Delisle Michael
Delisle Michael
Soif de nuit est un texte envoûtant qui marque le grand retour en poésie de l'écrivain Michael Delisle, auteur incontournable du panorama littéraire québécois. Celui qui s'était consacré au récit, au roman et à la nouvelle ces quinze dernières années revient à la forme poétique de ses premières publications et nous fait l'offrande d'un recueil de la maturité, suite en cinq mouvements de poèmes incarnés dans lesquels on retrouve les thématiques propres à son oeuvre. La solitude, les excès, l'abandon de soi-même, ainsi qu'un regard aigu porté sur les petites cruautés et les grandes déceptions de l'existence côtoient la beauté pure et la sensibilité à fleur de peau d'un sujet perméable au monde et traversé par le réel, ému par une couleur, une musique ou la saveur d'un mot rare. Soif de nuit est un recueil sur la vie et la création, fresque d'un monde intérieur porté par un poète à la plume percutante qui se met à nu et nous offre des vers émaillés d'images fascinantes.
À propos de MÉLANCOLIE: «Mélancolie est un des plus forts textes de la nouvelle poésie québécoise. Cette «mélancolie de fin du monde» et de fin de soi qu'il faut écrire pour l'oublier, Michael Delisle nous en donne le sentiment exact. Mieux que tous les poètes de sa génération réunis, Delisle réussit à investir la forme du journal jusqu'à la poésie.» - Jean Royer, Le Devoir À propos de CHOSE VOCALE : «Les émotions éclatent à chaque page au milieu de ces phrases saccadées et courtes. Delisle trouve une sorte d'équilibre entre la tragédie de vivre et le bonheur d'être, bonheur qui semble trouver son apogée dans le travail d'écriture. Il y a des passages splendides qui rendent à merveille cette tension: Alors, je pense que les mots sont des bulles. / Je pense que ces bulles sont molles. / Que souvent, elles forment des globes. / Que souvent, au-dessus de petits lions enjoués, / Elles frissonnent devant la mort.» - Gilles Toupin, La Presse
Un couple modèle de Montréal, jeune et cultivé, qui assiste à des pièces d'avant-garde et à des happenings. Derrière cette apparence de couple branché, mais ordinaire et raisonnable, se dissimule une fracture : une longue période de délire, une plongée dans l'alcool et la drogue. Depuis, Anne ne porte que des tailleurs stricts, car il y a «un lien entre la rigidité des tenues et la protection nécessaire pour affronter le quotidien». Michael Delisle sait combien les mots ne sont jamais innocents, que, une fois qu'on les a prononcées, il faut aller «au coeur des phrases». Alain Salles, Le Monde