Daniel Cario
Daniel Cario
Un ventriloque breton, Johnny Printemps, voit sa vie basculer après un drame conjugal et un accident ferroviaire mystérieux.
Un écrivain trahi, un manuscrit volé, une intrigue où la création littéraire vire au cauchemar. Le chapitre maudit de Daniel Cario mêle suspense, trahison et passion à Saint-Malo.
1924, Bretagne. Deux destins nés le même jour, l’un fils d’ouvrier, l’autre de directeur, se croisent dans l’enfer des ardoisières. Les gueules bleues révèle une amitié indéfectible et un secret qui va tout emporter.
Le présent ouvrage, pour lequel ont collaboré des chercheurs belges, français et canadiens, aborde dans un premier temps des concepts de développement durable en économie avant de les appliquer, dans un second temps, à des problématiques régionales. Les méthodes d'évaluation de la durabilité, l'analyse du cycle de vie ainsi que l'étude du développement soutenable comme un problème d'innovation technique permettent de mieux comprendre et de pouvoir évaluer l'impact de nos actions en termes de soutenabilité. L'implémentation régionale qui s'en suit, qu'elle soit théorique ou empirique, traite, entre autres, de l'impact de la pollution par le bruit des aéroports sur les riverains, d'interactions entre système économique et services écosystémiques pour des nourriceries de poissons, ou de calculs d'indicateurs et de mesures de bien-être sur base de statistiques régionales.
La figure de la mort constitue le fil rouge de ces quinze nouvelles + 1 « novela » (court roman) réunies en un recueil plein de surprises : grande variété de tons, de lieux et de genres pour ces textes, tantôt drôlatiques, tantôt presque fantastiques, mais qui tous embarquent le lecteur pour des voyages pas ordinaires. L'écriture de Daniel Cario rend ici un hommage déclaré à Maupassant : goût pour des situations sociales ou psychologiques insolites, et art consommé de la chute. On va donc des campagnes du XIXe s. aux milieux les plus contemporains, on passe d'une atmosphère de conte à celle d'un roman noir ou d'un récit intimiste. Vengeances assouvies avec raffinement, disparitions inexpliquées, prémonitions coupables... On se délecte de ces récits très divertissants, avec en prime un mini roman situé pendant la dernière guerre, mettant aux prises deux soldats allemands frères ennemis, une toute jeune fille et un résistant.
À Locronan, l'histoire d'un père et d'un fils qui se sont choisis, un récit sur le métier emblématique de tailleur-brodeur, une plongée dans les traditions, les coutumes et la langue de la Bretagne.En ce début du XIXe siècle en basse Bretagne, Jacquot, jeune orphelin, perd son chemin dans la forêt de Locronan. Il est recueilli par Jacob, un vieux tailleur. Une nouvelle vie s'annonce pour l'artisan au métier si décrié dans les campagnes d'alors. Menacé de perdre la vue, happé par la nuit, son art méticuleux l'abandonne inexorablement. Jacquot, devenu apprenti, découvre avec Jacob la broderie des fastueux costumes de Cornouaille. Commandes à négocier, noces à honorer, concurrence et mépris à combattre par l'excellence du travail : le milieu est rude. Mais les temps sont au changement et les femmes s'y montrent sensibles, elles que la délicatesse et la faconde proverbiale des brodeurs ne laissent pas indifférentes. L'initiation de Jacquot fera un jour de lui un homme. Et un élève qui dépassera le maître.Sur les pas d'artisans aux mains d'or, une passionnante invitation en terre bretonne.
Un suspense plein de tension aux confins de la folie, qui se terre dans les souterrains secrets d'une île aux contours et aux habitants étranges. Un duo de gendarmes, aux prises avec un mystérieux châtelain, mène l'enquête... Par l'auteur de Les Chaos de Bréhat et d'Une fervente lectrice.Partis en week-end romantique, l'adjudant Philippe Derval et la lieutenante Héloïse Daubert se trouvent pris dans une violente tempête au large de Vannes. Ils échouent miraculeusement sur une petite île dominée par un château médiéval. Malgré l'accueil chaleureux qu'il leur réserve, le propriétaire, Ghislain de Rochette, semble avoir bien des secrets à cacher.Et que penser du comportement étrange des habitants, qui paraissent hypnotisés ?La policière, perspicace et déterminée, est convaincue que se trame une histoire sinistre dans les profondeurs du château. Au cours de ses investigations, elle disparaît...Un suspense tendu, aux confins de la folie.
