Eugene Muntz
Eugene Muntz
Michel-Ange (Michelangelo Buonarroti) (Caprese, 1475 - Rome, 1564) Michel-Ange, comme Léonard de Vinci, avait plusieurs cordes à son arc et était à la fois sculpteur, architecte, peintre et poète. Il porta à leur apothéose le mouvement musculaire et l'effort, équivalents plastiques de la passion, à ses yeux. Il façonna son dessin, le poussant jusqu'aux limites extrêmes des possibilités de son âme tourmentée. Il n'y a aucun paysage dans la peinture de Michel-Ange. Toutes les émotions, toutes les passions, toutes les pensées de l'humanité furent personnifiées dans les corps nus des hommes et des femmes. Il ne les conçut presque jamais dans l'immobilité ou le repos. Michel-Ange devint peintre pour exprimer à travers un matériau plus malléable ce qui animait sa nature titanesque, ce que son imagination de sculpteur voyait, mais que la sculpture lui refusait. Ainsi cet admirable sculpteur devint le réateur des décorations les plus lyriques et les plus épiques jamais vues dans l'histoire de la peinture : les fresques de la chapelle Sixtine au Vatican. La profusion des inventions disséminées sur cette vaste surface est merveilleuse. Ce sont en tout 343 personnages principaux qui sont représentés avec une variété d'expressions prodigieuse, plusieurs de taille colossale, à côté de figures plus secondaires introduites pour leur effet décoratif. Le créateur de ce vaste plan n'avait que trente-quatre ans lorsqu'il s'attela au projet. Michel-Ange nous oblige à élargir notre conception du beau. Pour les Grecs, le critère était la beauté physique, mais Michel-Ange, sauf dans quelques exceptions, comme sa peinture d'Adam sur le plafond de la chapelle Sixtine, et ses sculptures de la Pietà, ne prêtait que peu d'attention à la beauté. Bien que maîtrisant parfaitement l'anatomie et les lois de la composition, il osait les ignorer toutes deux, si nécessaire, afin de suivre son idée : exagérer les muscles de ses personnages, et même les placer dans des positions inappropriées au corps humain. Dans son ultime fresque, celle du Jugement dernier sur le mur de l'autel de la chapelle, il laissa se déverser le torrent de son âme. Qu'étaient les règles en comparaison d'une souffrance intérieure qui devait s'épancher ? C'est à juste titre que les Italiens de son temps parlaient de la terribilità de son style. Michel-Ange fut le premier à donner à la forme humaine la possibilité d'exprimer toute une variété d'émotions psychiques. Dans ses mains, elle devint un instrument duquel il jouait, comme un musicien sur son orgue, en tirant des thèmes et des harmonies d'une diversité infinie. Ses personnages transportent notre imagination bien au-delà de la signification personnelle des noms qui leur sont attachés.
Michelangelo war, genau wie Leonardo, ein universeller Künstler: Maler, Baumeister, Bildhauer und Dichter. Er war der Hauptmeister der italienischen Hochrenaissance und Wegbereiter des Manierismus. Seine Vorliebe galt der als Ausdruck der Leidenschaft angesehenen Skulptur. Nach Landschaften sucht man bei ihm vergeblich. Alles, was den Menschen ausmacht, seine Gefühle, Leidenschaften, seinen Intellekt, wollte Michelangelo durch den nackten Krper zum Ausdruck bringen, den er kaum einmal in einer Ruhestellung, ohne Bewegung zeigte. Die Malkunst war für ihn nur ein anderes, leichter zu handhabendes Mittel, um das in künstlerische Worte zu fassen, was seine Seele bewegte. So gestaltete er, der sich selbst in erster Linie als Bildhauer sah, ein Deckengemälde, wie es lyrischer und epischer in der gesamten Geschichte der Malkunst nicht zu finden ist: die Decke der Sixtinischen Kapelle. Über die riesige Fläche von 1000 m² entfaltete er hier seine ganze Genialität. Als er die Arbeit im Auftrag von Papst Klemens VII. (1478 bis 1534) aufnahm, war er gerade mal 34 Jahre alt. In seinem letzten Gemälde, dem Jüngsten Gericht an der Wand der Sixtinischen Kapelle, ließ er seinen eigenen Qualen freien Lauf. Was bedeuteten künstlerische Gesetze und Konventionen im Vergleich zu dem Schmerz, der in seinem Inneren tobte und ein Ventil brauchte? Kein Wunder, dass seine Zeitgenossen den Ausdruck terribilità auf seinen Stil anwandten. Seine Figuren entführen uns in Gefilde der Phantasie, die weit über das hinausgehen, was wir normalerweise mit ihrem Namen verbinden.
