Elisa Beiram
Elisa Beiram
La paix n'est pas l'objectif. C'est la solution. 2098. Aureliano est las du XXIe siècle, de ses famines, sécheresses et guerres. Sa communauté s'entre-tue, isolée entre la jungle colombienne et l'océan, prisonnière de ses rancoeurs. Leur seule issue possible repose sur une aide extérieure, alors le vieillard solitaire lance des appels radio comme des bouteilles à la mer. En Europe, Esfir fait partie des ouvriers de la paix dont la rumeur parcourt le monde. Elle sillonne à moto le sud du continent, et, de village en village, propose son aide aux habitants pour dénouer les tensions les plus graves, invitant à la discussion et à la recherche conjointe de solutions. Au même moment, à travers le globe, certains rêvent toujours en fixant les étoiles. « En trois temps, Elisa Beiram fait tanguer nos certitudes du futur. Ce premier jour de paix révèle, selon moi, une voix profondément originale de la nouvelle science-fiction française, une voix extrêmement moderne. » - Xavier Dollo, Librairie L'Astrolabe
Sur l'île de Cocanha, la vie est préservée de toute souffrance grâce à une terre fertile, un océan généreux, un soleil aussi doux qu'éclatant. Mantone le sait et l'a toujours su, lui qui est né ici : il n'existe aucun pays plus agréable. Alors pourquoi s'est-il soudainement réveillé de l'autre côté, dans un reflet difforme de son foyer chéri ? Une Cocanha desséchée, sans couleurs ni lumière, habitée par des fantômes et des êtres-poissons bien différents des visages familiers à Mantone... que toutes les nuits ramènent « dessous Cocanha ». Guidé par un attendrissant hommerlu, il rêve d'un monde où tout retourne à la bonne place... Un récit qui traite de la surexploitation et de l'accaparement des ressources avec humour et sensibilité.
Les deux têtes du Golden Gate émergent de leur nuage de brume, derrière la colline. Si seulement j'arrivais à rejoindre la ville, je serais en sécurité. N'y a-t-il rien à faire qu'à subir le courroux de ce grand marshmallow ? Mon bolide est éjecté hors de la scène. Il s'élève quelques instants, volette, volette, mais sa masse l'emporte sur les rêves et il est rappelé vers les flots, où se déversent les débordements rosâtres de la bête élastique. De plein fouet, je percute la surface. Le rideau tombe dans une gerbe d'éclaboussures, sous les applaudissements de la pluie mauve. Dans un futur proche, une épidémie de rêves. Ils se matérialisent dans la réalité. Leurs manifestations peuvent être badines, terrifiantes, ou simplement ridicules. Mais les pires d'entre elles provoquent de réels dégâts. Face à leur multiplication, l'ensemble de la société est mise à l'épreuve. Elisa Beiram, dans ce premier roman à la fois nerveux et onirique, nous entraîne à la recherche de l'origine de cette épidémie, en dix-huit jours, tel un compte à rebours, rendant au lecteur l'impression d'urgence de la vie durant une telle catastrophe.
Isa était là la première, mais c'est Puce qui fait tout, désormais. Puce remplace Isa au travail et fait passer sa mauvaise humeur matinale, en s'occupant des tâches délaissées. Isa se terre en elle-même et Puce fait tout le boulot. C'est pour ça qu'elle a été achetée. C'est son rôle. L'hôte se libère-t-elle d'une aliénation ou s'en est-elle créé une nouvelle ? Née dans le Midi en 1990, Elisa Beiram a été biberonnée d'aventures au pied des remparts de Carcassonne. Elle est l'autrice de Rêveur zéro (L'Atalante, 2020), sorti entre deux confinements, où il est question d'une épidémie de rêves... Le premier jour de paix, son prochain roman, évoquera exodes et guerres dus au climat. Elle est aussi scénariste pour jeu vidéo. Club de la nouvelle de février : Intelligences artificielles