Denis Vasse
Denis Vasse
Entre les écrits de Thérèse d'Avila et nous, le temps a creusé la distance. Comment lire ces textes aujourd'hui, comment entendre ce qu'ils disent, comment emprunter le chemin qu'ils invitent à prendre ? Denis Vasse parvient à ressusciter pour nous les mots, les confidences, les récits de Thérèse : comme dans une cure psychanalytique, il est une voix qui écoute dans le texte ce que l'histoire et le trajet d'une mystique du XVIe siècle révèlent de vivant pour notre histoire et notre trajet à nous. De même que l'histoire d'un patient ou le compte-rendu d'une séance d'analyse nous intéressent pour notre propre recherche de guérison et de vérité, le parcours de Thérèse devient le nôtre. En particulier, il jette une lumière sans égale sur l'obstacle, en nous, de notre image, de notre " point d'honneur ". Il faut qu'image et point d'honneur chutent pour éveiller le désir, ou plutôt pour donner au désir déjà là, déjà présent en nous, les mots et la forme qui révèlent, comme chez Thérèse, " l'Autre du désir et le Dieu de la foi ". Denis Vasse, psychanalyste, est l'auteur de nombreux ouvrages, dont Le Temps du désir (1969 et 1997), Le Poids du réel, la Souffrance (1983 et 2008), La Souffrance sans jouissance ou Le Martyre de l'amour. Thérèse de l'Enfant-Jésus et de la Sainte-Face (1998 et 2008), La Vie et les vivants (2001), La Grande Menace. La psychanalyse et l'enfant (2004), Né de l'homme et de la femme, l'enfant. Chronique d'une structure Dolto (2006), L'Homme et l'Argent (2008), tous publiés aux Editions du Seuil. Nouvelle édition
La Souffrance sans jouissance ou le Martyre de l'amour. Thérèse de l'Enfant-Jésus et de la Sainte-Fa
Ce livre part d'un paradoxe : il y a des analogies entre le discours de Thérèse de l'Enfant-Jésus et de la Sainte-Face (Thérèse de Lisieux) et celui du patient en psychanalyse. Pourtant, cette " patiente " anorexique ou mélancolique d'un hypothétique psychanalyste a été proclamée " docteur de l'Église " catholique en 1997, centenaire de sa mort. Alors, docteur ou malade ? Dans ce petit livre, Denis Vasse ne nous parle pas de Thérèse de l'extérieur, avec un discours qui nous exclurait de son expérience spirituelle à elle (ou à lui...). Thérèse évoque l'amour de Dieu avec des mots déconcertants de " petite fille ". Ce n'est pourtant pas une histoire de midinette. Car il est question de notre humanité : nous sommes appelés à devenir " homme " au cœur de nos maladies, de nos symptômes, de nos ambivalences. En parlant de l'humanité de Thérèse, il parle de nous, de chacun de nous. A travers des rapports familiaux totalement névrotiques s'est révélée, en Thérèse, la transcendance du désir, du désir de Dieu. C'est pourquoi, en elle, à travers elle, " ça " ne parle pas uniquement d'une autre, mais d'un Autre en nous. N'est-ce pas " ça " aussi, qui explique le succès persistant, aujourd'hui, des écrits de Thérèse auprès d'un large public ? Denis Vasse, psychanalyste, est l'auteur de nombreux ouvrages, dont Le Temps du désir (1969 et 1997), Le Poids du réel, la Souffrance (1983 et 2008), La Vie et les vivants (2001), La Grande Menace. La psychanalyse et l'enfant (2004), Né de l'homme et de la femme, l'enfant. Chronique d'une structure Dolto (2006), L'Homme et l'Argent (2008), tous publiés aux Éditions du Seuil. Nouvelle édition
Ce livre est né du désir de répondre à la question que chacun se pose : qui suis-je, qu'ai-je à faire de ma vie ? Interroger un psychanalyste permet d'aborder ces interrogations par le biais du quotidien de nos vies, où se mêlent satisfactions et angoisses, meurtrissures et étonnements, dans les contacts avec les multiples cercles dont nous faisons partie. Écoute, souffrance et guérison, altérité et désir ne cessent de nous interroger dans notre statut de sujets. C'est aussi le lot et le souci du psychanalyste. Tous les hommes, dit Denis Vasse, sont construits sur cette structure universelle : sujets de la Parole. Ils souffrent et veulent guérir, ils désirent et ils parlent. Leurs pathologies psychiques témoignent des défaillances de cette structure. Écouter cette souffrance revient à être attentif à ce qui se dit dans la chair affectée, touchée par la parole. Et pour le sujet, c'est apprendre à lire les effets du lien symbolique qu'il entretient avec les vivants et la Vie, avec la source de la Parole, avec l'Autre absolu. " L'homme n'est pas à l'image de lui-même, mais à l'image de ce qui parle en lui et dont il cherche le visage. Il est, comme dit la Bible, à l'image de Dieu, qu'il est interdit de se représenter dans une image. "