Michelangelo, like Leonardo, was a man of many talents; sculptor, architect, painter and poet, he made the apotheosis of muscular movement, which to him was the physical manifestation of passion. He moulded his draughtsmanship, bent it, twisted it, and stretched it to the extreme limits of possibility. There are not any landscapes in Michelangelo's painting. All the emotions, all the passions, all the thoughts of humanity were personified in his eyes in the naked bodies of men and women. He rarely conceived his human forms in attitudes of immobility or repose. Michelangelo became a painter so that he could express in a more malleable material what his titanesque soul felt, what his sculptor's imagination saw, but what sculpture refused him. Thus this admirable sculptor became the creator, at the Vatican, of the most lyrical and epic decoration ever seen: the Sistine Chapel. The profusion of his invention is spread over this vast area of over 900 square metres. There are 343 principal figures of prodigious variety of expression, many of colossal size, and in addition a great number of subsidiary ones introduced for decorative effect. The creator of this vast scheme was only thirty-four when he began his work. Michelangelo compels us to enlarge our conception of what is beautiful. To the Greeks it was physical perfection; but Michelangelo cared little for physical beauty, except in a few instances, such as his painting of Adam on the Sistine ceiling, and his sculptures of the Pietà. Though a master of anatomy and of the laws of composition, he dared to disregard both if it were necessary to express his concept: to exaggerate the muscles of his figures, and even put them in positions the human body could not naturally assume. In his later painting, The Last Judgment on the end wall of the Sistine, he poured out his soul like a torrent. Michelangelo was the first to make the human form express a variety of emotions. In his hands emotion became an instrument upon which he played, extracting themes and harmonies of infinite variety. His figures carry our imagination far beyond the personal meaning of the names attached to them.
Raphael was the artist who most closely resembled Pheidias. The Greeks said that the latter invented nothing; rather, he carried every kind of art invented by his forerunners to such a pitch of perfection that he achieved pure and perfect harmony. Those words, "pure and perfect harmony," express, in fact, better than any others what Raphael brought to Italian art. From Perugino, he gathered all the weak grace and gentility of the Umbrian School, he acquired strength and certainty in Florence, and he created a style based on the fusion of Leonardo's and Michelangelo's lessons under the light of his own noble spirit. His compositions on the traditional theme of the Virgin and Child seemed intensely novel to his contemporaries, and only their time-honoured glory prevents us now from perceiving their originality. He has an even more magnificent claim in the composition and realisation of those frescos with which, from 1509, he adorned the Stanze and the Loggia at the Vatican. The sublime, which Michelangelo attained by his ardour and passion, Raphael attained by the sovereign balance of intelligence and sensibility. One of his masterpieces, The School of Athens, was created by genius: the multiple detail, the portrait heads, the suppleness of gesture, the ease of composition, the life circulating everywhere within the light are his most admirable and identifiable traits.
Non seulement Léonard de Vinci était un peintre hors du commun, mais il était également un scientifique, un anatomiste, un sculpteur, un architecte, un musicien, un ingénieur, un inventeur et beaucoup plus encore. La question serait plutôt de savoir ce qu'il n'était pas ? Durant la Renaissance italienne, Léonard de Vinci réalisa de grands chefs-d'oeuvre pour les Médicis et pour le roi François Ier. Il suscita l'admiration de ses contemporains qui le décrivirent comme un génie universel, curieux et vertueux. Aujourd'hui encore, l'intérêt pour Léonard de Vinci et son oeuvre ne faiblit pas : ses travaux et ses écrits sont toujours soigneusement étudiés par les plus grands experts dans l'espoir de percer un jour l'un des nombreux secrets de cet artiste visionnaire. À propos de l'auteur : Eugène Müntz (1845-1902) était membre de l'Académie française et conservateur de l'École nationale des beaux-arts de Paris. Il fut l'un des plus grands spécialistes de la Renaissance italienne en particulier des peintres florentins comme Léonard de Vinci et Raphaël. Auteur de nombreux ouvrages sur les grands maîtres de cette époque, il est considéré comme l'un des pionniers de la nouvelle histoire de l'art italienne.
