Erik Veaux
Erik Veaux
Un matin, des touristes découvrent un macabre spectacle dans des montagnes reculées de Pologne : un homme nu est pendu à une croix. Le meurtrier n'a laissé aucune trace, hormis une pièce de monnaie enfoncée dans la gorge de la victime. L'affaire est confiée à Wiktor Forst, un flic au flair aiguisé qui s'occupe des affaires les plus complexes, celles dont les autres ne veulent pas. Avec sa nonchalance, son franc-parler et son mépris des règles, il est loin de faire l'unanimité... au point de se retrouver mis à pied. Avec l'aide d'Olga, une belle et excentrique journaliste, Forst se lance dans une enquête dont personne n'imagine l'ampleur. Alors que les morts s'amoncellent, l'imprévisible duo déterre des secrets enfouis depuis longtemps. Mais en remuant le passé, ils risquent bien de réveiller de vieux démons...
Krystian Lupa s'adresse aux acteurs, leur rend hommage - et dévoile son travail de pédagogue et de metteur en scène de génie.
Ghetto de ód, 1939. Les autorités nazies placent à la tête du Conseil juif un ancien directeur d'orphelinat, Chaïm Rumkowski. Bientôt, il transforme le ghetto en un véritable complexe industriel, convaincu que la productivité des juifs assurera leur survie. En 1942, les nazis veulent déporter 20 000 enfants. Rumkowski, dans le désir de sauver ce qui peut l'être, prononce son fameux discours Donnez-moi vos enfants. Un homme mystérieux demande à un écrivain polonais contemporain d'assister à un étrange procès, celui de Rumkowski, à ód. Entre réalité et fantasmagorie, entre histoire et fiction, La Fabrique de papier tue-mouches pose la question de l'autorité, de la stratégie du moindre mal, et, avant tout, questionne le lecteur sur ses propres convictions. Un roman dérangeant, une interrogation sur la responsabilité historique : le pouvoir, dans des conditions extrêmes, peut-il se transformer en pouvoir absolu ? Andrzej Bart est un écrivain et scénariste polonais, né en 1951. Il est l'auteur de Rien ne va plus (Noir sur Blanc, 1993, prix Koscielski 1991), Le Goût du voyage (Noir sur Blanc, 1999), Le Cinquième Cavalier de l'Apocalypse sous le pseudonyme de Paul Scarron Junior (Noir sur Blanc, 1999), Don Juan, une fois encore (Noir sur Blanc, 2009) et La Fabrique de papier tue-mouches (Noir sur Blanc, 2019). « L'Holocauste est-il un sujet du roman ? Un tel roman a-t-il le droit de plaire ? N'est-il pas obscène de jouer avec cette convention et cette forme ? La Fabrique de papier tue-mouches est un roman d'une beauté fascinante, alors je réponds : ''oui'', ''oui'' et ''non''. Je n'ai rien lu avec quoi je puisse le comparer. Cela me rappelle le film de Benigni, La vie est belle. »Joanna Szczsna, Gazeta Wyborcza, 2008 (Pologne) « Andrzej Bart nous offre un livre dont l'originalité est difficile à battre. »Marta Kijowska, Frankfurter Allgemeine Zeitung (Allemagne) « S'il est possible de parler de moralité et de mémoire, en prenant en compte tout ce qui s'est passé après l'Holocauste silence, repentance, tribunaux et postmodernisme, spéculations, interprétations psychanalytiques et même négationnisme, ce roman est celui qui a réussi à le faire. Le livre est compliqué et ambigu. Mais il intègre à la fois l'esprit et l'émotion, et fait penser à l'impensable et fait vivre là où il est impossible de survivre. »Anna Andreeva, Booknik (Russie)
Dans ses vieux jours, un homme part à la recherche de Mirka, son amour de jeunesse, qu'il avait abandonnée enceinte. Cinquante ans plus tard, bouleversé par cette paternité qui resurgit alors qu'il retrouve une lettre, il se rend dans la maison sous les pins, sur les bords de la mer Baltique. Au fil des rencontres et des longues promenades dans les dunes, de ses réflexions sur ses choix et sur sa responsabilité, il se rapproche pas à pas de la vérité. Un récit simple et brut, teinté de mélancolie, sur la vie qui passe.
