François Jost
François Jost
«Qu'une opinion soit soutenue par dix plutôt que par un seul ne la rend pas plus diverse.» François Jost À confondre la pluralité des médias, c'est-à-dire la multiplicité des canaux d'information et de divertissement, avec le pluralisme que la vie démocratique attend d'eux, on risque de mettre en grand péril la liberté d'expression. Le nombre ne garantit rien s'il est le masque du même : et le législateur, comme le sociologue, le sait bien qui craint l'uniformisation de ce qui est dit au plus grand nombre - la «voix de la France», de tradition gaullienne, autant que la voix du propriétaire, mal plus contemporain. Notre paysage audiovisuel est donc régulé depuis les années 1980 ; et c'est aujourd'hui cet encadrement, dans sa dimension la plus pratique, qui est mis à mal par un nouveau jeu de dupes : celui qui consiste à faire passer l'opinion, en particulier la plus radicale, pour de l'information. À ce niveau du jeu, tout est dans le détail ; il faut observer, comptabiliser, identifier. L'objectif est noble : éviter que l'opinion, envahissante, ne vienne de fait confisquer le droit à l'information. Un enjeu démocratique, qui déborde le seul temps des élections. François Jost est sémiologue, professeur émérite en sciences de l'information et de la communication à l'Université Sorbonne-Nouvelle.
Radio, télévision, presse, Internet, la méchanceté semble étendre chaque jour un peu plus son territoire. Pour vérifier cette impression, François Jost ausculte l'histoire des médias et pose les jalons de ce phénomène. Radio, télévision, presse, Internet, la méchanceté semble étendre chaque jour un peu plus son territoire. Pour vérifier cette impression, François Jost ausculte l'histoire des médias et pose les jalons de ce phénomène. Dans les années 1960, le journal Hara-Kiri se voulait simplement " bête et méchant ", puis les reality-shows télévisuels des années 1990 ont démocratisé la médisance-spectacle. Les années 2010 avec les réseaux sociaux, qui rétroagissent sur tous les médias, amplifient le mouvement. En effet, si la méchanceté est atemporelle, elle a trouvé aujourd'hui des conditions favorables à son épanouissement : l'évolution des médias qui, chaque jour un peu plus, font de la vie un spectacle, un public qui trouve son bonheur dans le ridicule des autres, la possibilité pour chacun, à l'ère numérique, de se faire juge de tout sur fond de discours populistes. Ce livre, plus qu'une simple histoire de l'extension du domaine de la méchanceté dans les médias, met au jour comment l'évolution de la télévision et du numérique a abouti à une multiplication des meurtres symboliques : destruction de la parole de l'expert, dévaluation des politiques, attaques ad hominem ou ad statutum, jusqu'à l'incitation à la haine raciale ou l'homophobie. Empruntant aussi bien à la philosophie, à la sociologie qu'à la psychologie, François Jost part des actes (dessins, articles, couvertures de journaux, chroniques d'humoriste, pétitions en ligne...) pour tracer les contours d'une méchanceté aux multiples visages.
Rédigé par deux pionniers de la narratologie du cinéma, Le Récit cinématographique est devenu, depuis sa première édition en 1990, un classique reconnu pour sa clarté. Véritable manuel d'introduction, mais aussi ouvrage de synthèse particulièrement précieux, il se destine aux enseignants et aux étudiants en cinéma et en communication, ainsi qu'à tous ceux qui veulent comprendre les concepts et les mécanismes du récit : la narration, l'espace, la temporalité et le point de vue. À l'occasion de cette troisième édition revue et augmentée, les références cinématographiques ont été actualisées, l'étude du récit a été étendue aux séries télévisées et des analyses de séquences de films et de séries ont été ajoutées pour illustrer l'usage que l'on peut faire des concepts. « [...] rarement on aura vu autant de clarté et de concision dans un ouvrage traitant de narratologie et de cinéma. [...] Parce qu'on ne se lasse pas d'un discours conjuguant limpidité et intelligence et parce qu'un bon ouvrage de synthèse manquait cruellement aux écrits sur la narratologie, voilà un petit essai auquel on reviendra souvent » (Marcel Jean, directeur de la Cinémathèque québécoise).