BnF collection ebooks - "Ce n'est pas l'histoire des origines de la Renaissance que je présente au lecteur : retracer quelques-uns des épisodes qui caractérisent le mieux la reprise des études classiques, ces études qui ont renouvelé toutes les faces de la civilisation, telle est mon unique ambition."BnF collection ebooks a pour vocation de faire découvrir en version numérique des textes classiques essentiels dans leur édition la plus remarquable, des perles méconnues de la littérature ou des auteurs souvent injustement oubliés. Tous les genres y sont représentés : morceaux choisis de la littérature, y compris romans policiers, romans noirs mais aussi livres d'histoire, récits de voyage, portraits et mémoires ou sélections pour la jeunesse.
Michel-Ange (Michelangelo Buonarroti) (Caprese, 1475 - Rome, 1564). Michel-Ange, comme Léonard de Vinci, avait plusieurs cordes à son arc et était à la fois sculpteur, architecte, peintre et poète. Il porta à leur apothéose le mouvement musculaire et l'effort, équivalents plastiques de la passion, à ses yeux. Il façonna son dessin, le poussant jusqu'aux limites extrêmes des possibilités de son âme tourmentée. Il n'y a aucun paysage dans la peinture de Michel-Ange. Toutes les émotions, toutes les passions, toutes les pensées de l'humanité furent personnifiées dans les corps nus des hommes et des femmes. Il ne les conçut presque jamais dans l'immobilité ou le repos. Michel-Ange devint peintre pour exprimer à travers un matériau plus malléable ce qui animait sa nature titanesque, ce que son imagination de sculpteur voyait, mais que la sculpture lui refusait. Ainsi cet admirable sculpteur devint le réateur des décorations les plus lyriques et les plus épiques jamais vues dans l'histoire de la peinture : les fresques de la chapelle Sixtine au Vatican. La profusion des inventions disséminées sur cette vaste surface est merveilleuse. Ce sont en tout 343 personnages principaux qui sont représentés avec une variété d'expressions prodigieuse, plusieurs de taille colossale, à côté de figures plus secondaires introduites pour leur effet décoratif. Le créateur de ce vaste plan n'avait que trente-quatre ans lorsqu'il s'attela au projet. Michel-Ange nous oblige à élargir notre conception du beau. Pour les Grecs, le critère était la beauté physique, mais Michel-Ange, sauf dans quelques exceptions, comme sa peinture d'Adam sur le plafond de la chapelle Sixtine, et ses sculptures de la Pietà, ne prêtait que peu d'attention à la beauté. Bien que maîtrisant parfaitement l'anatomie et les lois de la composition, il osait les ignorer toutes deux, si nécessaire, afin de suivre son idée : exagérer les muscles de ses personnages, et même les placer dans des positions inappropriées au corps humain. Dans son ultime fresque, celle du Jugement dernier sur le mur de l'autel de la chapelle, il laissa se déverser le torrent de son âme. Qu'étaient les règles en comparaison d'une souffrance intérieure qui devait s'épancher ? C'est à juste titre que les Italiens de son temps parlaient de la terribilità de son style. Michel-Ange fut le premier à donner à la forme humaine la possibilité d'exprimer toute une variété d'émotions psychiques. Dans ses mains, elle devint un instrument duquel il jouait, comme un musicien sur son orgue, en tirant des thèmes et des harmonies d'une diversité infinie. Ses personnages transportent notre imagination bien au-delà de la signification personnelle des noms qui leur sont attachés.
Michelangelo war, genau wie Leonardo, ein universeller Künstler: Maler, Baumeister, Bildhauer und Dichter. Er war der Hauptmeister der italienischen Hochrenaissance und Wegbereiter des Manierismus. Seine Vorliebe galt der als Ausdruck der Leidenschaft angesehenen Skulptur. Nach Landschaften sucht man bei ihm vergeblich. Alles, was den Menschen ausmacht, seine Gefühle, Leidenschaften, seinen Intellekt, wollte Michelangelo durch den nackten Krper zum Ausdruck bringen, den er kaum einmal in einer Ruhestellung, ohne Bewegung zeigte. Die Malkunst war für ihn nur ein anderes, leichter zu handhabendes Mittel, um das in künstlerische Worte zu fassen, was seine Seele bewegte. So gestaltete er, der sich selbst in erster Linie als Bildhauer sah, ein Deckengemälde, wie es lyrischer und epischer in der gesamten Geschichte der Malkunst nicht zu finden ist: die Decke der Sixtinischen Kapelle. Über die riesige Fläche von 1000 m² entfaltete er hier seine ganze Genialität. Als er die Arbeit im Auftrag von Papst Klemens VII. (1478 bis 1534) aufnahm, war er gerade mal 34 Jahre alt. In seinem letzten Gemälde, dem Jüngsten Gericht an der Wand der Sixtinischen Kapelle, ließ er seinen eigenen Qualen freien Lauf. Was bedeuteten künstlerische Gesetze und Konventionen im Vergleich zu dem Schmerz, der in seinem Inneren tobte und ein Ventil brauchte? Kein Wunder, dass seine Zeitgenossen den Ausdruck terribilità auf seinen Stil anwandten. Seine Figuren entführen uns in Gefilde der Phantasie, die weit über das hinausgehen, was wir normalerweise mit ihrem Namen verbinden.
