Ian Watson
Ian Watson
« Une silhouette gigantesque apparut dans le cône de lumière et descendit à leur rencontre [...] d'un pas distrait de promeneur désabusé. Il faisait penser à la fois aux saints du Greco et aux statuettes émaciées de Giacometti. » Il y a cet institut médical anglais qui, discrètement, se livre à des expériences linguistiques extrêmes sur des orphelins coupés du monde... Dans le même temps, au Brésil, dans un coin de jungle amazonienne promise à la submersion par un barrage titanesque, l'ethnologue français Pierre Darriand étudie le langage enchâssé réservé aux mythes du peuple xemahoa, une langue qu'on ne peut comprendre que sous l'emprise d'une drogue sacrée... Ailleurs, au coeur du Névada désertique, Russes et Américains connaissent le vertige d'un premier contact extraterrestre secret avec les Sp'thra, une race engagée dans une quête infinie, mystique, du langage... Avant que tout ne se lie, ne s'enchâsse, donc, avec pour horizon potentiel l'ultime libération, celle des esprits. Né en Grande-Bretagne en 1943, diplômé d'Oxford en littérature anglaise et française du XIXe siècle, Ian Watson a enseigné dans les universités de Dar es Salam et de Tokyo, puis à Birmingham au milieu des années 70. Romancier (on lui doit une trentaine de livres), nouvelliste (une quinzaine de recueils), poète et essayiste, il a travaillé pendant deux ans (1990-1991) avec Stanley Kubrick avant que Steven Spielberg ne porte à l'écran le fruit de leur collaboration sous le titre A.I. Intelligence artificielle, en 2001. Considéré comme un créateur exigeant mais incontournable, Ian Watson vit désormais en Espagne où il poursuit son oeuvre. Initialement publié en 1973, L'Enchâssement est lauréat du prestigieux prix Apollo.
Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.
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Considérées comme dévoreuses d'espace, gaspilleuses d'énergie, coûteuses en fonctionnement et en gestion, les nouvelles formes de développement péri-urbain, où domine l'habitat individuel, sont vivement critiquées. La préoccupation grandissante de la sauvegarde de l'environnement naturel, renforce la méfiance qu'elles inspirent, et conduit souvent responsables administratifs, aménageurs et urbanistes, à une attitude de repli sur le modèle de la ville classique, dense, minérale et hiérarchisée autour d'un centre multifonctionnel. Or, à de multiples titres, ce modèle semble inadapté pour la conception de l'urbanisme de demain. À la ville tentaculaire, succède la ville éclatée. C'est elle qu'il faut désormais organiser, pour que le mode de vie qui tend à émerger trouve, dans un nouveau cadre de vie, son lieu privilégié d'expression.
Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.
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