David Scheinert
David Scheinert
Le poète invente ce qu'il devine. Avec son sang et sa moelle, il crée un monde dont la lumière l'éblouit et dont le mystère le possède. Seul sur une place vide, il appelle les absents. Les mots qui s'échappent de sa gorge, sont les mots de tous, mais il arrive qu'aucun ne les entende. Comme un fou, il continue à monologuer, attendant ce rare et merveilleux moment où son chant se confondra avec la voix intérieure d'un passant.
1960, Bruxelles. Comme je respire de David Scheinert rassemble des poèmes où la mémoire de la Shoah et l’espoir d’un monde plus juste se mêlent à une écriture lyrique et engagée.
Dans La mémoire des cendres, David Scheinert, survivant de la Shoah, transforme la douleur en poésie. Ses vers, tantôt tendres, tantôt violents, interrogent la mémoire, l’absence et la résilience face à l’horreur.
Imaginez un pays soumis à une dictature. Un jour, la mort frappe tous les citoyens. Une mort étrange, différente de celle que nous connaissons. Seules quelques personnes sont épargnées. Parmi elles, le dictateur. Il dispose encore d'une partie de son appareil répressif. Que va-t-il en faire ? Pour exercer son pouvoir, il a besoin du Dispositif. Quel dispositif ? Celui qui agit sur le temps. Quel temps ? C'est précisément un des thèmes du livre. Il ne s'agit ni d'un roman fantastique ni d'un roman de science-fiction. L'auteur a tiré de la réalité stupéfiante d'aujourd'hui des situations apparemment insolites qui permettent, sinon de répondre aux questions qui nous préoccupent, du moins de les éclairer d'une manière nouvelle.
Un roman ? Une autobiographie ? Ni l'un ni l'autre. Les aventures de Daniel Burger, un homme possédé par un démon hybride. Des décors de toutes sortes : le monde fardé de la réclame, le monde ambigu de la politique, le monde miné de l'amour. Des personnages à qui l'on a arraché le masque : affairistes, hystériques, indicateurs, tyrans à la petite semaine, géants aux pieds d'argile. Certains, comiques malgré eux, d'autres froids comme des reptiles, d'autres encore chuchotant des confessions inimaginables ou cachant une arme dans la manche. Mais aussi des hommes sains, des révolutionnaires sans arrière-pensée et de vrais amoureux. Et tout autour, la ville qui éclate et la nature qui console. Et Daniel Burger qui tombe et se relève, ne cessant de défier les idoles souriantes et redoutables...
1950, un libraire sans histoire se retrouve impliqué malgré lui dans un complot politique. Le coup d’État de David Scheinert explore avec une ironie mordante les mécanismes de la manipulation et la fragilité des démocraties.
Il y a plusieurs secrets dans la vie de Jérôme. Certains seront révélés, d'autres demeureront cachés, d'autres encore seront déformés par la malveillance ou l'oubli. L'image de Jérôme a été brisée par le temps. Les morceaux rassemblés finissent par former un semblant d'être humain ou plutôt une sorte de petit singe effrayé et insignifiant à qui, pourtant, a été promis un avenir exceptionnel. Cet avenir, il le cherche à tâtons, car il manque d'indications précises. Enfant, étudiant, gratte-papier, soldat, clown, prisonnier, mari, martyr, amant, Jérôme meurt à la première minute de sa naissance, et ressuscite aussitôt mort. Le voyage à Gtterwald ne peut pas finir.
Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.
Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.
Le titre de ce recueil, L'Horloge élémentaire, indique déjà l'obsession du temps, le jeu de la mémoire, la dynamique viscérale, les déplacements oniriques. En toute logique, les poèmes qui le composent expriment à la fois le bilan d'une existence et des projections sur l'avenir. Mais la richesse du langage et la tonalité implacable des sentiments - volés à la mort, à l'amour, aux blessures - dépassent le simple constat. Témoignant d'un itinéraire insolite, peignant un univers de tension où l'anecdote familière côtoie le fantastique, où le sarcasme se mêle à la tendresse, David Scheinert circonscrit ses « dérèglements » comme on exorcise ses démons : le long d'un filet d'horreur. Dans ce recueil, l'image baroque proche du meilleur surréalisme, l'abstraction vite dérivée dans le réel et la volonté de survivre aux mille portraits du défi (la crainte de l'annulation) inventent l'éblouissement du sacré.