Ivan Gobry
Ivan Gobry
Après une étude approfondie des sources, Ivan Gobry propose une vision inédite de Martin Luther, l'initiateur de la grande fracture de l'Occident moderne. Ce portrait ne répond pas à un souci apologétique, ni ne découle d'un préjugé hostile ; il peint l'homme tel qu'il fut, à travers les témoignages de ses contemporains, y compris le sien. Mais par-delà son parcours intime, c'est de l'histoire des bouleversements de l'Église, de l'Allemagne, de l'Europe, qu'il s'agit.
Athènes, 399 avant J.-C. : Socrate, condamné à mort, dialogue avec ses disciples sur l'immortalité de l’âme et le sens de la vie philosophique.
Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.
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Frédéric 1er. souverain du Saint Empire romain germanique (1152-1190), surnommé Barberousse à cause de sa pilosité flamboyante, est devenu l'un des grands héros traditionnels de l'Allemagne, peut-être le plus grand. Ce génie politique et militaire réalisa l'unité des princes allemands en établissant sur eux une autorité absolue en un siècle d'émiettement du pouvoir et de luttes féodales. Son épopée dépasse pourtant largement le cadre de l'Allemagne. Ressuscitant la lutte du Sacerdoce et de l'Empire, il travailla obstinément à une soumission de l'Église qui lui eût assuré une hégémonie spirituelle et économique ; il se fait alors le persécuteur acharné des papes et des évêques allemands trop peu courtisans. Il fut le représentant le plus brillant de l'impérialisme germanique, entreprenant de vaincre l'admirable résistance des communes libres de Lombardie et de Vénétie, où il alla jusqu'à raser Milan ; cette prétention, qui ne parvint pas à son but, fut par contre le principal excitant de l'indépendance italienne. Homme de foi cependant, Barberousse décida de porter sa combativité inlassable contre Saladin et les Turcs, qui venaient de reprendre Jérusalem aux chrétiens. Ce fut l'origine de la troisième croisade. Il n'eut pas le temps d'y jouer le rôle glorieux qu'il avait espéré : il se noya, manquant ainsi la suprême occasion de conférer une auréole à son image de héros légendaire.
Qui était Clovis ? Le roitelet d'un petit peuple à moitié sauvage et d'un petit territoire aux confins de l'Empire romain déclinant, qui n'avait même pas adopté la religion triomphante de ses cousins barbares, l'arianisme, et continuait à vénérer ses idoles. En l'an 481, quand Clovis succéda à Childéric, telle était l'opinion qu'on pouvait avoir de lui. Or, quand il meurt, en 511, le roi des Francs est le plus puissant des princes d'Occident. Il a étendu son royaume au-delà du Rhin, et jusqu'aux Pyrénées, et tient en respect les Ostrogoths. Mais surtout il a l'incomparable prestige d'avoir reçu le baptême dans la foi catholique, en 495, des mains de saint Rémi. Ivan Gobry nous fait ici comprendre tout ce que la France doit à la rencontre entre ce prince barbare au caractère ferme, décidé et intelligent, et un peuple profondément catholique. La France, mais aussi l'Europe, car ce protecteur de l'Église, ce nouveau Constantin, qui convoque le concile d'Orléans en 510, inaugure une nouvelle époque de l'histoire, cette époque de rayonnement spirituel et d'épanouissement religieux qu'on appelle le Moyen Âge.
Estimant que les morts du colonel américain Stosky et de l'ex-dictateur asiatique Sumadayo clôturaient le dossier, la commission sénatoriale sur les affaires illicites de ces deux hommes a décidé d'abandonner ses travaux. L'agent de l'I.R.S., Larry B. Max n'en poursuit pas moins ses recherches sur la mystérieuse gestionnaire des trafics incriminés. La CIA nie toute responsabilité, mais veille à ce que rien ne mène à cette Silicia que le colonel Stosky définissait comme «un génie qui observe et analyse jusqu'à ce qu'elle trouve la faille dans n'importe quel groupe industriel, n'importe quel gouvernement». Apprenant que Silicia vient de doubler ses activités pour un seul et même commanditaire, Larry s'obstine à découvrir la cible qu'elle a reçu l'ordre de corrompre. Un soir, fidèle usager du téléphone rose, Larry ne résiste pas au désir de rencontrer Gloria, sa correspondante...
