Ghislain de Diesbach
Ghislain de Diesbach
Innocente Perversion, de Natacha Estebe Moi et ma jeune colloc nous sommes rendues dans ce quartier malfamé qui allait se refermer sur nous comme un piège. Comme deux jeunes filles innocentes livrées aux perversions les plus sombres. Suivi de Cette fille est un 10 parfait, de Sylvie Joly Ou comment je suis tombée sur ce guide sexuel pour devenir la sal*pe dont j'avais toujours rêvé d'être. Récits érotiques destinés à un public averti et majeur (+18 ans).
Quand Matéo a surpris sa belle-mère en train de faire ça, ce jour-là, avec son voisin (et qu'il a tout filmé sur son portable), il s'est demandé : qui était-elle vraiment ? Suivi de « Ma belle-mère victime de chantage », par Noël Ferracci Récit érotique destiné à un public averti et majeur (+18 ans).
Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.
Le monde dans lequel mes parents s'avisèrent de me mettre, le 6 août 1931, n'était plus celui des années folles, déjà dépassées, ni celui de la crise de Wall Street - nous étions déjà ruinés depuis longtemps -, mais un monde révolu depuis la chute de l'Empire, le second, bien sûr ! Ses dernières images, affaiblies, presque effacées, furent les premières que je feuilletai en apprenant à lire dans Le Magasin pittoresque ou Le journal d'éducation et de récréation de M. Hetzel. Les fées qui se penchèrent sur mon berceau avaient été jeunes et belles sous l'Empire ; c'est dire assez qu'elles ne l'étaient plus. Leur grand âge donnait à leurs souvenirs le charme qu'elles avaient perdu. L'une avait fait le tour du monde, peu d'années avant Phileas Fogg, l'autre avait voyagé en Orient et connu mille aventures à une époque où les dames, même un peu dévergondées, restaient chez elles. À côté de ces fées, il y avait des magiciens qui racontaient leur jeunesse au Canada, vers 1880, ou leur découverte d'Angkor, au début du siècle. Lorsque toutes ces personnes étaient lasses d'égrener leurs souvenirs, elles se débarrassaient de moi en me donnant des livres de Jules Verne, où je retrouvais l'atmosphère de leurs récits. En dépit de mon admiration pour cet auteur de génie, dont l'oeuvre m'apparaissait un peu comme une immense encyclopédie, mes études furent loin d'être aussi brillantes que mes parents - dans leur naïve ambition - le souhaitaient. Je décidai de faire mon droit où j'espérais trouver des loisirs. Des loisirs à la littérature, il n'y a qu'un pas, franchi avec allégresse et qui, à travers l'Histoire ou la fantaisie, m'a ramené à l'enchanteur de mon enfance, à ce Jules Verne plus actuel que jamais, mais en qui j'ai préféré voir un poète du XIXe siècle plutôt qu'un visionnaire dont les anticipations ne laissent plus de place au rêve maintenant qu'elles sont devenues une réalité. C'est ce que j'ai essayé de montrer dans ce Tour de Jules Verne.
La meilleure biographie de Proust.Ghislain de Diesbach a connu des survivants de ce monde auquel Proust rêvait d'appartenir et qu'il a coloré de tous ses artifices et de toutes les nuances de son génie. Nul ne pouvait mieux que lui en restituer les différents aspects.Que ce soit du côté de Guermantes ou de celui de Cabourg, du côté du boulevard Haussman ou de celui de Mme Verdurin, le biographe observe, avec finesse et souvent ironie, le jeu des acteurs, leurs méthodes et leur mentalité, dans cette nouvelle Comédie humaine montée, de sa chambre de liège, par cet écrivain de la nuit, cette "altesse des ténèbres" que fut Proust.C'est, suivant une formule célèbre, "l'histoire réussie d'une vie ratée" qu'il relate en contant les passions et les coquetteries, les intrigues et les tourments, les plaisirs et les nuits de l'écrivain, virtuose dans l'art de souffrir et habile aussi à créer sa légende. En toile de fond, son biographe évoque les salons parisiens et trace de savoureux portraits de personnages qui ont formé l'univers sentimental ou mondain de "la Recherche".
Le père du libéralisme français.Précurseur de Guizot en politique et de Chateaubriand en matière religieuse, inspirateur de certaines des plus fameuses doctrines économiques du XIXe siècle, considéré comme le père du libéralisme français, ce Genevois amoureux de la France apparaît, au crépuscule d'une société et d'une époque, comme un homme des temps nouveaux s'efforçant, au début de la Révolution, de défendre l'Ancien Régime contre les privilèges, les jacobins et Louis XVI lui-même. L'auteur trace ici un portrait de Necker plus plaisant que celui de l'histoire officielle et montre, sous l'étoffe un peu rêche du financier habile, de l'écrivain moralisateur, le ministre éclairé, l'homme d'esprit, mais aussi le père étonné et ravi de Mme de Staël. Une biographie magistrale portée de bout en bout par une plume inspirée.