" La vendeuse l'avait regardée bizarrement. De travers, et d'un air de mépris. Comme toutes les Polonaises regardaient les Ukrainiennes, les premières ayant de quoi payer tandis que les autres faisaient des ménages. " Un des élégants quartiers en vase clos de Varsovie, un petit paradis sur terre dont rêvent tous les polonais se trouve brutalement plongé dans le drame : ce matin, au pied des immeubles modernes tout confort, le gardien a découvert le cadavre d'une étudiante en journalisme. Il suffit d'un instant pour que le paradis se transforme en enfer. Pour Mortka, chargé de l'enquête avec l'aide de la lieutenante Suchocka, le coupable semble d'abord tout désigné. Mais ce qui paraît simple va prendre à mesure des investigations la portée d'un vaste scandale. Ici, comme dans une Pologne en miniature, politique et mafia, sexe et drogue, ambitions et aspirations, secrets et rêves parfois meurtriers se rencontrent... Dans ce nouveau volet des aventures de l'inspecteur Mortka, Chmielarz s'attaque impitoyablement aux faiblesses humaines et jette un regard critique sur le monde fermé des domaines gardés, qui semblent n'avoir surgi de terre que pour chatouiller la vanité des propriétaires de SUV.
" Le lendemain matin, réunion. Pénible. D'un côté des Polonais abattus, avec la gueule de bois, de l'autre des Colombiens armés. " Avec ce troisième opus, entre Colombie et Varsovie, Chmielarz se penche sur la délinquance en col blanc, nouveau défi pour des forces de police sous-payées, gangrenées par la corruption et les préjugés. La Colombie, plein été. Un groupe de Polonais choisis pour tourner une publicité Coca-Cola passe les vacances de sa vie dans un hôtel de luxe au bord de l'océan. Tous frais payés. Mais bientôt, le séjour vire au cauchemar : la pub est annulée, et la facture est salée... Pour rembourser leur dette et récupérer leur passeport, les touristes insouciants se voient proposer par les Colombiens une offre difficile à refuser. Et le paradis se transforme en enfer. Tout le monde ne reviendra pas de ce voyage... Varsovie, un samedi à l'aube. Le corps d'un homme d'affaires est retrouvé pendu au pont de Gdansk - le ventre déchiré, les mains attachées derrière le dos et une cacahuète à la main. L'inspecteur Mortka, de retour à Varsovie après ses quelques mois de purgatoire, est chargé de l'enquête. Rapidement, le Kub flaire une sale histoire de blanchiment d'argent qui le mènera sur la piste de réseaux internationaux dont les tentacules s'immiscent jusqu'au coeur de la vie financière polonaise. Avec ce troisième opus, Chmielarz se penche sur la délinquance en col blanc, nouveau défi pour des forces de police sous-payées, gangrenées par la corruption et les préjugés. Prix "Gros Calibre" du meilleur polar polonais
" Mortka songea que toutes les barres d'immeubles de toute la Pologne avaient le même aspect : des logements vieillots, étroits, qui sentaient le bouillon de poule. " " Le polar polonais a désormais sa star. Mortka, un nom à ne pas oublier. " Le Figaro magazine L'inspecteur Mortka, dit le Kub, a été envoyé par sa hiérarchie dans la petite ville de Krotowice, au coeur des Monts des Géants. Officiellement, il est là pour un échange de compétences avec la police locale. Officieusement, il y est pour se mettre au vert après ses frasques varsoviennes. Mais s'il pense être tranquille et avoir le temps de réfléchir à l'état de sa vie personnelle, il se trompe lourdement. Quand la petite Marta, onze ans, disparaît, un pédophile est rapidement arrêté, qui reconnait le viol et le meurtre d'une jeune femme. Ces aveux amènent Mortka et les flics locaux à une macabre découverte : dans les tunnels d'une mine d'uranium désaffectée, on retrouve des cadavres de jeunes femmes