aux idées les plus délicates. » Paul VI disait de ses livres : « Le soir, quand je suis fatigué, j'en ouvre un pour me donner un peu de fraîcheur. » Telle est aussi l'ambition de cet ouvrage.
Ce livre est l'épopée des grands navigateurs solitaires, du XIXe siècle à nos jours. Jean-Jacques Antier, dont on connaît le sens de la vie, du portrait et du détail significatif, évoque les vagabonds et poètes, dans la lignée d'Alain Gerbault, abandonnés au bonheur sur la mer à bord de leur voilier, leur unique demeure. Ils fuient la civilisation moderne, ils partent à la recherche de pays inconnus et de peuples nouveaux, ils entrent en communion avec les forces et les beautés de la nature, se plaisent dans une éternelle errance, qui n'est autre que la recherche de leur identité profonde. Et puis voici les coureurs d'océan, de Virginie Hériot à Francis Chichester, de Tabarly à Marc Pajot. Bénéficiaires d'énormes budgets et de la technologie de pointe, ils fonctionnent sur un calendrier implacable à bord des "formules 1 de la mer". Leur but est d'arriver premier, ou d'améliorer un record, reculant chaque fois les limites du possible. Malgré la différence profonde entre ces deux types de fanatiques de la mer et de la voile, ils vivent la même union, pour le meilleur et pour le pire, avec l'Océan et le vent, le même désir d'évasion, de liberté et de transcendance. Qu'ils aient sous les pieds une vieille barque retapée ou un étincelant multicoque de dix millions, solitaires ou en équipage, ils demeurent tributaires des lois intangibles de la mer, qu'ils doivent dompter par leur sens marin et leur résistance physique et psychologique. En racontant Joshua Slocum, Alain Gerbault, Vito Dumas, Bernard Moitessier, Francis Chichester, Éric Tabarly, Alain Colas, Olivier de Kersauson, Florence Arthaud et bien d'autres... Jean-Jacques Antier montre des êtres très différents, mais tous capables et heureux de se dépasser pour l'amour du grand large, du rêve et de l'action.
Le 17 octobre 1944, la Marine japonaise s'apprête à déclencher le plan Sho Go, le plus grand coup de poker militaire de l'histoire. 1 800 avions et 91 navires vont recevoir l'ordre de se ruer sur les escadres américaines qui s'avancent dans le Pacifique en direction de l'île de Leyte, au coeur des Philippines, pour y soutenir le débarquement des troupes de choc de MacArthur. [...] Le point de non-retour vers la plus grande bataille navale et aéronavale de l'histoire est franchi. Pour la première fois, un historien français, utilisant les dernières découvertes des archives, nous donne, dans le détail, le récit de la bataille de Leyte, suite de combats sans merci, où s'affrontent porte-avions et avions basés à terre, croiseurs, destroyers, sous-marins, escorteurs et vingt et un bâtiments de ligne, dans la plus grande et la dernière bataille de cuirassés de l'histoire.
Sur la trame héroïque de la croisade des enfants, s'impriment les amours contrariées d'Estienne-sans-avoir et de Marion la Doulce, la petite chevrière de Cloyes. En 1212, dans le village de Cloyes, au sud de Chartres, le berger Estienne, quinze ans, se voit confier, dans une vision, la mission de libérer le tombeau du Christ. Sans armes et par la seule puissance de l'amour, reposant sur les plus jeunes, les enfants, les innocents. Message révolutionnaire en ce temps des croisades armées, où la guerre entre l'Occident chrétien et l'islam provoque des centaines de milliers de morts. Comme une vague irrésistible, Estienne de Cloyes entraîne la Croisade des innocents, de Chartres à Paris et Saint-Denis, où il est reçu par le roi Philippe Auguste, de Paris à Vézelay, de Lyon à Marseille. Là, sept navires feront traverser la mer à quelque trois mille enfants. Mais le mal rôde autour de cette espérance de paix. Détruira-t-il ce formidable élan de foi de tout un peuple d'enfants passionnés ?