La vie d'un prêtre, figure du milieu littéraire de la IIIe République ayant su allier un authentique apostolat à son amour pour l'art et les oeuvres de l'esprit.L'abbé Mugnier (1853-1944) a hanté sa vie durant le faubourg de Saint-Germain, pénétrant là où Proust rêvait d'être reçu, directeur de conscience des grands de ce monde, ami intime d'écrivains, d'artistes, de poètes, qui se confiaient d'autant plus volontiers à lui qu'il comprenait tout, excusait tout et pardonnait tout. Il a laissé un Journal vite devenu célèbre dans lequel il tient la chronique d'un monde aujourd'hui disparu. Cette première biographie, parsemée de nombreux portraits de personnalités littéraires et artistiques, raconte sa double ascension vers l'Olympe aristocratique et le Parnasse des lettres, animé qu'il fut jusqu'à la fin par cet enthousiasme en lequel il voyait le plus beau don de Dieu. Ghislain de Diesbach est l'auteur de nombreuses biographies à succès dont Chateaubriand, Ferdinand de Lesseps, Madame de Staël, et, bien sûr, Proust.
Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.
Tel Saint-Germain ou Cagliostro, ces illustres illusionnistes qui ont enchanté les derniers beaux jours du XVIIIe siècle, Favre de Thierrens laisserait volontiers croire qu'il n'a pas d'âge, que sa vaste érudition n'est qu'une sorte de mémoire séculaire, que ses fabuleuses collections sont le fruit de voyages à travers les cours d'Europe, cadeaux de souverains qu'il a charmés, et que son talent lui-même n'est qu'un jeu, une fantaisie, un caprice de grand seigneur qui, par curiosité, de Mécène s'est fait artiste et, à la surprise générale, s'est révélé un maître... Il a pourtant une date de naissance, des aïeux, une carrière militaire glorieuse : né à la fin d'une époque qui fut belle, dans une ville qui se souvient encore de Rome ; il est l'héritier d'une antique civilisation, à laquelle son extraordinaire vitalité donne un lustre nouveau. Patricien romain, formé à l'école du XVIIIe siècle, il a su traverser le XXe avec la sérénité d'un épicurien du temps d'Auguste, l'éclectisme d'un esprit de la Renaissance, et la fougue d'un cavalier de l'épopée impériale. Héros, que son invulnérabilité quasi miraculeuse fit sortir vainqueur de vingt combats, il y a en lui quelque chose de magique, qui le place en dehors des voies ordinaires de la destinée humaine : il passe, tour à tour, de l'Aviation de chasse pendant la Première Guerre, aux services secrets de l'Armée pendant la Seconde, du métier des armes à celui des arts, et qu'il soit peintre, poète ou collectionneur, gentleman farmer ou cinéaste, il excelle dans tous les domaines où il s'aventure, et sa réussite exceptionnelle en tant que peintre lui vaut désormais une réputation qui dépasse peut-être ses autres titres de gloire. Ayant vécu ce que d'autres n'ont même pas rêvé, Favre de Thierrens peut se vanter d'avoir tout fait dans son existence, sauf un roman, mais sa vie n'en est-elle pas un ?
Intelligence, grâce et beauté, charme et séduction, Marthe Bibesco, riche de tous ces dons, se jugeait presque trop comblée : "Je suis humiliante sans le savoir...", soupirait-elle. À travers un mariage houleux, et des liaisons illusoires, elle a cherché longtemps son égal, et n'a rencontré que des miroirs ou des masques. De tous les hommes qu'elle a cru aimer, seul l'abbé Mugnier, son confident, ne l'a pas déçue. Hantée par le souci de survivre, et de sauver de l'oubli ceux qui lui en paraissaient dignes, elle a vécu, dès son adolescence, pour écrire ses Mémoires, retrouver le temps perdu. "Je voudrais inventer une machine à imprimer la vie", aimait-elle à dire et, pendant plus de soixante ans, elle s'efforça d'immortaliser l'éphémère. Élevée sur les marches de plusieurs trônes, elle devint - à son tour - une de ces reines intemporelles, qui fascinaient Proust et enchantaient Claudel. Partagée entre Bucarest et Paris, Londres et Berlin, sa vie fut celle d'un personnage de Paul Morand, éternelle passagère de l'Orient-Express, des grands transatlantiques, et même d'un avion personnel, qui lui permit de promener sur la Terre le regard émerveillé d'un Christophe Colomb. Toujours avide d'horizons nouveaux, elle l'était aussi de grands hommes, les recherchant moins par goût du pouvoir, que par désir de savoir avant les autres, d'être à la fois le coeur et le cerveau de cette Europe dont elle se croyait l'égérie. Dans son oeuvre romanesque, comme dans son Journal inédit, une des principales sources de cette biographie, elle a su évoquer bien des figures tragiques ou pittoresques, de la famille royale de Roumanie et de Grande-Bretagne aux derniers Romanov, de Proust à Churchill, de Gorki à Mussolini, d'Anatole France à la comtesse de Noailles, en passant par Henry de Jouvenel, Goering et Ramsay MacDonald. Parmi ses contemporains, peu échappent à l'acuité de son regard, à la finesse de son jugement, et à sa verve parfois mordante. Cette biographie, qui utilise nombre d'archives ou de correspondances encore inconnues, ressuscite un personnage, et révèle maints aspects d'une époque.
Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.
Monsieur de Diesbach nous montre ces princes, ces grandes duchesses, livrés à leurs instincts, raffinés et pervers. Toute une galerie de personnages étonnants passe sous notre regard. Chaque fois, Monsieur de Diesbach nous captive par un don d'évocation souligné d'une ironie sans méchanceté ; chaque fois, il nous laisse en suspens sur une moralité secrète. On le lit avec une satisfaction sans cesse renouvelée... Monsieur de Diesbach est tout à la fois un conteur classique français et un fabulateur à la manière d'Hoffmann.
Le Gotha raconté par un homme d'esprit et un grand écrivain d'histoire: Une histoire dynastique de l'Europe.L'Almanach de Gotha, appelé simplement le Gotha, fut, entre 1763 et 1944, le guide de référence de la haute noblesse et des familles royales européennes. A partir de cette nomenclature, Ghislain de Diesbach brosse avec verve et finesse l'histoire de dix-sept maisons royales, princières ou ducales, qui ont régné sur une vingtaine de pays européens. En biographe accompli, il privilégie les portraits, raconte les secrets, rivalités, grandeurs et petitesses des souverains et des familles illustres ou oubliées qui ont fait l'Europe. L'humour, omniprésent, se conjugue avec la richesse des informations et la saveur des anecdotes pour offrir une histoire dynastique du Vieux Continent.
Les milles facettes d'un génie explorées par un spécialiste du genre.La vie de Chateaubriand (1768-1848) justifie le mot de Lamennais : "Il est à lui seul toute une comédie." Et celui de Lamartine : "C'était un génie, mais c'était aussi un rôle plus qu'un homme. Il lui fallait plusieurs costumes devant la postérité." Ecrivain, voyageur, opposant de marque, ambassadeur, ministre, polémiste, oracle, amant ou idole des femmes en vue, pilier de la foi, il a constamment occupé la scène. Romancier inégal, historien novateur, pamphlétaire étincelant, il déploiera tout son génie dans l'art de conter sa vie pour la rendre conforme à l'idée qu'il s'en était faite. "Bourbonien par honneur, dit-il de lui-même, monarchiste de raison, républicain par goût et par caractère", traditionnaliste et moderniste, conservateur et libéral, il incarne et annonce tous les courants qui auront agité et façonné la société du XIXe siècle. Cette existence multiple, cet "enchanteur" pétri de contradictions, Ghislain de Diesbach les raconte et les dissèque en écrivain de race, avec l'élégance de style et l'esprit savoureux qui imprègnent ses biographies, en historien rigoureux, en scrutateur subtil et incisif des grandeurs et des faiblesses de son héros. De son enfance à Combourg à sa mort rue du Bac, à travers ses pérégrinations, ses écrits, ses états d'âme, ses actes et ses postures, Ghislain de Diesbach met à nu l'homme et l'écrivain. Il le dépeint farouchement indépendant, admettant mal d'obéir à un souverain à moins d'être son mentor, assoiffé de reconnaissance et d'applaudissements, bardé d'orgueil et de susceptibilité, toujours à court d'argent, croyant une grande carrière politique indispensable à la consécration de son talent, "se créant des obstacles, disait Mme de Boigne, pour avoir l'amusement de les franchir", aimé des femmes plus qu'il ne les aimait, inventeur d'un "mal du siècle" qu'il ne ressentait pas, obligé par le succès du Génie du Cristianisme d'assumer une foi qui n'était guère ardente. Bien qu'il soit célébré dès le début du siècle comme le premier écrivain de son temps, bien qu'il ait obtenu ministère, ambassade et pairie, son appétit de gloire ne sera jamais assouvi. Il augmentera avec l'âge, au point de fournir à Talleyrand l'un de ses plus jolis traits : "Chateaubriand se croit sourd depuis qu'il n'entend plus parler de sa gloire." Pour son biographe, Chateaubriand eût été plus admirable encore s'il avait écouté Louis XVIII : "Qu'il est grand quand il ne se met pas devant lui." Ghislain de Diesbach, salué comme un des meilleurs biographes actuels, est l'auteur chez Perrin de L'Histoire de l'émigration, Madame de Staël, Necker, La princesse Bibesco, La Double Vie de la duchesse Colona, Un esthète aux enfers : Philippe Jullian et L'Abbé Mugnier. Son Proust a obtenu le Grand Prix de la biographie de l'Académie française.