Peintre et architecte de la Haute Renaissance italienne, Raphaël (1483-1520) était aussi bien en phase avec son temps que visionnaire. Son oeuvre comprend des thèmes variés de théologie, avec de nombreuses représentations de Madones, ou de philosophie. Son entourage et ses expériences lui ont permis de combiner des idéaux humanistes avec des idéaux religieux, et l'ont convaincu que l'art était le meilleur moyen pour révéler la beauté de la nature.
Az e-knyv a Kossuth Kiadó által nyomtatásban megjelentetett nagysiker? Világhíres fest?k cím? sorozat azonos cím? ktetének szveganyagát tartalmazza, az illusztrációk nélkül. Michelangelo neve egyet jelent a m?vészi géniusz fogalmával. Egyfel?l mert monumentális életm?ve a szobrászattól a festészeten és az építészeten át a kltészetig szinte valamennyi m?vészeti ágat átfogja, másfel?l mert egyszerre volt alkotóm?vész mester, esztéta és gondolkodó, vagyis a reneszánsz ember tkéletes megtestesít?je. ? volt az a m?vész, akinek személyében és m?veiben, hosszú és teljes életében a reneszánsz humanizmus trekvései maradéktalanul kiteljesedhettek. Ez a humanizmus a legkevésbé sem pusztán valamiféle doktrína volt, sokkal inkább mentalitás, gondolkodásmód, kzéppontjában az elvont fogalmak és az eszmék mellett els?sorban maga az ember állt. A humanisták a lét nagy kérdéseit fogalmazták újra, az ember szemszgéb?l. Honnan ered az ember? Hol a helye a világegyetemben? Létezik-e tkéletesség a Fldn? Megannyi olyan kérdés, amelyekre végleges, dogmatikus válasz nem létezik.
Michel-Ange (Michelangelo Buonarroti) (Caprese, 1475 - Rome, 1564) Michel-Ange, comme Léonard de Vinci, avait plusieurs cordes à son arc et était à la fois sculpteur, architecte, peintre et poète. Il porta à leur apothéose le mouvement musculaire et l'effort, équivalents plastiques de la passion, à ses yeux. Il façonna son dessin, le poussant jusqu'aux limites extrêmes des possibilités de son âme tourmentée. Il n'y a aucun paysage dans la peinture de Michel-Ange. Toutes les émotions, toutes les passions, toutes les pensées de l'humanité furent personnifiées dans les corps nus des hommes et des femmes. Il ne les conçut presque jamais dans l'immobilité ou le repos. Michel-Ange devint peintre pour exprimer à travers un matériau plus malléable ce qui animait sa nature titanesque, ce que son imagination de sculpteur voyait, mais que la sculpture lui refusait. Ainsi cet admirable sculpteur devint le réateur des décorations les plus lyriques et les plus épiques jamais vues dans l'histoire de la peinture : les fresques de la chapelle Sixtine au Vatican. La profusion des inventions disséminées sur cette vaste surface est merveilleuse. Ce sont en tout 343 personnages principaux qui sont représentés avec une variété d'expressions prodigieuse, plusieurs de taille colossale, à côté de figures plus secondaires introduites pour leur effet décoratif. Le créateur de ce vaste plan n'avait que trente-quatre ans lorsqu'il s'attela au projet. Michel-Ange nous oblige à élargir notre conception du beau. Pour les Grecs, le critère était la beauté physique, mais Michel-Ange, sauf dans quelques exceptions, comme sa peinture d'Adam sur le plafond de la chapelle Sixtine, et ses sculptures de la Pietà, ne prêtait que peu d'attention à la beauté. Bien que maîtrisant parfaitement l'anatomie et les lois de la composition, il osait les ignorer toutes deux, si nécessaire, afin de suivre son idée : exagérer les muscles de ses personnages, et même les placer dans des positions inappropriées au corps humain. Dans son ultime fresque, celle du Jugement dernier sur le mur de l'autel de la chapelle, il laissa se déverser le torrent de son âme. Qu'étaient les règles en comparaison d'une souffrance intérieure qui devait s'épancher ? C'est à juste titre que les Italiens de son temps parlaient de la terribilità de son style. Michel-Ange fut le premier à donner à la forme humaine la possibilité d'exprimer toute une variété d'émotions psychiques. Dans ses mains, elle devint un instrument duquel il jouait, comme un musicien sur son orgue, en tirant des thèmes et des harmonies d'une diversité infinie. Ses personnages transportent notre imagination bien au-delà de la signification personnelle des noms qui leur sont attachés.