Il a beaucoup écrit sur lui, mais a-t-il tout dit ? Connaître Jean Guitton plus avant, derrière l'enfant sensible, l'étudiant surdoué, le professeur, le philosophe maître en Sorbonne, l'humaniste, l'écrivain catholique, l'académicien ami des papes et des présidents, le peintre mystique. Connaître son oeuvre immense et variée, sa vie riche de rebondissements et de rencontres, celle d'un homme toujours en avance sur son temps. Ami de Jean Guitton depuis trente ans, c'est ce que Jean-Jacques Antier a tenté dans ce livre, avec son aide, celle de ses proches et de beaucoup de ceux qui l'ont connu à travers les étapes, si différentes, de sa longue existence. Voici sa vie, depuis l'enfance jusqu'à la mort. Nous le voyons cheminer, chercheur infatigable, penseur inspiré, à travers les joies, les épreuves, traversant de bout en bout le XXe siècle, dominant le doute qui le stimule, conciliant la science et la foi, luttant en précurseur pour l'unité des chrétiens. Vous êtes, lui écrivit de Gaulle, un artiste, un penseur et un croyant. Vous êtes le tout à la fois, et au plus haut degré. Vous faites admirablement voir et sentir que Dieu est partout. Je salue le rayonnement de votre talent. Voici, enfin, l'ultime confession d'un vieil homme à l'esprit libre, toujours en éveil, curieux à l'idée qu'il va connaître ce qu'il a inlassablement cherché : la vérité sur l'homme et son rapport à Dieu ; le mystère de l'au-delà ; le règne de l'Amour. Au seuil de sa mort, il nous en laisse comme un parfum, un désir.
Rien ne préparait Jean-Marie Vianney, jeune paysan de la Dombes, né en 1786, à devenir le plus célèbre des confesseurs. Malgré ses convictions ardentes, on jugeait ce trop médiocre élève incapable d'être prêtre. Il est pourtant devenu leur modèle et le pèlerinage d'Ars attire des foules ferventes. Cet être d'humilité et de prière, d'une foi et d'une âme ardentes, nourrissait un seul désir : l'amour de Dieu et des autres. Son rayonnement exceptionnel attirait irrésistiblement hommes et femmes, d'âges et de milieux les plus divers, à la recherche de la vérité. Pie XI l'a canonisé en 1925 et proclamé patron de tous les curés du monde. Jean-Paul II déclarait : " Nous avons plus que jamais besoin de son témoignage. " Cette biographie se distingue par la richesse de la documentation et la rigueur de l'enquête menée par Jean-Jacques Antier. On comprend comment cet homme est l'un des saints les plus fascinants du monde moderne, lui dont on pouvait voir la statue dans toutes églises, et que l'on redécouvre aujourd'hui. Jean-Jacques Antier, traduit dans de nombreuses langues, est l'auteur de biographies spirituelles : Marthe Robin, Charles de Foucauld, Thérèse d'Avila… Il a également publié Les Pouvoirs mystérieux de la foi et Le Livre de la sagesse (avec Jean Guitton).
A l'occasion des 100 ans de sa disparition, redécouvrez jour après jour Charles de Foucauld, l'une des plus grandes figures spirituelles de l'histoire du christianisme contemporain, béatifié par Benoît XVI en 2005.Tirées de sa correspondance et de ses écrits, les 365 pensées réunies dans ce livre nous font redécouvrir la vie hors normes et la spiritualité profonde du Bienheureux Charles de Foucauld (1858-1916), officier de l'armée française devenu géographe, puis moine trappiste, et enfin prêtre. En quête d'un idéal radical de pauvreté, d'abnégation et de pénitence, il se fait ermite en 1901, aux confins algéro-marocains, vivant auprès des populations non-chrétiennes, et adoptant une nouvelle approche apostolique : prêcher non par les sermons, mais par l'exemple d'une vie de sainteté toute tournée vers les autres. Il est assassiné par des rebelles à la porte de son ermitage le 1er décembre 1916. Imprégné de la lecture des grands auteurs mystiques comme Thomas d'Aquin, Thérèse d'Avila ou Jean de la Croix, il mit l'Évangile, le Sacré-Coeur et la Sainte-Face de Jésus au coeur de sa vie et de ses écrits. Déclaré vénérable par Jean-Paul II, il est béatifié par Benoît XVI en 2005.
Pourquoi l'équipier au pair Guy-Louis Aubert préfère-t-il la vie au large et son inconfort - et les risques d'une longue et mystérieuse croisière sur un vieux ketch aux voiles pourries - aux avantages évidents de la "société de consommation" ? Pourquoi le skipper du ketch "Betelgeuse" choisit-il, contre tout bon sens, de braver les éléments, au lieu de suivre la route classique des alizés ? Pourquoi fait-il route vers l'Amérique latine, qui n'était pas son objectif primitif ? Pourquoi Enola, belle et inquiétante épouse du skipper, ose-t-elle braver la mer malgré sa peur ? Les réponses à ces questions sont les données d'une fantastique aventure de la voile, au cours de laquelle se développe le drame intérieur d'un homme, d'une femme, d'un adolescent, lancés à la poursuite d'un horizon insaisissable, celui de la destiné humaine. Seul un passionné de la voile pouvait concevoir cette aventure où la mer est omniprésente. Spécialiste maritime de nombreux journaux, revues et radios, historien de la mer (on lui doit en particulier "L'histoire maritime de la Première Guerre mondiale", en collaboration avec Paul Chack), Jean-Jacques Antier donne, avec "Les prisonniers de l'horizon", un nouvel aspect de ses possibilités d'écrivain de la mer, lequel ne peut manquer de séduire tous ceux que passionne la vie au large.
