Isabelle Schyns
Isabelle Schyns
Tuer un homme n'a jamais fait peur à Christo, cet ancien légionnaire qui a passé sa vie à mentir, bluffer, trahir ceux qui croisaient sa route. Alors qu'il est incarcéré à Fresnes, la DGSI lui propose d'infiltrer un réseau de trafiquants d'antiquités chinoises en échange de sa libération. Mais, pris en étau entre les mafias chinoises et les flics, sa marge de manoeuvre est étroite... David Defendi, co-auteur de la série Braquo, fait une entrée remarquée dans le monde du polar avec ce thriller parfaitement documenté sur le trafic d'art international et les trésors de la Chine impériale, sur fond de Triades, de grand banditisme et de services secrets...
La réflexion sur les révoltes paysannes est devenue au fil du temps l'exercice obligé de tout historien du social qui se respecte. Eldorado des théoriciens de la lutte des classes, terrain de prédilection d'une histoire nationaliste, sous-espèce d'un genre appelé révolte populaire, les « fureurs paysannes », prétextes à tous les discours, n'avaient pas encore trouvé une analyse qui les envisage dans leur dynamisme d'action contestataire. C'est à une lecture pragmatique des révoltes paysannes qu'invite Hugues Neveux, professeur émérite des universités et spécialiste du monde rural à l'époque moderne. Au lieu de déterminer des causes (la faim, la pression fiscale, l'injustice, etc.) ou d'identifier des types (soulèvements politiques, religieux, sociaux), l'auteur préfère établir des relations avec les autres séries d'événements en respectant la réelle complexité de l'action paysanne qui possède sa cohérence propre, faite de représentations et de choix stratégiques répondant à une situation estimée insupportable. Ainsi les protagonistes des guerres des paysans en Allemagne, des jacqueries, de la révolte des Nu-pieds en Normandie, des Bonnets-Rouges en Bretagne, retrouvent leur qualité d'acteurs. Redonner un sens nouveau à cet objet d'enquête classique n'est pas anodin, c'est dessiner une autre histoire des antagonismes sociaux et de la rébellion.
Un matin d’avril 1864, Gaston Keravel, un pêcheur breton, découvre deux bébés dans un couffin ; des jumelles, seules rescapées d’un naufrage. Il voudrait en adopter une mais n’a pas les moyens de garder les deux. En secret, il demande conseil au baron de Hauteville et celui-ci décide d’adopter l’autre fillette. Il s’arrangera pour obtenir des certificats de naissance en bonne et due forme. 1880. Pauline et Fleur, les jumelles de l’Atlantique, ont maintenant seize ans. Elles ignorent tout de leur histoire et de l’existence de l’autre. Fleur a grandi chez les modestes Keravel en Bretagne et Pauline est la fille du baron de Hauteville, riche industriel de Paris. Se pourrait-il que le destin les fasse se rencontrer ?
« Être parent, c'est avoir un enfant et s'en occuper. Cela paraît naturel, évident. Mais l'expérience des parents d'enfants polyhandicapés nous invite à interroger cette évidence et à explorer cette réalité. En effet, elle fait passer à l'avant-plan les relations de soin qui se nouent entre le parent et l'enfant, et dont celui-ci dépend pour vivre et grandir. Elle en rend ainsi visibles les multiples facettes et questionne l'idée que l'on pourrait être parent en dehors de ces relations. » À travers les récits de parents d'enfants polyhandicapés qui ont besoin d'un accompagnement tout au long de leur vie, Myriam Winance explore la parentalité comme acte créateur : être parent est une invention permanente avec son enfant singulier. Nourrir, laver, bercer, mais aussi grandir ensemble, se raconter : le soin - sous toutes ses formes - constitue le creuset où se construit leur relation. L'auteur interroge la tension entre différence et similitude qui traverse le quotidien de ces familles. Comment fabriquent-elles leur ordinaire et y inscrivent-elles l'extraordinaire de l'enfant ? Loin de toute ambition biographique, leurs écrits apparaissent comme un acte qui prolonge les pratiques de soin. Ils relèvent d'un véritable travail existentiel : les faire exister en tant que parents et enfant dans l'espace privé de leur relation interpersonnelle, mais aussi, pour les autres, dans l'espace partagé d'une publication.
Juin 1716. A quinze ans, Emma d'Aléas est emprisonnée à la Bastille depuis neuf mois sans savoir pourquoi. Une nuit, un personnage masqué, l'Ombre, l'aide à s'évader et la conduit au château de Sceaux. Le maître du château, le duc du Maine lui explique que l'ordre de son embastillement émane de Philippe d'Orléans, régent du royaume depuis la mort de Louis XIV, qui espère ainsi la forcer à épouser son fils et faire main basse sur sa fortune.Maine fait passer Emma pour sa lointaine cousine et obtient pour elle une place de demoiselle d'honneur auprès de Charlotte, la fille du régent. Une fois au Palais Royal, Emma devra trouver un coffret contenant ses titres dans le bureau du régent. Pour lui faciliter la tâche, Maine lui donne une fiole de somnifère afin d'endormir les Orléans...