Michelangelo war, genau wie Leonardo, ein universeller Künstler: Maler, Baumeister, Bildhauer und Dichter. Er war der Hauptmeister der italienischen Hochrenaissance und Wegbereiter des Manierismus. Seine Vorliebe galt der als Ausdruck der Leidenschaft angesehenen Skulptur. Nach Landschaften sucht man bei ihm vergeblich. Alles, was den Menschen ausmacht, seine Gefühle, Leidenschaften, seinen Intellekt, wollte Michelangelo durch den nackten Krper zum Ausdruck bringen, den er kaum einmal in einer Ruhestellung, ohne Bewegung zeigte. Die Malkunst war für ihn nur ein anderes, leichter zu handhabendes Mittel, um das in künstlerische Worte zu fassen, was seine Seele bewegte. So gestaltete er, der sich selbst in erster Linie als Bildhauer sah, ein Deckengemälde, wie es lyrischer und epischer in der gesamten Geschichte der Malkunst nicht zu finden ist: die Decke der Sixtinischen Kapelle. Über die riesige Fläche von 1000 m² entfaltete er hier seine ganze Genialität. Als er die Arbeit im Auftrag von Papst Klemens VII. (1478 bis 1534) aufnahm, war er gerade mal 34 Jahre alt. In seinem letzten Gemälde, dem Jüngsten Gericht an der Wand der Sixtinischen Kapelle, ließ er seinen eigenen Qualen freien Lauf. Was bedeuteten künstlerische Gesetze und Konventionen im Vergleich zu dem Schmerz, der in seinem Inneren tobte und ein Ventil brauchte? Kein Wunder, dass seine Zeitgenossen den Ausdruck terribilità auf seinen Stil anwandten. Seine Figuren entführen uns in Gefilde der Phantasie, die weit über das hinausgehen, was wir normalerweise mit ihrem Namen verbinden.
Michelangelo war, genau wie Leonardo, ein universeller Künstler: Maler, Baumeister, Bildhauer und Dichter. Er war der Hauptmeister der italienischen Hochrenaissance und Wegbereiter des Manierismus. Seine Vorliebe galt der als Ausdruck der Leidenschaft angesehenen Skulptur. Nach Landschaften sucht man bei ihm vergeblich. Alles, was den Menschen ausmacht, seine Gefühle, Leidenschaften, seinen Intellekt, wollte Michelangelo durch den nackten Krper zum Ausdruck bringen, den er kaum einmal in einer Ruhestellung, ohne Bewegung zeigte. Die Malkunst war für ihn nur ein anderes, leichter zu handhabendes Mittel, um das in künstlerische Worte zu fassen, was seine Seele bewegte. So gestaltete er, der sich selbst in erster Linie als Bildhauer sah, ein Deckengemälde, wie es lyrischer und epischer in der gesamten Geschichte der Malkunst nicht zu finden ist: die Decke der Sixtinischen Kapelle. Über die riesige Fläche von 1000 m² entfaltete er hier seine ganze Genialität. Als er die Arbeit im Auftrag von Papst Klemens VII. (1478 bis 1534) aufnahm, war er gerade mal 34 Jahre alt. In seinem letzten Gemälde, dem Jüngsten Gericht an der Wand der Sixtinischen Kapelle, ließ er seinen eigenen Qualen freien Lauf. Was bedeuteten künstlerische Gesetze und Konventionen im Vergleich zu dem Schmerz, der in seinem Inneren tobte und ein Ventil brauchte? Kein Wunder, dass seine Zeitgenossen den Ausdruck terribilità auf seinen Stil anwandten. Seine Figuren entführen uns in Gefilde der Phantasie, die weit über das hinausgehen, was wir normalerweise mit ihrem Namen verbinden.