Depuis la création de la télévision, on déplore la baisse de la qualité des émissions, et l'on incrimine le règne de l'argent et de l'audience, mais la méconnaissance de ses mécanismes empêche d'aller au-delà de la critique. L'objectif de cet ouvrage est de proposer des repères essentiels et des outils indispensables à tous ceux qui, convaincus de l'importance de ce média, veulent comprendre ses structures, ses enjeux et ses évolutions. Plutôt que de condamner la télévision, l'auteur y met en lumière les logiques qui conduisent à proposer telle émission à telle heure, et le téléspectateur à la suivre. Cette nouvelle édition prolonge l'analyse de la fabrique des grilles de programmes par des pistes de réflexion sur l'avenir de la télévision à l'ère d'Internet et de la multiplication des écrans aptes à recevoir des images diffusées.
Les mèmes, ces images ou séquences d'images fixes ou animées, transformées et détournées, inondent le web et nos messageries. Personne n'y échappe. Ils circulent sur Internet, à la portée de tout un chacun, pour nous faire rire, pour critiquer ou donner à penser. Parfois regardée avec mépris, cette nouvelle manifestation de la pop culture recèle un monde complexe, qu'il faut pénétrer pour en saisir toute la richesse. Car si les mèmes sont des formes humoristiques, ils disent beaucoup sur le monde, l'actualité et sur nous-mêmes. Pas seulement pour se moquer, mais aussi pour dénoncer, pour soutenir une cause ou, tout simplement, exprimer nos peurs, comme on l'a vu pendant la pandémie. Populaire, proliférante et massive, la culture du mème méritait un décryptage. Avec son regard de sémiologue, François Jost en décortique la mécanique, nous en révèle les ressorts, les usages et leurs rôles social et politique. Une excursion passionnante dans notre quotidien numérique.
Les Français comme les Européens ont de moins en moins confiance dans leurs médias, suspectés d'être liés au pouvoir politique ou aux puissances de l'argent. Dans les manifestations, les journalistes passent pour les "nouveaux ennemis du peuple", tandis que, chez eux, de plus en plus de citoyens éteignent le poste pour éviter ces trop pesantes informations. La rupture semble consommée. Contre-pouvoirs indispensables de nos sociétés démocratiques, les médias sont pourtant l'affaire de tous et il est urgent de réapprendre à naviguer à travers ces eaux méconnues. Et dans cette traversée, il n'est sans doute pas meilleur guide que François Jost. Passant en revue les causes historiques, philosophiques et sociologiques de cette défiance, il met au jour les racines de la haine et se demande finalement s'il est possible d'en sortir. Et comment. Après la Méchanceté en actes à l'ère numérique (2018), ce nouveau livre constitue un véritable manuel de survie médiatique, accessible au plus grand nombre : toutes les chausse-trappes de l'info y sont dévoilées, tandis que sont fournis les outils pour une critique enfin utile des médias. Une oeuvre salutaire pour se départir de la paranoïa ambiante.
Prête à remonter le temps pour sauver son fils... Après avoir découvert les fascinants secrets de la civilisation ancienne de Galderkhaan en explorant les vestiges de leur mémoire collective, la psychiatre Caitlin O'Hara doit affronter la pire des épreuves. Son fils unique Jacob est accidentellement expédié dans le passé, au beau milieu des événements tragiques qui ont précipité la fin de l'ère galderkhaani. Si elle veut sauver Jacob, Caitlin doit apprendre à maîtriser la technologie millénaire de ce peuple avancé et suivre la trace de ceux qui ont survécu, à notre époque, et semblent prêts à tout pour changer le destin de leurs ancêtres - y compris à tuer. Caitlin saura-t-elle résoudre l'équation à temps et ramener son fils à ses côtés sain et sauf ? « Les fans de Douglas Preston et de Lincoln Child vont se régaler. » Publishers Weekly « Le rêve absolu de tous les geeks de la planète. » Flavorwire « Le retour de Gillian Anderson au genre qui a fait d'elle une icône culturelle. » Entertainment Weekly « Addictif. » Marie-Claire US « Gillian Anderson nous a envoûtés pendant des années en incarnant l'agente du FBI Dana Scully dans The X-Files : elle nous enchante de nouveau, cette fois en tant qu'écrivain. » io9.com
Il a fallu attendre la moitié du XXe siècle pour admettre que le langage ne fait pas que décrire le monde, mais qu'il accomplit des actions. Même si l'idée que les paroles ne sont pas des actes est encore communément admise, chacun expérimente un jour ou l'autre dans sa vie, en certaines circonstances, que les mots font ce qu'ils disent. Pour François Jost, il est clair que photos et séquences filmées sont aussi des actes, et non seulement des images. Journaux télévisés, chaînes d'information continue, mode du selfie, réseaux sociaux... L'intellectuel décortique, à la veille de l'élection présidentielle, l'actualité et les outils de communication actuels, entre analyse des médias et analyse politique. Un essai extrêmement instructif et passionnant de bout en bout.