émaciées et mutilées que personne ne cherche. Il faudra toute la perspicacité du Kub pour déjouer les pièges de trafiquants qui semblent bénéficier de complicités au sein même de la police... Outre une intrigue au cordeau qui s'attaque au trafic d'êtres humains, Chmielarz dresse le portrait d'une petite ville de province, une communauté repliée sur ses haines recuites qui voit d'un mauvais oeil l'arrivée d'un flic de la capitale venu fourrer son nez dans les petits arrangements locaux. L'auteur a reçu le Prix du Gros Calibre récompensant les meilleurs polars polonais
Gda´nsk, rue Polanki. Les cars de touristes ralentissent systématiquement aux abords du numéro 54. Il y a là une maison à étage qui ressemble à un manoir. Rue Polanki : une maison, un jardin - l'endroit dont Danuta Walesa dit : « C'est mon endroit, c'est ici que je me suis établie, c'est ici que je suis heureuse. » Avant cela, le 10 décembre 1983, lors de la cérémonie de remise du prix Nobel de la paix à Lech Walesa, empêché de se déplacer à Oslo par le pouvoir polonais, le monde découvre Danuta, son épouse. C'est elle qui, ce jour-là, prononce le discours d'acceptation. Une quinzaine d'années auparavant, à la fin des années 1960, elle avait quitté Krypy, dans la campagne polonaise, pour travailler à Gda´nsk, désireuse de sortir de sa condition paysanne. C'est là qu'elle rencontre Lech, alors qu'elle vend des fleurs dans un kiosque. Après leur mariage en 1969, leur premier enfant naît en 1970. Sept autres suivront. Danuta Walesa, mère et épouse, participe dans l'ombre à la carrière politique de son mari, jusqu'à l'accession de celui-ci à la présidence. C'est elle qui a assuré, dans les coulisses, le quotidien du foyer. Avec ces mémoires, Danuta prend à son tour sa part de lumière et raconte sa vie, ordinaire et exceptionnelle, nous replongeant en même temps dans un pays sous le joug du communisme et la férule de Moscou. C'est l'histoire d'une femme simple dont le destin s'est finalement conjugué à celui de la Pologne. Danuta Walesa, épouse de Lech Walesa, est née en 1949. Cet ouvrage a été rédigé par Piotr Adamowicz, journaliste et ancien correspondant de l'AFP à Varsovie dans les années 1980. Ami de la famille Walesa, il donne une voix à celle qui est longtemps demeurée dans l'ombre de son mari.
" L'homme vérifia son équipement : gants d'escalade en Goretex, bouteille d'essence, lampe de poche, couteau, des allumettes et un chiffon sec, tout était à sa place... ' Avec cette première aventure de l'inspecteur Jakub Mortka, dit Le Kub, Wojciech Chmielarz nous offre un polar noir comme la suie, où police ne rime pas toujours avec justice... À Varsovie, au coeur d'un hiver glacial, l'inspecteur Mortka est appelé un samedi matin aux aurores sur les lieux d'un incendie criminel. Dans les ruines fumantes d'une villa d'un quartier chic, on découvre le corps de Jan Kameron, un businessman qui a connu des revers de fortune. Sa femme Klaudia, une ex-star éphémère de la chanson, lutte pour sa vie à l'hôpital. Mortka espère d'abord qu'il s'agisse d'un règlement de comptes lié aux affaires pas toujours limpides de Kameron. Mais bien vite, il lui faut se rendre à l'évidence : un pyromane sévit dans les rues de la capitale, balançant des cocktails Molotovs par les cheminées et semant la mort sur son passage... Il faudra toute la ténacité de Mortka, déjà fragilisé par son divorce récent et épuisé par les fiestas de ses colocs étudiants, pour mener à bien une enquête où les fausses pistes abondent. Sans compter le harcèlement de sa hiérarchie qui lui colle une profileuse dans les pattes, et le comportement suspect de son adjoint porté sur la boisson... Lauréat du prix du Gros Calibre, récompensant lesmeilleurs polars polonais.