Michelangelo, like Leonardo, was a man of many talents; sculptor, architect, painter and poet, he made the apotheosis of muscular movement, which to him was the physical manifestation of passion. He moulded his draughtsmanship, bent it, twisted it, and stretched it to the extreme limits of possibility. There are not any landscapes in Michelangelo's painting. All the emotions, all the passions, all the thoughts of humanity were personified in his eyes in the naked bodies of men and women. He rarely conceived his human forms in attitudes of immobility or repose. Michelangelo became a painter so that he could express in a more malleable material what his titanesque soul felt, what his sculptor's imagination saw, but what sculpture refused him. Thus this admirable sculptor became the creator, at the Vatican, of the most lyrical and epic decoration ever seen: the Sistine Chapel. The profusion of his invention is spread over this vast area of over 900 square metres. There are 343 principal figures of prodigious variety of expression, many of colossal size, and in addition a great number of subsidiary ones introduced for decorative effect. The creator of this vast scheme was only thirty-four when he began his work. Michelangelo compels us to enlarge our conception of what is beautiful. To the Greeks it was physical perfection; but Michelangelo cared little for physical beauty, except in a few instances, such as his painting of Adam on the Sistine ceiling, and his sculptures of the Pietà. Though a master of anatomy and of the laws of composition, he dared to disregard both if it were necessary to express his concept: to exaggerate the muscles of his figures, and even put them in positions the human body could not naturally assume. In his later painting, The Last Judgment on the end wall of the Sistine, he poured out his soul like a torrent. Michelangelo was the first to make the human form express a variety of emotions. In his hands emotion became an instrument upon which he played, extracting themes and harmonies of infinite variety. His figures carry our imagination far beyond the personal meaning of the names attached to them.
Raffael (1483-1520), ein Zeitgenosse Leonardo da Vincis und Michelangelos und gleichzeitig der jüngste dieser drei Titanen der Hochrenaissance, war über lange Zeit der Inbegriff des dynamischen, jungen Malergenies eine Sichtweise, die durch seinen frühen Tod mit 37 Jahren noch verstärkt wurde. Seine Sixtinische Madonna wurde oft als das bedeutendste Kunstwerk des europäischen Abendlandes bezeichnet und der vollendete Petersdom in Rom ist ein bleibender Beweis für sein außerordentliches Knnen als Architekt und Bauleiter. Heutzutage jedoch scheinen die einzigen Überbleibsel vom einstigen Ruhm des Malers die beiden Puttenfiguren aus der Madonna zu sein, die millionenfach Poster, Notizbücher und Poesiealben zieren. Dieses Buch legt dar, warum Raffaels Leben und Schaffen auch heute noch relevant für den modernen Kunstbegriff ist und deckt mit Hilfe zahlreicher hochwertiger Abbildungen die versteckte Komplexität hinter seinen scheinbar einfachen Bildern auf.
Not only was Leonardo da Vinci (1453-1519) an astonishing painter, but also a scientist, anatomist, sculptor, architect, musician, engineer, inventor, and more. The question is rather, what was he not? During the Italian Renaissance, he mastered the most beautiful works of art for the Medicis' in Italy and for the King of France. He aroused admiration from his contemporaries, who depicted a universal genius, curious and virtuous. Even today, interest in da Vinci and his work does not fade; his works and writings are still studied by foremost experts hoping to decipher one of the numerous secrets of this visionary artist. The archetypal Renaissance man is here explored by the engaging prose of Eugène Müntz who narrates how Leonardo da Vinci mastered a diverse range of fields, from painting to engineering, making him one of the most brilliant minds in human history and one of the most recognised artists in modern times.
Raphael (1483-1520), der italienische Maler und Architekt der Hochrenaissance, war ein Genie und seiner Zeit weit voraus. Wir wissen weniger von ihm als von Donatello, Michelangelo oder Leonardo da Vinci.Was wir ihm gegenüber fühlen, beruht nicht auf einer ausreichenden Kenntnis seiner Person, mit den Einzelheiten seines täglichen Lebens oder den Wechselfällen seiner Laufbahn, sondern auf der Überzeugung, dass, wer solche Meisterwerke schaffen konnte, ein aussergewhnlicher Mensch gewesen sein muss.Er war ein Künstler, der seinen Schpfungen nicht nur den eigenen Geist einhauchte, sondern einen universellen Geist, von dem sich jeder Beschauer im tiefsten Inneren ergriffen fühlt und bewegt.Er erlangte vor allem als Maler für seine harmonischen und ausgewogenen Kompositionen und lieblichen Madonnenbilder Berühmtheit. Die Werke dieses großen Meisters der Renaissance umfassen verschiedene theologische undphilosophische Themen, einschließlich, aber nicht beschränkt auf berühmte Illustrationen der Madonna.
