Florence Delaporte
Florence Delaporte
Deux femmes, deux univers s'affrontent dans une petite ville de Terre-Neuve. Les secrets de la terre, l'amour des hommes et le sang des betes pcsent alors de tout leur poids. C'est ainsi que la légende islandaise de Freydis, la fille d'Erik le Rouge, s'incarne dans la lumicre jaune de l'automne boréal. ´R travers l'histoire d'une jeune archéologue et de sa logeuse affleurent des mystcres anciens et des peurs contemporaines dans un récit épique qui interroge ce qui nous fonde.
Deux femmes, deux univers s'affrontent dans une petite ville de Terre-Neuve. Les secrets de la terre, l'amour des hommes et le sang des betes pcsent alors de tout leur poids. C'est ainsi que la légende islandaise de Freydis, la fille d'Erik le Rouge, s'incarne dans la lumicre jaune de l'automne boréal. ´R travers l'histoire d'une jeune archéologue et de sa logeuse affleurent des mystcres anciens et des peurs contemporaines dans un récit épique qui interroge ce qui nous fonde.
Des amours plurielles, une île chatoyante, une maison aux pouvoirs magiques, des destins croisés.On pouvait vivre aux Champs captants un moment de perfection, comme l'émotion que procure le partage d'un tendre aveu. La présence profonde, intime, d'un amour inconditionnel de l'existence que l'on souhaitait depuis toujours et que l'on accepte enfin. Pia renverse en voiture un vieil homme et décide de rester à son chevet. Comme elle, Henri est seul. Pourtant, il a aimé deux femmes, rencontrées dans une maison de plaisir, sur les Champs captants, une île sauvage du Rhône. Leur histoire fut hors du commun... jusqu'à ce que le destin s'en mêle. Pia, qui n'avait d'yeux que pour le matériel et le paraître, s'ouvre au silence. Parviendra-t-elle à se défaire de quelques oripeaux et à se pardonner ? Un jour, dans le logement décrépit qu'elle vient de louer, elle découvre un carton abandonné. Et s'il la menait jusqu'aux Champs captants ? Florence Delaporte dépeint, avec une écriture envoûtante, les amours plurielles, la mémoire des murs et la renaissance d'une femme.
Se délivrer d'une enfance meurtrie.Elle se souvient de ce moment, et d'avoir pensé nettement : " Il nous détruit. " Elle avait onze ans, sa soeur n'était pas loin, elle a compris qu'elle avait déjà été écrabouillée par le vieux, et que c'était son tour. Il hurlait, déchaîné, pour une bricole, et prononçait des mots affreux qui avaient rompu quelque chose. C'était comme casser du cristal, une membrane fragile, quelque chose qui aurait pu grandir. Rien ne peut enfermer Jeanne. Ni la violence du père qui lamine sa famille ni l'amour de Matt, qui lui offre les Grands Lacs et la clef d'une maison. Maintenant, alors qu'elle n'a pas vingt ans, elle va devoir choisir ce qu'elle abandonne. Mais peut-on se défaire de tout ? Qui est-il vraiment, cet homme malheureux à en frapper ses enfants ? Sur fond de bourgeoisie déchue et toxique, de rêves anéantis par l'Histoire, Hors d'ici interroge, avec finesse, les meurtrissures de l'enfance et de l'adolescence, et leurs stigmates.
« Il y a cinq ans, on mavait enlevé en clinique un kyste dans ce sein. Jétais sortie sans aucun pansement, on mavait dit que ça se refermerait tout seul. Il avait fallu sortir du lit, la tête ballottant, conduire la voiture, faire à manger, ils ne savaient plus où était la cuisine, ni lhomme ni lenfant. Quelques jours plus tard le sein sétait mis à rougeoyer, à flamboyer, à brûler. Opération en urgence à lhôpital, dans la colère, où on mavait avoué lhabitude de réparer les pots cassés du privé. Je fumais dans les escaliers de secours, pleurant de rage, mes dossiers urgents sur les genoux. Javais aimé le silence de linfirmière qui avait ouvert la porte sur lescalier. Vous êtes là. Je navais pas expliqué. Elle navait pas commenté. Cétait une histoire idiote. Le kyste aurait pu rester tranquille, après tout, et je me serais épargné tous ces bistouris. Bé-bé a dit que ça ne faisait rien, les balafres, la forme affaissée, il lembrassait, tu vois je lembrasse, moi, je men fous de tes cicatrices. Il avait quand même grand pitié. » Avec ces deux livres de chair, ce sein que lon retire après un cancer, que reste-t-il de cette personne lancée dans la vie, pleine de plaisirs parfois non vécus ? La narratrice reg