Georges Jean
Georges Jean
« Ce livre est avant tout le livre d'un lecteur de romans. Sans doute mû par le désir de comprendre mon plaisir pour mieux le mesurer, ai-je été amené à observer les romans « à distance », à m'intéresser à ce que les romanciers disaient de leurs romans, à ce que d'autres lecteurs, critiques, historiens de la littérature, poètes, homme d'action, cherchaient dans les romans. Tout le problème était de décrire à la fois la lecture des romans et les romans, objets de ces lectures. Je me suis alors aperçu que ce qui m'intéressait à travers ma propre expérience, était tout autant le lecteur que le livre. Je me suis donc déterminé à prendre comme perspective d'ensemble le roman aujourd'hui plus que le roman d'aujourd'hui. Dans un premier temps très bref, j'ai essayé de décrire la lecture de romans pour un homme d'aujourd'hui. Dans un second temps, qui constitue en fait l'essentiel de cet ouvrage, j'ai tenté de voir comment les romans, ceux d'autrefois et ceux d'aujourd'hui, pouvaient être présents, et comment les transformations contemporaines du roman laissaient entrevoir de nouveaux types de relations entre les hommes et les textes de fiction. » G.J.
Comment les contes et les poèmes façonnent-ils l’imaginaire des enfants et leur rapport au monde ? Les Voies de l’imaginaire enfantin explore cette question avec finesse.
Et si l’enfance était la clé pour réconcilier raison et imagination ? Bachelard : L’Enfance et la pédagogie explore comment Gaston Bachelard place la jeunesse de l’esprit au cœur de toute création, scientifique comme poétique.
Et si le métier d’enseignant était avant tout une aventure humaine, où le risque se transforme en source d’épanouissement ?
Ce livre est, tout à la fois, un roman, un traité de pédagogie, un pamphlet sur l'enseignement, l'école, l'échec scolaire, et un essai de sociologie. Georges Jean, son auteur, a traversé au cours de sa carrière, à peu près toutes les situations scolaires courantes, de l'école maternelle à l'université. Instituteur, professeur de collège, professeur d'école normale, professeur d'université, il s'est occupé très activement de la formation des adultes, dans le cadre de l'association Peuple et Culture, dont il fut longtemps instructeur national. L'école de l'enfance de l'auteur s'est métamorphosée, rencontrant, en même temps, de profonds bouleversements démographiques et des changements fabuleux dans les conceptions même du monde et de l'homme, des transformations liées à la diffusion ultrarapide de l'information. L'audiovisuel, les divers médias et, aujourd'hui, l'informatique, investissent l'école, ou tentent de le faire. Mais Georges Jean, que son époque requiert et qui s'est souvent situé à l'avant-garde des rénovations pédagogiques inéluctables liées précisément à l'accélération de l'Histoire, reste cependant fidèle à certains aspects permanents de l'enseignement. Il s'agit pour lui, dans ce livre, de raconter comment peuvent - et doivent - nécessairement se concilier l'acquisition du savoir et des connaissances, et les libertés de création qu'ouvrent aux jeunes esprits - comme d'urgentes respirations de survie -, les cheminements divers de l'imaginaire et de l'invention. Enseigner, c'est d'abord savoir inventer sa propre vie. Et si l'on enseigne plus ce que l'on est, que ce que l'on sait, lorsqu'on ne sait rien, on n'est rien. Tel est ce livre, dans lequel l'auteur ne parle qu'en son nom, espérant aider les uns ou les autres à vivre l'école dans sa réalité, et vers sa nécessaire ouverture au monde de l'an 2000.
Philosophe, linguiste, essayiste, romancier, l'auteur est aussi un poète qui n'a de cesse de nous livrer sa scène intérieure. En suivant le goût d'une grâce très humaine, l'auteur musicalise l'angoisse et l'orchestre selon le voeu d'une secrète plénitude. « Copyright Electre »