Equipe Des Cahiers
Equipe Des Cahiers
La crise. Sujet rebattu. Point d'ancrage du discours dominant. La crise. Tout le monde - ou presque - en parle ; tout le monde - ou presque - la vit (sous une forme ou l'autre). Dès lors, à quoi bon céder à la mode et lui consacrer ce Cahier ? Les interrogations les plus redoutables - et les plus exigeantes - sont toujours celles qui concernent les prénotions ou les prétendues évidences : c'est une chose que d'utiliser le terme de crise pour s'expliquer et expliquer les difficultés que traverse la société ; c'en est une autre que de s'interroger sur le sens même de la notion. Or, comment s'étonner qu'une réflexion sur la crise soit avant tout critique ?
L’Altiplano andin, entre héritage aymara et domination moderne. Ce cahier explore comment les populations locales résistent à l’emprise économique et politique, tout en préservant leur identité culturelle.
Plongez dans une enquête percutante sur les besoins fondamentaux et leur instrumentalisation par les organisations internationales. Il faut manger pour vivre... déconstruit les discours dominants et interroge notre rapport à l’aide humanitaire.
Ce Cahier n'est ni un ouvrage sur l'industrie du sucre, ni une critique du modèle de développement de la Côte-d'Ivoire. Il ne s'agit pas davantage d'un essai sur la pratique des architectes. Notre propos, plus modeste, est de faire converger vers une problématique concrète des réflexions diverses allant des questions d'évaluation et de prise de décision jusqu'aux problèmes du marché du sucre, observés aussi sous l'angle historique, en passant par une analyse théorique du phénomène « urbanisation » et de propriété foncière. Ces réflexions diverses peuvent converger vers un même constat : lorsqu'ils s'interrogent sur la destination de leurs efforts ou sur le moteur des transformations auxquelles ils contribuent, les « experts » voient qu'ils ne contrôlent que très imparfaitement les transformations qu'ils sont censés prôner, promouvoir ou opérer...
Et si les nouveaux médias accéléraient l’uniformisation culturelle plutôt que la liberté ? Les nouvelles chaînes interroge, avec une lucidité rare, l’impact des satellites.
Plongez dans Objets chers et funestes, une analyse percutante de notre rapport aux objets en Occident. Ce livre collectif, signé par l’Équipe Des Cahiers, interroge avec brio la surconsommation et ses impacts culturels, sociaux et politiques.
Le voisinage n'est pas nécessairement le garant d'une bonne connaissance mutuelle. Et ce qui vaut pour les hommes peut s'appliquer aussi aux disciplines scientifiques. Les « études du développement » ne font en effet que de rares emprunts explicites aux travaux des géographes, comme si la longue appartenance de ceux-ci à la tradition académique devait nécessairement priver leur démarche d'une réelle pertinence pour les problèmes urgents du monde contemporain. Ce Cahiers donne la parole aux géographes pour tenter de saisir aussi bien la spécificité de leur perspective que le débat dont elle fait l'objet... Au moment où les études du développement s'occupent d'environnement et d'écologie, elles ne peuvent négliger l'apport de la géographie qui a fait de ce facteur un de ses thèmes de réflexion...
Et si la diversité culturelle et les approches épistémologiques multiples redéfinissaient notre vision du développement économique ?
Les techniques qui autrefois étaient représentatives de la structure et de la diversité des civilisations, sont devenues aujourd'hui les sous-systèmes de la technologie mondiale. L'ouvrier et ses instruments risquent fort de faire les frais de ce procès d'uniformisation et d'y perdre leur identité ou, si l'on préfère, leur caractère irremplaçable. Notre époque sera-t-elle celle de « la fin des outils » ? En bien des points du globe, elle a marqué la fin de l'état de différence ; signifiera-t-elle aussi la suppression pure et simple du droit à la différence ? S'agit-il d'une évolution inéluctable, est-ce la rançon de ce que l'on appelle fort mal à propos le progrès ? Autour de ces questions essentielles, traitées selon l'optique personnelle de chaque auteur, des thèmes complémentaires ont surgi : la critique des méthodes conventionnelles d'analyse, l'importance de l'approche historique, l'étude des incidences (économiques, sociales, politiques, culturelles, écologiques, etc.) du transfert (ou du non-transfert effectif !) de technologie...
Elle était à la croisée des pensées. L'imaginer, sous toutes les formes possibles, c'était déjà pouvoir y croire un instant, c'était rêver d'un autre projet de société. Grande séductrice, elle permettait de repenser le monde. L'autogestion, disait-on, allait changer la qualité des rapports sociaux ; elle prenait des airs de liberté, de solidarité, de rapports communautaires, de fête... L'autogestion ! Mot magique, concept u-topique ! Non-lieu mais ailleurs possible né dans la double impasse entre le capitalisme et la planification centralisée. Et si à partir des marges et des centres, du sérieux et de la farce, des utopies et des réalités, des contradictions et des certitudes, la lecture de ces pages pouvait amorcer une autre réflexion, novatrice et originale, nous aurions atteint notre modeste but...