Jean Davray
Jean Davray
Deux nouvelles pulpeuses où l’amour, le hasard et le destin s’entremêlent avec audace. Entre un sauvetage improvisé dans les Alpes et une lettre mal adressée qui révèle un drame.
Paris, 1934. Entre salons artistiques et intrigues politiques, Le bruit de la vie dépeint une société en ébullition, où l’art, l’amour et l’histoire s’entremêlent avec une intensité rare.
Paris, années 1950. Le bruit de la vie (4) plonge le lecteur dans une fresque romanesque où beauté, morale et antisémitisme s’entremêlent.
Paris, années 1930. Le bruit de la vie (2) plonge le lecteur dans l’effervescence intellectuelle et les contradictions d’une époque, entre éblouissement artistique et montée sourde de l’antisémitisme.
Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.
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Péguy opposait la mystique au dogme. C'était définir deux familles d'esprits. Les tenants du dogme ont tôt fait d'adhérer à une Église ou à un parti et, dès lors, malgré les doutes qui les assaillent parfois, leur vie est confortable, tandis que pour ceux que la mystique fascine, l'existence est difficile dans le pays des contours imprécis et des sables mouvants. C'est dans ce territoire, où tout est danger et inquiétude, que s'inscrit Le Désert. Certains êtres possèdent le don de découvrir Dieu dont d'autres sont privés. Ces êtres, éléments d'une société secrète, d'une sorte de franc-maçonnerie, discernent n'importe où, n'importe quand, les hommes humbles ou puissants, ignorants ou doctes qui, comme eux, ont été choisis et qu'ils aident à trouver le sens véritable de la vie. Ces prédestinés ont existé aussi bien dans l'Athènes de Périclès, qu'en Asie-Mineure ou dans l'Europe d'aujourd'hui. Chacun, difficilement, seul ou guidé par un frère spirituel, traverse un long désert brûlant avant d'entendre enfin une réponse à ses questions. Et la réponse pour chacun est différente, car chacun ne s'élève que jusqu'où sa sensibilité ou ses dons le lui permettent. Les uns n'obtiennent qu'une illusion, car ils avaient pressenti la vérité mais n'avaient pas été choisis, les autres s'arrêtent à la sérénité, d'autres enfin parviennent à l'union totale avec Dieu. Mais tous, à un moment de leur vie, abandonnent un destin qui semblait tracé et partent irrésistiblement à la recherche d'ils ne savent quelle paix intérieure, quelle vérité - chevaliers s'en allant à la quête d'un Graal qui leur demeure inconcevable tant qu'ils ne l'ont pas trouvé.
L'auteur : homme de lettres éclectique Jean Davray a écrit des essais : Michel-Ange, Stendhal, Les Complaintes, ainsi que des pièces de théâtre : Dominique et Dominique, Quarante et quatre, Le Prince de papier. Il est l'auteur de nombreux romans : Fraîcheur, L'Eau trouble, La Fin du premier acte, Le Désert, Le Bruit de la Vie.
Dans la première partie, « Pour une ballade du temps passé », Jean Davray, jeune écrivain de 27 ans, familier de quelques-uns des auteurs qu'il admire : Bergson, Mauriac, Gide, Martin-du-Gard, relate l'éblouissement de ses vingt ans et sa joie quotidienne de vivre une des grandes époques de la France intellectuelle, et cela malgré la lente montée de l'antisémitisme et l'aveuglement incompréhensible des hommes de bonne volonté. Dans la seconde partie de son livre, « A fleur de peau », écrite quarante ans plus tard en 1982, sans rien renier de ce qu'il a aimé, Jean Davray ne peut plus taire une vérité qui l'étouffe : la plaie de l'antisémitisme qu'il a cru cicatrisée dans sa jeunesse, s'est rouverte et se rouvrira à chaque crise, réactionnaire ou révolutionnaire, qui secoue la France. Et l'auteur en arrive à se demander si cet attirant et redoutable pays, qui a été si souvent celui des droits de l'homme, n'est pas aussi celui du racisme viscéral. Livre terrible, violent, plein d'anecdotes cruelles sur des hommes de lettres célèbres, mais aussi d'une grande tendresse à leur égard, La Brûlure, au-delà de l'amertume soufrée de son auteur, interroge sans relâche toute conscience éprise d'honneur.