Ce dictionnaire complet rassemble tous les papes, des plus obscurs aux plus brillants, qui se sont succédé sur le trône de saint Pierre, depuis ce dernier jusqu'à l'avènement de François. Chaque notice comprend leurs dates de naissance et de mort, les dates de leur pontificat, la présentation des événements majeurs de leur règne. L'ensemble est rédigé avec la plus stricte objectivité historique. Édition 2013 augmentée et mise à jour Couverture : Papes © Leemage, sauf François © Picture Alliance / Rue des Archives et Gardes Suisses © Franco Origlia / AFP / Getty Images News
Ce dictionnaire complet rassemble tous les papes, des plus obscurs aux plus brillants, qui se sont succédé sur le trône de saint Pierre, depuis ce dernier jusqu'à l'avènement de François. Chaque notice comprend leurs dates de naissance et de mort, les dates de leur pontificat, la présentation des événements majeurs de leur règne. L'ensemble est rédigé avec la plus stricte objectivité historique. Édition 2013 augmentée et mise à jour Couverture : Papes © Leemage, sauf François © Picture Alliance / Rue des Archives et Gardes Suisses © Franco Origlia / AFP / Getty Images News
Triste destin que celui du Carolingien Charles III le Simple, troisième fils de Louis II le Bègue ! Il n'a que cinq ans en 884, quand son frère Carloman meurt sans héritier. Les Normands désolent la France, et les Grands du royaume, refusant de laisser régner un enfant, appellent au trône Charles le Gros, roi de Germanie, bientôt déposé. Les vassaux élisent alors à la royauté Eudes, comte de Paris. Quand celui-ci meurt, Charles, âgé de dix-neuf ans, est enfin reconnu roi. Il se manifeste comme un souverain entreprenant, s'empare du royaume de Lotharingie et établit la paix avec les Normands. Ses maladresses provoquent néanmoins une nouvelle opposition des Grands, qui élisent au trône le duc Robert, frère d'Eudes, puis Raoul, duc de Bourgogne. Choisissant de lutter contre ses vassaux, Charles, capturé, meurt misérablement en prison.Ses maladresses provoquent néanmoins une nouvelle opposition des Grands, qui élisent au trône le duc Robert, frère d'Eudes, puis Raoul, duc de Bourgogne. Choisissant de lutter contre ses vassaux, Charles, capturé, meurt misérablement en prison.
Robert Ier, frère du roi Eudes, fut élu, en 922, au trône de France après la fuite et la déposition du Carolingien Charles III. Tué dans une bataille rangée après un an de règne, il fut aussitôt remplacé par son gendre, le duc Raoul de Bourgogne, élu par les Grands du royaume à l'unanimité. Le choix était parfait. Raoul fut, pendant ses treize ans de règne, un souverain sage et vaillant, qui décima les derniers Normands écumant encore la France, abattit la puissance du seul grand féodal hostile à la monarchie, Herbert de Vermandois, et reçut la soumission des vassaux indépendantistes du Midi. Grâce à cette renommée qui illustra son nom et sa famille, il permit, après la mort des derniers Carolingiens, l'avènement d'Hugues Capet.
À l'heure où tous les candidats au baccalauréat révèlent une incapacité à comprendre les grands problèmes et les oeuvres de ceux qui ont tenté de les résoudre, on ne peut que se poser la question : la philosophie est-elle un savoir, dont la nature s'apprend ? Ou n'est-elle pas plutôt une expérience intime des plus hautes vérités, qui défie la formulation scolaire ?
Duc des Francs de 741 à 751, fils du glorieux Charles Martel, le vainqueur de Poitiers, Pépin le Bref fut élu au trône par les Grands du royaume devant l'incapacité à gouverner des derniers souverains mérovingiens qui menaient le pays à l'anarchie et à la décadence. Il s'y révéla doué de grandes qualités : noblesse des sentiments, art de la stratégie, victoire dans vingt campagnes militaires. En se dévouant totalement à la chose publique, en montrant une autorité qui associa la modération à la domination, il légua à son fils un territoire doté de stabilité politique. À sa mort, Charlemagne put ainsi construire le grand empire européen que l'on connaît.