Der zweite Band legt einen speziellen Fokus auf das spätere Oeuvre des Meisters und untersucht unter anderem wie Raphael die Linien und Schraffungen einsetzte, um mit wenigen Mitteln den Krper, die Bewegung sowie die räumliche Anlage wiedergab. Nichts Überflüssiges kann man in seinen Gemälden finden. Gegen Ende seines Lebens vertiefte Raffael die Formprobleme noch weiter, wie es die Ausmalung der Loggien des Vatikans und die von ihm entworfenen Fresken der Farnesina bezeugen. Er lebte nur 37 Jahre. Aber diese Jahre sahen eine Revolution, welche die italienische Kunst umwandelte, ohne sie zu zerstren, und auf den Grundlagen der alten eine neue aufbaute, eine Revolution, welche die Lehren Giottos und Masaccios und Leonardos mit gleichem Eifer verkündigte und schlielich den Malern eine gesellschaftliche Rolle gab.
Raphael (1483-1520), the Italian painter and architect of the High Renaissance, was a genius in and ahead of his time. Together with Michelangelo and Leonardo da Vinci, he formed the classical trinity of this era and elaborated a rich style of harmony and geometry. As one of the great masters of the Renaissance and artist to European royalty and the Papal court in Rome, his works comprise various themes of theology and philosophy, including but not limited to famous illustrations of the Madonna. His surroundings and experience gave rise to his propensity to combine the ideals of humanism with those of religion, and firmly established in him a conviction that art is a necessary medium to reveal the beauty of nature.
Raphael (1483-1520), the Italian painter and architect of the High Renaissance, was a genius in and ahead of his time. Together with Michelangelo and Leonardo da Vinci, he formed the classical trinity of this era and elaborated a rich style of harmony and geometry. As one of the great masters of the Renaissance and artist to European royalty and the Papal court in Rome, his works comprise various themes of theology and philosophy, including but not limited to famous illustrations of the Madonna. His surroundings and experience gave rise to his propensity to combine the ideals of humanism with those of religion, and firmly established in him a conviction that art is a necessary medium to reveal the beauty of nature.
Raphaël (1483-1520), le peintre italien et architecte de la Haute Renaissance, était un génie dans et en avance sur son temps. Ensemble avec Michel-Ange et Léonard de Vinci, il a formé la trinité classique de cette époque et a élaboré un riche style d'harmonie et géométrie. Comme l'un des grands maîtres de la Renaissance et artiste à l'Europe la royauté et la cour papale à Rome, ses travaux comprennent différents thèmes de théologie et la philosophie, y compris mais non limité à des illustrations célèbres de la Madone. Le sien environnement et l'expérience ont donné lieu à sa propension à combiner les idéaux de l'humanisme avec ceux de la religion, et fermement établi en lui une conviction que l'art est. Un moyen nécessaire pour révéler la beauté de la nature.
Raphaël (1483-1520), le peintre italien et architecte de la Haute Renaissance dans le premier volume, il est traite des jeunes années de sa formation et des rencontres fondatrices, ce second volume traite de ces grandes réalisations et de l'accomplissement de la maturité de son oeuvre. Raphaël a longtemps été considéré comme le plus grand peintre qui ait jamais existé. « On vit clairement dans la personne, non moins excellente que gracieuse, de Raphaël à quel point le Ciel peut parfois se montrer généreux et bienveillant, en mettant - ou pour mieux dire - en déposant et accumulant en un seul individu les richesses infinies ou les trésors de ses innombrables grâces, qui sont de rares dons qu'Il ne distribue cependant que de temps à autre, et encore à des personnes différentes. » Vasari.. Ses oeuvres majeurs : Portrait de Laurent de Médicis, Retable de saint Nicolas, 1500-1501,Saint Sébastien, 1502-1503, La Madone Conestabile, 1502-1503, Portrait d'Elisabeth de Gonzague (duchesse d'Urbin), 1502-1508, Portrait de Guidubaldo de Montefeltre (duc d'Urbin), 1502-1508 .Saint Jérôme punissant les Sabines hérétiques (1503), Saint Georges luttant contre le dragon, 1503-1505, Saint Michel terrassant le démon, 1503-1505, Portrait de François Marie della Rovere, 1504, bois, Le Mariage de la Vierge, 1504.
