François Houdecek
François Houdecek
La version originale retrouvée du Mémorial.Le conseiller d'État Emmanuel de Las Cases accompagna Napoléon dans son exil en 1815, mais dut le quitter seize mois plus tard. Ce n'est qu'en 1823 que parut son Mémorial fondé sur ses conversations avec l'Empereur, réelles ou supposées : il apparut vite que ce document était parfois trop beau pour être tout à fait vrai. Pour en juger, il aurait fallu disposer du manuscrit original, rédigé à Sainte-Hélène presque sous la dictée de Napoléon. Or les Anglais l'avaient confisqué en expulsant Las Cases. Les quatre historiens qui le publient l'ont retrouvé récemment à la British Library, où il sommeillait incognito depuis deux siècles. Cette aventure éditoriale apporte un éclairage précieux et souvent inattendu sur ce que Napoléon a vraiment dit, et que Las Cases a enrichi et enjolivé. Ainsi la voix de l'Empereur se fait plus proche et plus authentique.
Napoléon ne pouvait pas gagner seul ; et, s'il a triomphé, c'est aussi parce qu'il s'entourait d'hommes à la compétence et au dévouement irréprochables : les maréchaux. Cette élite militaire, mais aussi, ce qui est moins connu, civile, était au coeur du système impérial. Ce livre collectif rassemble vingt-six des meilleurs spécialistes qui, chacun, dessinent le portrait d'un des vingt-six maréchaux, en renouvelant intégralement l'état des connaissances. Pour la première fois, un ouvrage en propose une véritable typologie, en fonction des qualités, des défauts, des coups d'éclat et des échecs de chacun : les stratèges, tels Davout ou Soult, les entraîneurs d'hommes, tels Murat ou Ney, les exécutants, tels Marmont ou Bernadotte, les administrateurs, tels Berthier ou Kellermann. Par le prisme de cette génération dorée issue des rangs de la Révolution française, à l'origine de la première armée fondée sur l'égalitarisme républicain, où les promotions allaient au mérite, et non à la naissance, ce livre révèle une épopée enfin racontée au pluriel.
En quinze ans, la Grande Armée napoléonienne, machine de guerre inégalée, remporta davantage de victoires que n'importe quelle autre armée avant ou après elle... En quinze ans, la Grande Armée napoléonienne, machine de guerre inégalée, remporta davantage de victoires que n'importe quelle autre armée avant ou après elle. Austerlitz, Iéna, la Moskowa, Leipzig ou Waterloo ont déjà fait couler beaucoup d'encre, mais ces batailles sont souvent analysées du point de vue de la stratégie et de la tactique. Or les guerres napoléoniennes furent avant tout une histoire humaine. Pour la seule France, près de 2 300 000 hommes connurent l'angoisse de l'attente et du départ, la traversée du continent de part en part, les affres de la vie en campagne et le chaos de la bataille. Enthousiaste ou résigné, déserteur ou héros, chacun y réagit selon son histoire personnelle. Pendant 15 ans, ces soldats furent les acteurs, centraux mais anonymes, d'une grande loterie humaine dont beaucoup ne revinrent pas. Ils tinrent souvent des cahiers où ils notaient chaque jour les détails des péripéties extraordinaires qu'ils traversaient et, dès le lendemain de la geste impériale, ils furent nombreux à relater leurs aventures militaires. Les sources sont donc abondantes, et contrastent avec le silence des périodes antérieures où la parole des soldats est si rare. Une histoire à hauteur d'homme, depuis le recrutement et l'abandon de la famille au difficile retour à la vie civile, en passant par l'instruction et l'entraînement, la fraternité et la solidarité, l'importance de la correspondance et des liens maintenus, le rôle central de l'amour, les blessures et traumatismes.
Le document d'origine qui permit à Las Cases de publier le Mémorial de Sainte-Hélène avec le succès que l'on sait avait disparu. Le voici retrouvé et édité pour la première fois. Et cela change beaucoup de choses !Il aura donc fallu deux siècles pour que soit retrouvé et publié le document qui servit à composer l'un des plus fameux ouvrages de l'histoire de France, le Mémorial de Sainte-Hélène. En effet, le conseiller d'Etat Emmanuel de Las Cases, qui accompagna Napoléon dans son exil en 1815, dut le quitter seize mois plus tard. Et ce n'est qu'en 1823 qu'il fit paraître son Mémorial, devenu la bible des nostalgiques de l'Empire et une source essentielle de l'historiographie napoléonienne, fondé sur ses conversations avec l'Empereur, réelles ou supposées, car il apparut vite que ce récit était parfois trop beau pour être tout à fait vrai. Pour en juger, il aurait fallu disposer du manuscrit original, rédigé à Sainte-Hélène presque sous la dictée de Napoléon. Or les Anglais l'avaient confisqué en expulsant Las Cases. Les quatre historiens qui le publient aujourd'hui l'ont retrouvé récemment à la British Library, où il sommeillait incognito depuis deux cents ans. Cette aventure éditoriale apporte un éclairage précieux et souvent inattendu sur ce que l'Empereur a vraiment dit, et que Las Cases avait enrichi et enjolivé. Ainsi la voix de Napoléon se fait plus proche et plus authentique.
La version originale retrouvée du Mémorial." On retrouve désormaisun Napoléon plus authentique. "Le Parisien" Saluons en tout cas la résolutiond'une des plus vieilles énigmes de l'éditionet gageons que tous les napoléoniens [...]voudront lire l'original de leur Bible. "Le Point" Nous voici donc en présencede la version la plus proche de la penséeet, surtout, des mots de Napoléon. "L'HistoireLe conseiller d'État Emmanuel de Las Cases accompagna Napoléon dans son exil en 1815, mais dut le quitter seize mois plus tard. Ce n'est qu'en 1823 que parut son Mémorial fondé sur ses conversations avec l'Empereur, réelles ou supposées : il apparut vite que ce document était parfois trop beau pour être tout à fait vrai. Pour en juger, il aurait fallu disposer du manuscrit original, rédigé à Sainte-Hélène presque sous la dictée de Napoléon. Or les Anglais l'avaient confisqué en expulsant Las Cases. Les quatre historiens qui le publient l'ont retrouvé récemment à la British Library, où il sommeillaitincognito depuis deux siècles. Cette aventure éditoriale apporte un éclairage précieux et souvent inattendu sur ce que Napoléon a vraiment dit, et que Las Cases a enrichi et enjolivé. Ainsi la voix de l'Empereur se fait plus proche et plus authentique.
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