Duc des Francs de 741 à 751, fils du glorieux Charles Martel, le vainqueur de Poitiers, Pépin le Bref fut élu au trône par les Grands du royaume devant l'incapacité à gouverner des derniers souverains mérovingiens qui menaient le pays à l'anarchie et à la décadence. Il s'y révéla doué de grandes qualités : noblesse des sentiments, art de la stratégie, victoire dans vingt campagnes militaires. En se dévouant totalement à la chose publique, en montrant une autorité qui associa la modération à la domination, il légua à son fils un territoire doté de stabilité politique. À sa mort, Charlemagne put ainsi construire le grand empire européen que l'on connaît.
Louis X, surnommé le Hutin, c'est-à-dire le Querelleur, fut le fils aîné de Philippe IV le Bel. À la fin du gouvernement paternel, il assista au procès des Templiers et à la condamnation de son épouse et de ses deux belles-soeurs, accusées d'adultère sur des preuves très incertaines. Devenu roi, il accepta l'exécution de sa femme afin d'épouser Clémence d'Anjou-Hongrie, qui ne lui donna qu'un fils posthume, mort au berceau. Ce règne fut occupé par la réaction politique de la féodalité contre la monarchie, récusant l'absolutisme du souverain et sa mise à l'écart au profit de juristes et de conseillers de modeste origine dans la conduite du gouvernement. Louis X rappela les juifs chassés par son père et décida la libération des serfs, à titre onéreux. Ivan Gobry signe ici l'unique biographie de l'un des « rois maudits »...
Louis X, surnommé le Hutin, c'est-à-dire le Querelleur, fut le fils aîné de Philippe IV le Bel. À la fin du gouvernement paternel, il assista au procès des Templiers et à la condamnation de son épouse et de ses deux belles-soeurs, accusées d'adultère sur des preuves très incertaines. Devenu roi, il accepta l'exécution de sa femme afin d'épouser Clémence d'Anjou-Hongrie, qui ne lui donna qu'un fils posthume, mort au berceau. Ce règne fut occupé par la réaction politique de la féodalité contre la monarchie, récusant l'absolutisme du souverain et sa mise à l'écart au profit de juristes et de conseillers de modeste origine dans la conduite du gouvernement. Louis X rappela les juifs chassés par son père et décida la libération des serfs, à titre onéreux. Ivan Gobry signe ici l'unique biographie de l'un des « rois maudits »...
Ivan Gobry, professeur à l'Université de Reims pendant 27 ans, a aussi été membre du conseil scientifique de l'Université de la Citoyenneté européenne (Conseil de l'Europe), professeur à l'Institut catholique de Paris et a écrit une centaine d'ouvrages sur l'histoire et le Moyen Âge, des ouvrages philosophiques et religieux, des essais, ainsi que des livres d'aventure pour enfants : Saint François d'Assise, Saint Bernard, Martin Luther, Clovis le Grand, Les Moines en Occident, Le Procès des Templiers, Charlemagne, Clotaire Ier, Pépin le Bref, Louis Ier, Philippe Ier, Louis VI et Louis VII, etc.
