Didier Stingre
Didier Stingre
Mise en place dans les années 1970, la notion de « service public hospitalier » visait à créer une complémentarité fonctionnelle entre établissements de santé publics et privés. Elle se veut aujourd'hui le cadre projeté d'une synergie d'interventions avec l'ensemble des acteurs de santé libéraux. Le service public se conçoit dorénavant dans une fédération de moyens et d'intervenants aux actions structurées et hiérarchisées qui permettent une desserte optimale des populations à l'échelle des territoires. Cela s'inscrit dans un environnement où exigences économiques et sociétales se côtoient, où coûts maîtrisés et qualité des soins sont érigés en paradigmes. Les récentes réformes organisationnelles et structurelles accentuent ces évolutions. Le présent ouvrage s'en veut l'analyse.
Les psychologues dont les autobiographies sont ici réunies ont tous exercé une influence prépondérante sur la psychologie de langue française au XXe siècle. Ils ont tous aujourd'hui atteint l'âge de la retraite et se sont livrés à cet exercice sur des modes très divers. Ainsi, chaque autobiographie éclaire une partie de la mosaïque qui a dessiné la psychologie francophone de ce siècle. Chacune est révélatrice de son auteur. Chacune illustre cette rencontre d'un contexte et d'un être singulier, dont se tisse l'histoire. Les textes rassemblés sont tous inédits, à l'exception des autobiographies d'Henri Piéron et de Barbe! Inhelder, qui ont paru en anglais, et de celle de Paul Fraisse, déjà publiée en espagnol puis en français et ici assortie d'un bref post-scriptum. On trouvera dans ce volume, dans l'ordre des dates de naissance des auteurs, les autobiographies de : H. Piéron, H. Gratiot-Alphandéry, R. Zazzo, P. Fraisse, B. Inhelder, P. Oléron, Ph. Muller, J. Paillard, M. Reuchlin, D. Bélanger, Fr. Bresson, D. Anzieu, J.-Fr. Le Ny, G. Thinès, V. Bloch, P. Karli. On y trouvera aussi une documentation photographique illustrant leur carrière.
Existe-t-il des fondements économiques à l'intervention publique dans la culture ? Quelles sont les conséquences des subventions sur les modes de gestion des entreprises culturelles ? Peut-on évaluer une politique culturelle ? Tels sont les grands thèmes abordés dans cet ouvrage qui propose aux étudiants, de second et de troisième cycles d'économie, un exposé rigoureux des théories applicables à l'intervention publique en matière culturelle. L'ouvrage reste, en même temps, accessible à tous ceux qui se sentent concernés par les politiques culturelles, qu'ils appartiennent aux collectivités publiques, aux entreprises culturelles ou qu'ils soient simplement consommateurs de culture. De nombreuses applications sont proposées dans les différents secteurs, qu'il s'agisse du spectacle vivant, des arts plastiques ou des industries culturelles. Les auteurs tentent de répondre à de multiples interrogations : Pourquoi l'opéra est-il en déficit, et comment se fixe le montant de la subvention ? Existe-t-il une légitimité économique à l'existence de télévisions publiques ? Le festival d'Avignon rapporte-t-il de l'argent ? Le cinéma peut-il survivre sans aides de l'État ?