Henri Joly
Henri Joly
I. La défense personnelle : sécurité du moment et sécurité du lendemain. - La défense de la famille, la défense des faibles. - II. Le fait et le droit. - Le contrat. - La loi, le droit, la nature. La contravention, le délit, le crime. - III. La défense sociale. - Ce qu'ignorait l'individu, ce que sait la communauté ; ce que l'un ne pouvait pas, ce que l'autre peut. - Lien étroit de la défense et de la répression - de la répression et de l'amendement.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.
Rome au printemps de 1894. - Les regrets des vieux pèlerins et des vieux touristes. - En quoi ils semblent justifiés. - Rome actuelle vue du haut de quelques collines. - Les trouvailles artistiques du royaume d'Italie. - Ce qu'il a gagné, ce qu'il a perdu. - Les antiquités préhistoriques du musée Kircher. - Le lutteur du Musée national. - Les reconstitutions du Palatin. - Ruines anciennes et ruines d'hier : beauté des unes, triste vulgarité des autres.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.
Qu’est-ce qui distingue un grand homme d’un homme ordinaire ? Psychologie des grands hommes d’Henri Joly explore les mécanismes du génie, de la vocation et de l’inspiration à travers une analyse psychologique et sociale aussi fine qu’intemporelle.
Il est devenu difficile, je ne dirai pas de classer, mais de compter les publications relatives à la suggestion et à l'hypnotisme. Je demande donc au lecteur la permission de le conduire assez rapidement au moment même où nous sommes. Je le tiens pour suffisamment informé des premières origines de la question. Il sait le bruit que fit, aux approches de la Révolution, Mesmer avec le magnétisme animal. Il sait que ce mot (dont la vie est dure) désignait une hypothèse caressée encore aujourd'hui par quelques esprits, celle d'un fluide analogue à l'aimant, que certaines personnes auraient le pouvoir de dégager, puis de diriger sur tels ou tels de leurs semblables pour y produire des effets merveilleux, sommeils artificiels, extases, visions, guérisons sans remèdes.
BnF collection ebooks - "Il est devenu difficile, je ne dirai pas de classer, mais de compter les publications relatives à la suggestion et à l'hypnotisme. Je demande donc au lecteur la permission de la conduire assez rapidement au moment même où nous sommes. Je le tiens pour suffisamment infirmé des premières origines de la question. Il sait le bruit que fit, aux approches de la Révolution, Mesmer avec le magnétisme animal."
Le Renversement platonicien n'est ni un commentaire de type philologique ni une approche de style idéaliste, ni une explication d'obédience historiciste ou déterministe. Par questionnement, lecture et interprétation des textes, qui ne sont pas exclusivement platoniciens, on a voulu produire une sémantique philosophique. Le sous-titre Logos, Epistémè, Polis entend souligner la double actualité de Platon sur un triple registre. Celui d'une « linguistique » où, par une théorie iconographique du nom et la fonction sémantique de la vérité de la proportion, la dialectique s'apparente à une philosophie du langage. Celui d'une « épistémologie » où, sur le tableau des « sciences » et des « arts » et pour résoudre la crise des « irrationnelles », la science géométrique occupe la position d'un savoir dominant. Celui enfin d'une « politologie » qui aborde les questions fondamentales pour la cité, de la nature et de la loi, du droit et de la violence, de l'égalité et de l'inégalité mais travaille aussi à partir de modèles « géométriques », de schèmes « esthétiques » et d'emprunts « ethnographiques » à la construction d'une cité théorique - la cité idéale. Ce qu'il est convenu d'appeler la doctrine des idées, ainsi réexaminée à la convergence des problèmes du langage, de la science et de la cité, ne peut plus dès lors être interprétée sous l'hypothèse de l'« idéalisme ». Elle se manifeste comme une série de questions de sens où s'indique une philosophie de la raison. « Partout où le logos nous porte, c'est là qu'il faut aller », tel en serait le mot d'ordre, mais avec la précision qu'à l'articulation du mythique et du théorique, du tragique et du philosophique, et plus profondément de la déraison et du logos, le rationalisme platonicien n'est pas fait que de raison.