La « Rose de Honfleur », capitaine Maclou Criquebeuf, un paquebot mi-vapeur, mi-voilier, s'avance dans la tempête, uniquement propulsé par ses roues à aubes et sa « machine à feu » de pyroscaphe. Se jouant de la brume et des glaces dérivantes, bravant les vents contraires, il fonce sur New York, en dévorant son charbon et ses hommes. À 400 milles dans le Sud, le clipper la « Jolie Dame », le plus rapide des voiliers long-courriers, fait route aussi sur New York. Malgré les catastrophes qui se succèdent à bord dans la tempête, son capitaine - Ange Bourguébus - refuse obstinément de réduire la toile. Nous sommes en avril 1840, la première course Le Havre-New York est engagée. Un défi, lancé par les hommes des nouveaux paquebots à vapeur, a été relevé par ceux des voiliers long-courriers, "Les seigneurs de la mer". Un défi insensé, celui du progrès à la tradition. À quoi bon, disent alors les sages, gagner huit jours sur une traversée transatlantique qui en compte vingt à trente ? À quoi bon relier l'Europe à l'Amérique en trois heures avec l'avion supersonique « Concorde », disent ceux d'aujourd'hui ? Jean-Jacques Antier nous conte magnifiquement les péripéties de la lutte ardente mettant aux prises deux poignées d'hommes rudes, passionnés, et généreux. Des deux capitaines entêtés, des fins gabiers se paumoyant là-haut à serrer la toile, agrippés sur les vergues, ou des mécaniciens et chauffeurs méprisés s'épuisant en bas devant les foyers torrides, qui emportera la victoire ? Ce récit haletant, qui se déroule à l'époque fascinante de la marine marchande du XIXe siècle, est aussi un peu l'histoire de deux villes, Le Havre et Honfleur. De ces deux villes, bâties sur l'estuaire de la Seine, Jean-Jacques Antier fait revivre l'admirable poésie, avec le ton passionné qui a contribué au succès des « Prisonniers de l'horizon », Prix des Vikings 1972.
A l'occasion des 500 ans de sa naissance, redécouvrez jour après jour sainte Thérèse d'Ávila, figure majeure de la spiritualité chrétienne et première femme reconnue docteur de l'Église catholique.A l'occasion des 500 ans de sa naissance, redécouvrez jour après jour sainte Thérèse d'Ávila, figure majeure de la spiritualité chrétienne et première femme reconnue docteur de l'Église catholique. Tirées de ses nombreux écrits - oeuvres mystiques, prières, poèmes, lettres, autobiographie -, les 365 pensées réunies dans ce livre nous font redécouvrir sainte Thérèse d'Ávila, l'" aventurière de l'extase ", " une femme exceptionnelle, grande, unique", disait Paul VI en la déclarant " Docteur de l'Eglise ". Durant le Siècle d'or de l'Espagne des conquistadors, elle se dresse comme la réformatrice du Carmel, à la fois spirituelle et humaine, auteur inspiré d'une oeuvre qui fonde la langue espagnole et où chacun, religieux ou laïc, pourra trouver un chemin de vie. " Toutes les puissances s'unissaient contre elle, elle paraissait invincible ", dit Bossuet de celle qui s'affirmait l'humble épouse du Christ et fut un pur joyau de la foi.
En mars 1945, alors que l'archipel japonais est pilonné sans relâche par les bombardiers américains, l'aspirant Zawa, pilote de la Marine de l'empire du Soleil levant, se porte volontaire pour suivre un entraînement de kamikaze. Il devra être capable d'aller faire exploser son appareil sur l'un des porte-avions qui assurent à l'ennemi la totale maîtrise des airs. Le sacrifice de Zawa plonge Baïka, sa fiancée, dans le désespoir. Parfaitement anglophone, elle a été affectée au service de renseignement du ministère de la Marine à Tokyo. Elle a pour mission de traduire les messages radio de la flotte américaine. Au coeur de la machine de guerre japonaise, côtoyant la plus haute hiérarchie militaire impériale, elle se met en tête d'arracher Zawa - coûte que coûte - à son destin fatal... Jean-Jacques Antier est un spécialiste incontesté de l'histoire navale et en particulier de la guerre du Pacifique, mais il est aussi un maître du roman d'aventures. Au coeur d'un Japon d'Apocalypse, il nous fait vivre une extraordinaire histoire de fanatisme et de rédemption.