Ce florilège de textes des plus grands mystiques franciscains du XIIIe au XXe siècle, met en lumière la spiritualité développée par saint François d'Assise : un grand attachement à la pauvreté, à l'humilité et au dépouillement. Bientôt suivi par sainte Claire et de nombreux disciples, il s'applique à « observer l'Évangile » au sein du vaste cloître qu'est le monde. « Va, François, et répare mon église en ruine » dit le Christ de l'église Saint-Damien à François tout juste converti. Pour réparer et reconstruire, il faut se renoncer et donner tout son amour à Dieu à travers les pauvres et les oubliés. Cette mystique demeure d'une actualité brulante aujourd'hui. Et l'attirance du pape François pour cette spiritualité, à la base de ses projets de réforme de l'Église, trouve sa raison dans ces écrits des grands mystiques franciscains. Ivan Gobry est né en 1927 près de Troyes. Auteur prolifique, il s'est illustré dans tous les genres littéraires et a vu son oeuvre couronnée cinq fois par l'Académie Française. Il a enseigné à l'université de Reims et à l'Institut catholique de Paris et a écrit de nombreux ouvrages sur l'histoire et le Moyen Âge, des ouvrages philosophiques et religieux, des essais, ainsi que des livres d'aventure pour enfants
Dans les longues listes de souverains qui ont régné sur l'Europe, émergent çà et là des femmes qui exercèrent le pouvoir suprême, soit en leur nom propre, soit en tant que régentes pour leur fils. Souvent, au début de leur règne, en lutte contre des hommes qui n'acceptaient pas de les voir porter leur couronne, elles durent s'imposer au sommet de l'État par leur habileté ou leur ténacité. Toutes dotées de forts tempéraments, certaines, capables de mener leurs troupes au combat, eurent en outre à coeur d'assumer leur rôle de mère : Blanche de Castille mit au monde neuf enfants ; Catherine de Médicis dix ; l'impératrice Marie-Thérèse d'Autriche, seize ; la reine Victoria de Grande-Bretagne, huit. Seule la reine Elisabeth Ière d'Angleterre assuma sa virginité comme un signe de puissance. Du haut Moyen Âge au XIXe siècle, Ivan Gobry retrace le fabuleux destin de douze de ces souveraines qui, toutes, ont laissé de différentes manières une marque dans l'Histoire.
Dans les longues listes de souverains qui ont régné sur l'Europe, émergent çà et là des femmes qui exercèrent le pouvoir suprême, soit en leur nom propre, soit en tant que régentes pour leur fils. Souvent, au début de leur règne, en lutte contre des hommes qui n'acceptaient pas de les voir porter leur couronne, elles durent s'imposer au sommet de l'État par leur habileté ou leur ténacité. Toutes dotées de forts tempéraments, certaines, capables de mener leurs troupes au combat, eurent en outre à coeur d'assumer leur rôle de mère : Blanche de Castille mit au monde neuf enfants ; Catherine de Médicis dix ; l'impératrice Marie-Thérèse d'Autriche, seize ; la reine Victoria de Grande-Bretagne, huit. Seule la reine Elisabeth Ière d'Angleterre assuma sa virginité comme un signe de puissance. Du haut Moyen Âge au XIXe siècle, Ivan Gobry retrace le fabuleux destin de douze de ces souveraines qui, toutes, ont laissé de différentes manières une marque dans l'Histoire.
Clovis avait été le premier roi de France: ayant conqui la Gaule du Rhin aux Pyrénées, il en fit un seul royaume, sous une dynastie franque. Mais ayant partagé ce vaste territoire entre ses quatres fils, il y eu après sa mort quatre royaumes francs, et non plus un grand royaume de France. Son dernier fils Clotaire, après les morts successives de ses frères, réunit à nouveau sous son sceptre leurs parts respectives; il devint ainsi le deuxième roi de France. S'il montra des vertus guerrières, Clotaire ne manifesta aucune vertu morale; loin d'être un preux comme son père, il laissa la réputation d'un souverain libidineux, violent, cruel, retors, sans égard à la parole donnée. Les cinquante années de son long règne furent cinquante années de crimes et de débauches. Illustration : détail d'un enluminure représentant la discussion sur le partage du royaume entre les fils de Clovis en 511 extrait des grandes chroniques de France de Charles V, vers 1375-80, BNF © Rue des archives/Tal
Clovis avait été le premier roi de France: ayant conqui la Gaule du Rhin aux Pyrénées, il en fit un seul royaume, sous une dynastie franque. Mais ayant partagé ce vaste territoire entre ses quatres fils, il y eu après sa mort quatre royaumes francs, et non plus un grand royaume de France. Son dernier fils Clotaire, après les morts successives de ses frères, réunit à nouveau sous son sceptre leurs parts respectives; il devint ainsi le deuxième roi de France. S'il montra des vertus guerrières, Clotaire ne manifesta aucune vertu morale; loin d'être un preux comme son père, il laissa la réputation d'un souverain libidineux, violent, cruel, retors, sans égard à la parole donnée. Les cinquante années de son long règne furent cinquante années de crimes et de débauches. Illustration : détail d'un enluminure représentant la discussion sur le partage du royaume entre les fils de Clovis en 511 extrait des grandes chroniques de France de Charles V, vers 1375-80, BNF © Rue des archives/Tal
Clotaire II n'a que quatre mois quand, dernier survivant des enfants de Chilpéric Ier et de Frédégonde, son père est assassiné, sa mère vaincue et traquée, le royaume dont il est l'héritier voué au désastre et à l'anarchie. Et voici que, à cause de l'incapacité de sa tante Brunehaut, qui gouverne conjointement les royaumes d'Austrasie et de Bourgogne, à cause des rivalités sanglantes des petits-fils et arrière-petits-fils de celle-ci, il apparaît à la noblesse et au clergé des royaumes francs déchirés, comme celui qui est capable d'en refaire l'unité. De 584 à 629, il restaure le prestige de la monarchie, crée un gouvernement de type moderne, fonde une école palatine qui annonce l'ENA et prépare l'avènement glorieux de Dagobert Ier.