« Il est devenu difficile, je ne dirai pas de classer, mais de compter les publications relatives à la suggestion et à l'hypnotisme. Je demande donc au lecteur la permission de le conduire assez rapidement au moment même où nous sommes. Je le tiens pour suffisamment informé des premières origines de la question. Il sait le bruit que fit, aux approches de la Révolution, Mesmer avec le magnétisme animal. Il sait que ce mot (dont la vie est dure) désignait une hypothèse caressée encore aujourd'hui par quelques esprits, celle d'un fluide analogue à l'aimant, que certaines personnes auraient le pouvoir de dégager, puis de diriger sur tels ou tels de leurs semblables pour y produire des effets merveilleux, sommeils artificiels, extases, visions, guérisons sans remèdes. Le lecteur sait qu'une commission nommée par l'Académie des sciences en 1784 (et dont faisaient partie Franklin, Bailly et Lavoisier) fut chargée d'examiner les pratiques de Mesmer : elle écarta l'idée d'un fluide animal universel, et dans les phénomènes que l'on attribuait au jeu de ce fluide, elle essaya faiblement de démêler la part respective de ces trois causes, imitation, imagination et attouchement. Les mots du moins étaient heureusement trouvés : ils contenaient l'indication de toute une méthode propre à vérifier plus d'un fait réel. Mais les esprits ne tardèrent pas à être occupés de choses plus immédiates : la Terreur et la guerre allaient suffire aux imaginations les plus avides d'émotions et de coups de théâtre. Dès la fin de l'Empire, cependant, Deleuze et l'abbé Faria ramenaient l'attention sur le magnétisme. Ce n'était malheureusement pas par les voies de l'observation et de l'expérience méthodiques. Partiellement éclairés, comme nous le sommes ou croyons l'être aujourd'hui, sur la production de faits jugés longtemps impossibles, nous ne traitons sans doute pas ces hommes de charlatans. Nous voyons qu'ils mettaient en action des forces dont ils ne savaient pas se rendre compte et qui leur donnaient des effets de nature à leur causer à eux-mêmes d'assez vives surprises. Mais, cédant à une pente bien humaine, ils visaient plutôt à dépasser la sphère de la nature et celle de la science qu'à s'y tenir scrupuleusement pour y avancer pas à pas. Saisie de la question en 1825, obligée de se prononcer en 1831, l'Académie des sciences ne voulut, elle aussi, porter le débat que sur ce terrain imaginaire. Elle demanda qu'on lui donnât des preuves de double vue, de lecture à distance ou à travers des milieux opaques. Là elle n'eut à constater que des échecs. Comme on l'a dit, "cherchant le merveilleux et ne l'obtenant pas, elle conclut purement et simplement à la non-existence du magnétisme". » Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.
Malebranche est né à Paris, le 6 août 1638. Sa famille semble avoir été noble, car on a été jusqu'à discuter ses armoiries. Son père fut secrétaire du Roi en 1658, après avoir été, sous Richelieu, seul trésorier des cinq grosses fermes. Cette origine disposait-elle notre héros à la distinction relevée d'ironie parisienne qui charme si souvent le lecteur de ses écrits ? L'hypothèse est au moins permise. Permis aussi de supposer que de sa mère, Catherine de Lauzon, originaire du Poitou (comme la mère de Descartes) et parente de Mme Acarie, il devait tenir à la fois une certaine ténacité méthodique et une tendance marquée à la piété.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.
Que d'effets, non-seulement divers, mais, en apparence au moins, opposés et contradictoires, n'attribue-t-on pas à ce qu'on nomme l'Imagination ! Comment concilier les unes avec les autres toutes les propriétés ou vertus qu'on lui reconnaît ? Peu de personnes hésitent à dire que l'Imagination est la cause principale de nos erreurs, que c'est elle qui nous berce d'illusions et nous égare à la suite de ses chimères. Qui cependant ne proclame la part considérable qu'elle a eue dans la conception de ces grandes théories sur le système du monde et sur les lois des mouvements célestes, en général dans l'invention des plus belles et des plus fécondes vérités dont s'honore la science ?Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.
BnF collection ebooks - "Que d'effets, non-seulement divers, mais, en apparence au moins, opposés et contradictoires, n'attribue-t-on à ce qu'on nomme l'Imagination ! Comment concilier les unes avec les autres toutes les propriétés ou vertus qu'on lui reconnaît ? Peu de personnes hésitent à dire que l'Imagination est la cause principale de nos erreurs, que c'est elle qui nous berce d'illusions et nous égare à la suite de ses chimères."