Télé-poubelle pour les uns, nouvelle ère télévisuelle pour les autres... On a beaucoup parlé de la télé-réalité, pour la vanter ou pour la dénoncer. Mais on a oublié de s'interroger sur ce que son succès fulgurant et sa durée nous apprennent sur la société qui l'a produite. De quoi la télé-réalité est-elle le symptôme ? Que nous révèle-t-elle sur la France du début du XXIe siècle et sur ses spectateurs ? François Jost nous fait comprendre pourquoi la télé-réalité s'est imposée en moins de dix ans comme un mythe de notre temps.
En rentrant chez lui un soir, Marc Chalgrin trouve son appartement désert. Liv, sa femme, a disparu. Inexplicablement. L'a-t-elle quitté ? Lui est-il arrivé malheur ? Les jours passent. Liv ne revient pas. Dans les pièces gagnées par l'obscurité, Marc dérive. Il s'isole, abandonne son travail. L'absence résonne en lui jusqu'au vertige. Il soupçonne son meilleur ami. Frôle une passante dont la silhouette, si proche de celle de sa femme, le trouble. Scrute les petites annonces, comme si elles recelaient de mystérieux signaux : Paris devient un jeu de fausses pistes, une ville tout entière hantée par la disparue. Pour se convaincre qu'il n'a pas rêvé sa femme, Marc ressuscite ses plus chers souvenirs, mais Liv s'y dilue peu à peu. Le doute s'installe et cet envoûtement par le vide nous gagne par petites touches, dans un crescendo virtuose... jusqu'au dérèglement final. Dans une langue très inventive, Notre nuit tombée nous parle de cette sourde proximité entre la folie et le visage le plus quotidien de l'amour.
En rentrant chez lui un soir, Marc Chalgrin trouve son appartement désert. Liv, sa femme, a disparu. Inexplicablement. L'a-t-elle quitté ? Lui est-il arrivé malheur ? Les jours passent. Liv ne revient pas. Dans les pièces gagnées par l'obscurité, Marc dérive. Il s'isole, abandonne son travail. L'absence résonne en lui jusqu'au vertige. Il soupçonne son meilleur ami. Frôle une passante dont la silhouette, si proche de celle de sa femme, le trouble. Scrute les petites annonces, comme si elles recelaient de mystérieux signaux : Paris devient un jeu de fausses pistes, une ville tout entière hantée par la disparue. Pour se convaincre qu'il n'a pas rêvé sa femme, Marc ressuscite ses plus chers souvenirs, mais Liv s'y dilue peu à peu. Le doute s'installe et cet envoûtement par le vide nous gagne par petites touches, dans un crescendo virtuose... jusqu'au dérèglement final. Dans une langue très inventive, Notre nuit tombée nous parle de cette sourde proximité entre la folie et le visage le plus quotidien de l'amour.
Le "pouvoir médiatique" dont on traite ici s'est appuyé sur une conception très particulière du temps : non seulement les médias d'aujourd'hui prétendent couvrir tous les événements du globe, mais ils le font en temps réel. Nicolas Sarkozy a tenté de transposer ce rythme à la politique, en réagissant à chaud, en parcourant la France en tous sens, en mettant en place une gouvernance du "temps réel", principe importé de la télé-réalité.