Elisa MIGNOT
Elisa MIGNOT
De l'Opéra de Paris au front ukrainien, la trajectoire unique d'un chanteur lyrique devenu héros national.
"Le Journal d'Olga et Sasha" est un journal intime d'un genre particulier : il est intime et public à la fois. Ce journal de bord a été écrit à quatre mains par deux soeurs ukrainiennes - l'une à Paris, l'autre à Kyiv - pendant toute la première année de la guerre en Ukraine déclenchée le 24 février 2022. Pour la journaliste Elisa Mignot, à l'origine de ce projet, c'est à la fois une façon d'accompagner son amie dans l'épreuve et d'informer autrement sur l'agression de la Russie contre l'Ukraine, en assumant une subjectivité, une incarnation très forte, afin de faire vivre au lecteur, par procuration, les déflagrations intimes occasionnées par la guerre.
En octobre 2012, Vatican II fêtera ses 50 ans. Un demi-siècle après l'ouverture de ce concile qui a insufflé un vent de modernité dans la chrétienté, où en est l'Eglise ? La question du célibat obligatoire des prêtres est un symbole et un sujet de crispation extrêmement clivant parmi les chrétiens. Des rabbins, des imams, des pasteurs, des popes ou même des prêtres des églises orientales, les prêtres du rite latin sont les seuls à devoir vivre sans l'amour d'une femme... ou d'un homme. Officiellement en tout cas. Dernièrement, cette règle disciplinaire, jamais écrite dans la Bible, a été à plusieurs reprises remise en cause par les croyants mais aussi par des prêtres et des théologiens. En France, derrière les murs des presbytères se déroulent des histoires d'amour passionnées et cachées. Des femmes aiment des prêtres, des prêtres aiment des femmes, malgré les interdits, malgré la culpabilité et les difficultés quotidiennes de la vie. Il n'existe pas de chiffres sur le phénomène, et l'on comprend aisément que l'Eglise ne tienne pas les comptes, mais ils sont plusieurs centaines en France - selon les estimations, au moins 15% des 15 000 prêtres français seraient concernés. Voyage sous le tapis ecclésial, cette enquête part à la rencontre de femmes, de prêtres, de couples qui vivent ou ont vécu ces amours clandestines. Certains sont isolés, murés dans leur secret. D'autres parviennent à trouver un fragile équilibre et s'arrangent avec Dieu. D'autres encore, « libérés », sont meurtris et révoltés contre cette institution qui refuse à ses serviteurs le droit d'aimer alors qu'elle prône sans cesse l'amour.