Clotaire II n'a que quatre mois quand, dernier survivant des enfants de Chilpéric Ier et de Frédégonde, son père est assassiné, sa mère vaincue et traquée, le royaume dont il est l'héritier voué au désastre et à l'anarchie. Et voici que, à cause de l'incapacité de sa tante Brunehaut, qui gouverne conjointement les royaumes d'Austrasie et de Bourgogne, à cause des rivalités sanglantes des petits-fils et arrière-petits-fils de celle-ci, il apparaît à la noblesse et au clergé des royaumes francs déchirés, comme celui qui est capable d'en refaire l'unité. De 584 à 629, il restaure le prestige de la monarchie, crée un gouvernement de type moderne, fonde une école palatine qui annonce l'ENA et prépare l'avènement glorieux de Dagobert Ier.
Le roi Dagobert n'eut rien de commun avec le nigaud que depeint la chanson enfantine. Ce fut au contraire une personnalité dominatrice et féroce, qui garda fermement en main le gouvernement de son royaume. Il bénéficia d'atouts exceptionnels pour accomplir une tâche difficile au sortir d'une guerre intestine qui avait dévasté le pays. Il poursuivit l'oeuvre de paix, d'unité nationale et de prospérité économique commencée par son père, avec une équipe d'éminents ministres tel Eloi. Sa personnalité apparaît comme une curieuse association de piété et d'immortalité, d'ardeur et de patiente, d'énergie et de pondération. Dagobert Ier et le dernier Mérovingien aui ait vraiment régné sur toute la France et mérité le titre de roi de France. Illustration : DR
Le roi Dagobert n'eut rien de commun avec le nigaud que depeint la chanson enfantine. Ce fut au contraire une personnalité dominatrice et féroce, qui garda fermement en main le gouvernement de son royaume. Il bénéficia d'atouts exceptionnels pour accomplir une tâche difficile au sortir d'une guerre intestine qui avait dévasté le pays. Il poursuivit l'oeuvre de paix, d'unité nationale et de prospérité économique commencée par son père, avec une équipe d'éminents ministres tel Eloi. Sa personnalité apparaît comme une curieuse association de piété et d'immortalité, d'ardeur et de patiente, d'énergie et de pondération. Dagobert Ier et le dernier Mérovingien aui ait vraiment régné sur toute la France et mérité le titre de roi de France. Illustration : DR
Avant-dernier roi de la dynastie carolingienne, Lothaire (954-986) accéda au trône dans une pèriode difficile de la monarchie française. Son père, Louis IV d'Outremer, exilé en Angleterre, n'avaitr retrouvé ce trône à la mort du roi robertide Raoul que par la grâce du chef des vassaux, Hugues le Grand, qui le domin pendant tout son règne. Louis IV étant mort accidentellement, il lui succéda à l'age de treize ans et se trouva sous le pouvoir d'Hugues Capet, fils d'Hugues le Grand. Son règne de trnte-deux ans fut ainsi occupé presque continûment par la lutte contre ses vassaux. Si, seul contre tous, il sut sauver l'intégrité du territoire de son royaume, il ne put sauver sa dynastie, qui disparut après sa mort. Couverture : tête de la statue du roi Lothaire, 1140, musée Saint-Rémi, Reims © Roger-viollet.