La biographie que Jean-Jacques Antier consacre à Jung le présente dans sa diversité intellectuelle, spirituelle, scientifique et charnelle, mettant plus particulièrement en lumière sa relation complexe au religieux et au spirituel. Carl Gustav Jung (1875-1961) est le plus déconcertant des fondateurs de la psychanalyse. Jeune médecin psychiatre, il rencontre Freud en 1907 à Vienne. C'est un coup de foudre intellectuel réciproque. Trois ans plus tard, Freud, qui vient de fonder la psychanalyse, le désigne officiellement comme son héritier. Mais les deux hommes se brouillent en 1912, jusqu'à la rupture définitive en 1914. Jung fonde alors sa propre école. Selon lui, la sexualité n'est pas seule à régir le comportement humain et il réfute la vision matérialiste athée de Freud. Esprit libre et curieux, il vit de bouleversantes expériences spirituelles qu'il étudie et décrit objectivement. Grâce à la correspondance la plus secrète de Jung et aux témoignages de ses proches, l'auteur met en lumière la complexité de ce génie dans sa diversité intellectuelle, spirituelle, scientifique et charnelle. Sous l'emprise des forces intérieures qu'il avait éveillées, Jung pouvait devenir destructeur quand les extrêmes se mettaient à fusionner. Cependant, à la fin de sa vie, il réalisera l'union des contraires, l'expérience mystique essentielle. Dans cet ouvrage, Jean-Jacques Antier explore plus particulièrement la relation complexe que Jung entretint toute sa vie avec le religieux et la spiritualité. Dans un style agréable et fluide, évitant le langage spécialisé qui marque souvent ce genre, il déroule l'histoire fascinante de l'un des plus grands thérapeutes du xxe siècle. Un homme pour qui " la découverte de l'inconscient ouvre l'occasion d'une grande aventure de l'esprit ".
Duel mortel dans l'Atlantique Mars 1941. Un énorme convoi appareille du port de Liverpool matraqué jour et nuit par la Luftwaffe. Cap sur Halifax. En queue, un petit bateau sauvé de la casse, l'Espoir, armé par un patron de pêche de l'île de Sein, son mécanicien et un lycéen brestois, Yves, qui préparait l'École navale. Propulsé offi cier en second, Yves doit s'imposer à un équipage cosmopolite composé de voyous et d'aventuriers recrutés faute de mieux. À la queue de la meute allemande au départ de Lorient : l'U-63, un sous-marin rescapé de la Grande Guerre que l'amiral Dnitz a ajouté aux grands U-Boote qui écument l'Atlantique. Hans Kassel, son commandant, a accepté par sens du devoir son rôle de charognard : sa mission consistera à achever les bateaux alliés en panne ou blessés. La rencontre entre l'Espoir et l'U-63 est inévitable. Qui l'emportera ? Ces deux bateaux ont des chances minimes de survivre à l'affrontement implacable qui se prépare. Comme Hans, Yves sait que son sacrifi ce n'aura de sens que si chacun fait son devoirJean-Jacques Antier est l'un des meilleurs spécialistes de la guerre maritime, mais aussi un grand romancier de la mer. Avec Le Convoi de l'espoir, il nous embarque dans l'enfer de la bataille de l'Atlantique pour une partie d'échecs haletante, jusqu'au bout incertaine, au-dessus des abîmes.
Louis-Janvier fixa le berger. Il était sérieux, presque angoissé. Avait-il trouvé quelque chose de rare, là-haut dans sa montagne ? Pourquoi la vérité ne viendrait-elle que des villes ? Personnalité en vue du monde scientifique, Emmanuel Visage s'est retiré du monde dans la montagne des Graux, sur les pentes du lac d'Allos au coeur du Mercantour. Il y vit en ermite avec quatre chèvres, un bouc, quelques chevreaux et sa fille sourde-muette de dix-sept ans, Blanche, à laquelle les bergers prêtent des dons de guérisseuse et d'autres pouvoirs mystérieux. Déconcerté, Louis-Janvier s'interroge : comment un neurobiologiste de haut niveau peut-il tolérer dans son entourage des pratiques qui s'apparentent à la sorcellerie ? Qui est Blanche du Lac ? Une enfant psychotique ou un être véritablement charismatique ? Délaissant sa thèse de doctorat portant sur la psychiatrie, Louis-Janvier décide de partir avec lou pastre, Garletta, et son troupeau de brebis là-haut dans les alpages pour une rencontre qui le mènera au fond de l'inconnu et bouleversera sa vie...
" Je m'appelle Joana Leclair. Je suis la fille du maître carillonneur de Notre-Dame de Rouen. Ma vie a basculé le 15 avril 1944. Je me suis trouvée face à un inconnu. Il était blessé, et son visage reflétait la souffrance et la peur. Je l'ai caché dans la cathédrale. Les événements se sont alors succédé et nous ont emportés dans un enchaînement dramatique... "La Fille du carillonneur est un grand roman autobiographique qui évoque la passion d'un écrivain pour sa ville natale, un témoignage bouleversant sur la Résistance et le récit du quotidien des Rouennais à l'heure de l'Occupation, des bombardements, puis de la Libération.