Que les gens sont mal élevés ! Un rappel de savoir-vivre. Il faut considérer aujourd'hui le savoir-vivre comme un chef d'oeuvre en péril, car la politesse est mal vue aujourd'hui, voire condamnée au nom d'une certaine morale, issue de mai 1968. Ne dit-on pas d'ailleurs " Trop poli pour être honnête " ? Depuis le fameux slogan " Il est interdit d'interdire ", la politesse est considérée non seulement comme surannée, mais immorale en ce sens qu'elle est faite d'interdictions destinées à discipliner chez l'homme sa sauvagerie primitive. Elle apparaît non seulement comme un effet de l'éducation, mais aussi de l'intelligence et du raisonnement, en vertu de ce principe évangélique : " Ne fais pas à autrui ce que tu ne voudrais pas qu'on te fasse à toi. " C'est d'ailleurs un conseil de prudence et le fondement de toute morale, païenne ou chrétienne. Et c'est également, si l'on peut dire, un bon placement, ainsi que l'écrivait Mme de Saint-Lambert, amie des philosophes : " Il faut se sacrifier au bonheur des autres pour que les autres se sacrifient à nous. Tout est fondé sur une réciprocité. On fait un prêt, dont on perçoit les intérêts. C'est la banque du bonheur, mais il y de a l'agiotage ! " Dès que cèdent les barrières patiemment édifiées au cours des siècles, déferle une barbarie à laquelle on veut chercher d'autres causes. Lorsque des Anglais, dits " les monstres de Chester ", avaient filmé les tortures infligées jusqu'à ce que mort s'ensuive à des adolescents, bien des gens s'étaient indignés d'une telle sauvagerie, et Philippe Jullian, au lieu de se joindre au choeur des lamentations, s'était contenté d'observer : " Ce ne sont pas des monstres, ce sont seulement des gens qui n'ont pas été élevés, on ne leur a jamais dit que cela ne se faisait pas... " C'est le même qui devait d'ailleurs observer un autre jour : " Tous les gens sont mal élevés, mais les gens du monde, au moins, savent qu'ils le sont... "
La vie passionnée et tumultueuse de celle qui incarna presque à elle seule l'opposition à Napoléon.Avec le talent d'écriture et l'érudition qu'on lui connaît, Ghislain de Diesbach trace le portrait exhaustif d'une femme à la sensibilité rare, exigeante et tourmentée, disant d'elle-même : " Je suis une personne avec laquelle et sans laquelle on ne peut vivre. " Elle incarne avec Chateaubriand l'un des deux tempéraments d'écrivains les plus personnels du siècle. Digne héritière des Lumières, croyant au progrès indéfini du genre humain par la pratique de la raison et de la liberté, elle fut la première à donner au mot romantisme sa signification nouvelle et permit à la France de mieux comprendre l'Allemagne. Par la hardiesse de sa pensée, par son esprit d'indépendance, l'auteur des Considérations sur les principaux événements de la Révolution française semble aujourd'hui étonnamment moderne, et son génie singulier, plus brillant encore qu'il ne paraissait à ses contemporains. La plupart des biographies de Ghislain de Diesbach sont devenues des classiques : Proust, Chateaubriand, La Princesse Bibesco, L'Abbé Mugnier.
La diversité des espèces de la biosphère illustre la grande aventure de la vie : l'évolution. Si celle-ci se fonde sur le socle solide des faits prouvés par la science, la dynamique des théories évolutionnistes, en revanche, reste trop souvent entravée par les controverses héritées d'un dogmatisme figé. Ainsi, les pseudo-sciences créationnistes, sous les oripeaux d'un " dessein intelligent ", ne sont-elles en réalité qu'un messianisme masqué. Tout en contant l'histoire des théories de l'évolution, Denis Buican et Cédric Grimoult mettent en évidence les ressorts idéologiques et politiques de ces faussaires scientifiques. Si les mythologies religieuses suscitent des divisions, la science offre, elle, un solide socle rationnel qui peut faire obstacle aux superstitions et à l'ignorance.