Avant-dernier roi de la dynastie carolingienne, Lothaire (954-986) accéda au trône dans une pèriode difficile de la monarchie française. Son père, Louis IV d'Outremer, exilé en Angleterre, n'avaitr retrouvé ce trône à la mort du roi robertide Raoul que par la grâce du chef des vassaux, Hugues le Grand, qui le domin pendant tout son règne. Louis IV étant mort accidentellement, il lui succéda à l'age de treize ans et se trouva sous le pouvoir d'Hugues Capet, fils d'Hugues le Grand. Son règne de trnte-deux ans fut ainsi occupé presque continûment par la lutte contre ses vassaux. Si, seul contre tous, il sut sauver l'intégrité du territoire de son royaume, il ne put sauver sa dynastie, qui disparut après sa mort. Couverture : tête de la statue du roi Lothaire, 1140, musée Saint-Rémi, Reims © Roger-viollet.
Louis fut le dernier roi de français de la dynastie Carolingienne. D'abord gratifié du comté de Gévaudan sous le règne de son père, il contracta un mariage insolite en épousant la veuve du comte défunt qui avait l'âge de sa mère. Elle le quitta presque aussitôt. A l'âge de vingt ans, il hérita soudain du trône de son père, Lothaire, tué dans un accident. Son bref règne fut d'autant plus tumultueux que ce jeune souverain héritait aussi des adversaires paternels dont le plus redoutable était Hugues Capet., chef de l'aristocratie féodale. Il succomba finalement très vite à tant d'adversité, en 987. Et comme il ne laissait pas de progéniture, les grands du royaume élurent au trône, à l'unanimité, le duc des Francs, Hugues Capet. Sa mort prématurée, à la fin du premier millénaire, marque un grand tournant dans l'histoire de France Vitrail représantant Louis V(détail), XIXe siècle, basilique de Saint-Denis, France
Louis fut le dernier roi de français de la dynastie Carolingienne. D'abord gratifié du comté de Gévaudan sous le règne de son père, il contracta un mariage insolite en épousant la veuve du comte défunt qui avait l'âge de sa mère. Elle le quitta presque aussitôt. A l'âge de vingt ans, il hérita soudain du trône de son père, Lothaire, tué dans un accident. Son bref règne fut d'autant plus tumultueux que ce jeune souverain héritait aussi des adversaires paternels dont le plus redoutable était Hugues Capet., chef de l'aristocratie féodale. Il succomba finalement très vite à tant d'adversité, en 987. Et comme il ne laissait pas de progéniture, les grands du royaume élurent au trône, à l'unanimité, le duc des Francs, Hugues Capet. Sa mort prématurée, à la fin du premier millénaire, marque un grand tournant dans l'histoire de France Vitrail représantant Louis V(détail), XIXe siècle, basilique de Saint-Denis, France
Louis VII, père de Philippe II Auguste, déclencha une guerre de trois siècles en laissant son épuose , Aliénor d'Aquitaine, qu'il avait répudiée, épouser le futur roi d'Angleterre et apporter en dot à ce dernier la moitié du territoire français. Doté d'une extrême piété, il eur pour adversaires des hommes dont l'intérêt l'emportait sur l'honnêteté; et la ruse sur la loyauté. Il n'en gouverna pas moins son royaume avec une applivation croissante. Il acquit lentement la sagesse, qui lui fit trop défaut à son avènement, grâce à sa soumission aux conseils de deux génies: le politique Suger et le théologien Bernard de Clairvaux. Louis VII, détail d'une enluminure tirée de l'Historia de Guillaume de Tyr, XIVe siècle.© Rue des Archives/UAIP
Louis VII, père de Philippe II Auguste, déclencha une guerre de trois siècles en laissant son épuose , Aliénor d'Aquitaine, qu'il avait répudiée, épouser le futur roi d'Angleterre et apporter en dot à ce dernier la moitié du territoire français. Doté d'une extrême piété, il eur pour adversaires des hommes dont l'intérêt l'emportait sur l'honnêteté; et la ruse sur la loyauté. Il n'en gouverna pas moins son royaume avec une applivation croissante. Il acquit lentement la sagesse, qui lui fit trop défaut à son avènement, grâce à sa soumission aux conseils de deux génies: le politique Suger et le théologien Bernard de Clairvaux. Louis VII, détail d'une enluminure tirée de l'Historia de Guillaume de Tyr, XIVe siècle.© Rue des Archives/UAIP