Francois-Alphonse Aulard
Francois-Alphonse Aulard
25 novembre 1914.Si nous nous croyons certains du succès final, ce n'est point par orgueil présomptueux ou par acte de foi irraisonné, c'est parce que nous avons une vue claire de la réalité actuelle, et aussi parce que nous connaissons l'histoire de notre pays, parce que nous savons que la France, en 1792 et 1793, repoussa l'invasion allemande, quoique les conditions de la défense nationale fussent bien moins bonnes qu'elles ne le sont en 1914.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.
« L'éloquence révolutionnaire était grandiloquente et emphatique, nourrie de Rousseau et d'histoire ancienne ; elle était souvent obscure, mêlée de philosophie insaisissable, donnant le pas à l'imagination et à la rhétorique sur la raison. Mais une telle passion l'animait qu'on sentait tellement que des phrases sonores dépendaient des vies humaines et le sort de la France. Mirabeau dominait l'Assemblée par un ensemble de dons qui faisaient de lui l'orateur irrésistible. Il ne préparait pas lui-même ses discours : il travaillait rapidement sur les rédactions que lui apportaient ses secrétaires. une fois à la tribune, échauffé par la contradiction, il abandonnait ses notes et se livrait à l'inspiration du moment. Il rencontrait alors le mouvement passionné qui subjuguait l'auditoire ; sa tête énorme et puissante de laideur, ses épaules d'athlète, sa voix retentissante, son geste sobre et dominateur ajoutaient à sa logique passionnée une force irrésistible. Danton était un vrai orateur, épris de liberté et de patriotisme, il s'éleva au-dessus des querelles personnelles. Il ne devait rien à la rhétorique ; il parlait sans ordre et sans suite ; mais il était passionné et il voulait aboutir ; de là ces phrases courtes, incisives, violentes qui secouaient les foules et qui ne sont pas encore oubliées. Les factions s'affrontèrent et luttèrent pour s'anéantir ; bien souvent, l'orateur qui parlait à la tribune parlait d'abord pour défendre sa tête. Quand à Robespierre, il était le type de ces hommes qui poursuivirent sous le masque du civisme une politique de domination personnelle par la suppression de ses rivaux ; ce n'était qu'un mauvais avocat, mais à force de volonté passionnée, il arriva a donner à ses discours méthodiques et froids une certain force. Il y avait aussi Vergniaud avec son imagination prodigieuse qui échauffait les foules par la conviction de sa rhétorique traditionnelle qu'il savait employer avec adresse. Maury apportait à la Constituante son esprit gouailleur, sa répartie virulente toujours prête. Barnave, sa connaissance du droit et de l'histoire et sa logique redoutable. » Format professionnel électronique © Ink Book édition.
La collection "Journaux et Mémoires de Guerre (1914-1949)" présente une richesse de thèmes abordant les complexités des périodes de la Première et Seconde Guerre mondiale. À travers une diversité de styles littéraires, allant des écrits journalistiques crus aux réflexions philosophiques abouties, l'anthologie capture des récits poignants et des mémoires introspectives qui mettent en lumière l'humanité confrontée aux horreurs de la guerre. Les oeuvres incluses évoquent tant la douleur du conflit que la résilience face à l'adversité, se démarquant par leur profondeur émotionnelle et la vivacité de leur narration. Les auteurs Georges Clemenceau et André Gide, chacun icône de son temps, ont contribué par leurs voix uniques pour illustrer l'engagement intellectuel et politique de leur génération. Clemenceau, homme d'État, éclaire, par ses journaux, les enjeux politiques et sociaux insoupçonnés de l'époque, tandis que Gide, écrivain reconnu, offre une analyse introspective de l'impact psychologique des guerres sur l'individu et la société. Cette anthologie témoigne non seulement de leurs expériences personnelles mais aussi de celles de multiples voix, alignées sur un arrière-plan historique turbulent, fournissant un panorama exhaustif de la pensée intellectuelle et littéraire de leurs époques respectives. Cette anthologie est un outil exceptionnel pour les passionnés d'histoire et de littérature, offrant une exploration approfondie et nuancée de multiples perspectives sur les guerres mondiales. Renforcer l'engagement du lecteur à travers la diversité de ses récits favorise un dialogue intérieur enrichissant et développant une compréhension globale des conflits et de leurs conséquences durables. "Journaux et Mémoires de Guerre (1914-1949)" constitue une source inestimable d'information et de réflexion, incitant à la réflexion sur l'humanité et la résilience face aux épreuves du passé.}
PAR A. AULARD Membre du Conseil général de la Ligue Professeur à l'Université de ParisSUR l'Enseignement secondaire et la RépubliqueMESSIEURS,Vous savez que le dernier Congrès de la Ligue de l'Enseignement, tenu en 1898 à Rennes, a adopté à l'unanimité le voeu suivant« Le Congrès fait appel à l'activité de propagande des sociétés fédérées pour parer aux graves atteintes portées à l'union morale et sociale de la France par l'enseignement secondaire congréganiste, et signale à l'attention du Gouvernement le danger de recruter ses fonctionnaires parmi des jeunes gens qui ne sortent pas des établissements de l'État.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.