Dès le milieu du XVIe siècle, nous trouvons un tapissier attaché au service de la cour de Lorraine. Dans un compte du Trésorier général de 1565-1566, on lit : « Payé vingt cinq frans à Frantz, tapissier de Son Altesse, pour reste de la fourniture qu'il a faicte en la tapisserie de l'Histoire de Moyse. »Cette Histoire de Moïse reparaît dans la Pompe funèbre du duc Charles III, où l'on voit la salle d'honneur tendue de tapisseries, dont l'une représente Moïse sauvé des eaux.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.
Michelangelo, like Leonardo, was a man of many talents; sculptor, architect, painter and poet, he made the apotheosis of muscular movement, which to him was the physical manifestation of passion. He moulded his draughtsmanship, bent it, twisted it, and stretched it to the extreme limits of possibility. There are not any landscapes in Michelangelo's painting. All the emotions, all the passions, all the thoughts of humanity were personified in his eyes in the naked bodies of men and women. He rarely conceived his human forms in attitudes of immobility or repose. Michelangelo became a painter so that he could express in a more malleable material what his titanesque soul felt, what his sculptor's imagination saw, but what sculpture refused him. Thus this admirable sculptor became the creator, at the Vatican, of the most lyrical and epic decoration ever seen: the Sistine Chapel. The profusion of his invention is spread over this vast area of over 900 square metres. There are 343 principal figures of prodigious variety of expression, many of colossal size, and in addition a great number of subsidiary ones introduced for decorative effect. The creator of this vast scheme was only thirty-four when he began his work. Michelangelo compels us to enlarge our conception of what is beautiful. To the Greeks it was physical perfection; but Michelangelo cared little for physical beauty, except in a few instances, such as his painting of Adam on the Sistine ceiling, and his sculptures of the Pietà. Though a master of anatomy and of the laws of composition, he dared to disregard both if it were necessary to express his concept: to exaggerate the muscles of his figures, and even put them in positions the human body could not naturally assume. In his later painting, The Last Judgment on the end wall of the Sistine, he poured out his soul like a torrent. Michelangelo was the first to make the human form express a variety of emotions. In his hands emotion became an instrument upon which he played, extracting themes and harmonies of infinite variety. His figures carry our imagination far beyond the personal meaning of the names attached to them.
Professeur d'esthétique et d'histoire de l'art à l'École des Beaux-Arts de Paris, Eugène Müntz (1845-1902) est l'auteur d'une oeuvre monumentale, qui porte essentiellement sur la Renaissance italienne. À côté de ses travaux historiques, sa correspondance représente une source essentielle pour la recherche en histoire des sciences humaines, mais également pour l'étude des circulations culturelles transnationales. Figure centrale d'une histoire de l'art en pleine institutionnalisation, Müntz entretient des relations épistolaires régulières avec les représentants majeurs de la discipline dans l'espace germanophone. Sa correspondance constitue ainsi un observatoire privilégié pour étudier une série de débats fondateurs sur l'iconographie, le connoisseurship, les tendances nationalistes de l'historiographie de l'époque. Ces textes font d'ailleurs ressortir la dimension matérielle de l'élaboration de l'histoire de l'art. Ils éclairent la fondation des revues spécialisées, la mise en place de sociétés savantes et des premiers congrès internationaux d'histoire de l'art. Ils offrent des informations précieuses sur la pratique de la traduction, les usages de la critique bibliographique, les modalités de constitution de la documentation écrite et visuelle. Ils témoignent enfi n d'une proximité avec l'historiographie allemande, qui fait moins de Müntz un médiateur distant qu'un véritable protagoniste sur la scène germanique. Spécialiste de l'historiographie de l'art et de l'histoire du patrimoine et des musées, Michela PASSINI est chercheure au CNRS (Institut d'histoire moderne et contemporaine). Elle a notamment publié La fabrique de l'art national. Le nationalisme et les origines de l'histoire de l'art en France et en Allemagne, 1870-1933 (MSH, 2012), ainsi qu'une édition commentée de La grande pitié des églises de France de Maurice Barrès, en collaboration avec Michel Leymarie (Presses universitaires du Septentrion, 2012). Le labex TransferS s'attache à étudier les déplacements sémantiques liés à la circulation des langues, des textes, et des modèles culturels.