Chronique d'un village breton pendant les années d'Occupation, avec ses belles âmes et les autres... Au coeur de la tourmente, une famille, à part, à la fois enviée et " mise au ban ". Par l'auteur de et
Vénéneux, fascinant, le face à face tout en tension, mystère et séduction entre un romancier et son inspiratrice. Sur le thème de l'emprise, un huis clos entre ciel et île bretonne. La veine noire de Daniel Cario, après et
En Bretagne, la merveilleuse histoire du facteur Tonin, qui, depuis l'enfance, a à coeur de prodiguer le bonheur autour de lui. En missives, en lettres, il distribue l'amour à ceux qui en ont besoin. Un roman plein de charme et généreux.
Reeves C. est retrouvé mort dans un hôtel. Il voulait être écrivain. Il ne fut que le mari d'une romancière célèbre. Il lui disait : « Il ne faut pas aimer son double, car c'est un amour qui naît d'un oubli momentané de la haine qu'on a pour soi. » Le Professeur T. s'est pendu dans la cave de son immeuble. Avant de mourir, le Professeur T. avait écrit dans son journal : « Chacun porte en soi un frère assassiné, il faut vivre en le ménageant. » Dans la nuit du 14 août 1990, Klara W. se jette du haut d'un immeuble de La Défense. Dans son agenda, elle avait noté ce bref dialogue extrait d'un film : « -ne vous en faites pas, je m'en vais. - Où ? - En moi-même. » Vinh L. se prépare à rentrer dans son pays. Auparavant, il écrit dix lettres, dans lesquelles il révèle que, pour survivre, il a mangé de la chair humaine.
À travers la vie d'un joueur de bombarde, raconte au plus près la réalité des campagnes du Faouët entre 1865 et 1920. Une magnifique peinture de la société rurale bretonne. Par l'auteur de .
Après sa biographie " officielle " Diana racontée par elle-même (l'Archipel, 2017), Andrew Morton poursuit le portrait de Lady Di, en explorant les amours tumultueuses de l'éternelle " princesse des cœurs ". Quand, en 1998, Andrew Morton publie Diana racontée par elle-même, la presse internationale s'emballe et la cour royale britannique se trouve ébranlée. En effet (on l'apprendra plus tard), Diana a collaboré activement à l'écriture de l'ouvrage, ce qui en fait de facto son autobiographie. Sept ans après la mort de Diana, le 31 août 1997, l'écrivain en qui elle avait le plus confiance publiait cette nouvelle enquête comportant nombre d'informations inédites. Y témoignent son amant James Hewitt, son majordome Paul Burrell ou encore Michael Fawcett, bras droit du prince Charles. Le récit des cinq dernières années de la vie de Diana, après sa séparation d'avec le prince Charles, offre le tableau d'un monde où règnent la mauvaise foi, le cynisme et la manipulation. C'est une femme hors du commun qui apparaît dans ces pages, avec ses espoirs et ses peurs, ses démons et ses joies. Décidée à ne plus être le jouet de la Couronne, à reprendre son entière liberté et à être aimée pour elle-même, afin de mener enfin l'existence dont elle a toujours rêvé.
Si personne ne nous donne le goût du monde, pourquoi aurions-nous envie de le sauver ?
Sur les thèmes de la vengeance et de la différence, le roman de Korrig raconte le destin d'une " fille des bois " prise dans l'engrenage de son secret.Korrig habite une ferme isolée au coeur de la forêt du Faouët, dans la Cornouaille morbihannaise pleine de croyances et de traditions. Sa mère, lavandière, l'a élevée seule, dans l'acceptation de sa différence - sa petite taille -, et l'a initiée au repassage des coiffes. Depuis la mort de cette dernière, mais surtout depuis sa rencontre traumatisante, un jour, avec quatre chasseurs qui l'ont violentée, elle se retranche dans une vie solitaire, se rendant quand nécessaire au village, au lavoir, à l'église. Ses journées sont denses : le travail de la dentelle, l'entretien de la maison, l'éducation de Justin... Mais hantées surtout par l'angoisse permanente d'être un jour démasquée. Car Korrig, née avec une force de caractère et un courage hors du commun, préserve loin de tous son incroyable secret...
Louis-Marie et Céleste Conan ont grandi dans la forêt de Camors, en Bretagne, avec leur père sabotier. Anaïs, la mère, épuisée de " vivre comme des bêtes " dans leur hutte humide et bouleversée par la naissance de son cadet trisomique, a fui. On ne l'a plus jamais revue. Ne plus être à la marge, différent des autres... Depuis l'enfance, Louis-Marie a à coeur de concrétiser son rêve : construire sa maison. Une vraie, en pierre, avec un toit. Le jeune homme est tout à son oeuvre, à son immense chantier. Alors que son frère Céleste, adolescent à la face de lune et à la force colossale, perçoit autour d'eux les dangers d'un monde troublé, alors en pleine Occupation. Un roman intense sur l'âme de la forêt bretonne dans la communauté des " gens des bois ", aujourd'hui disparue.
Après et . Fin de la superbe trilogie retraçant toute une page de la culture bretonne entre le XIXe et le XXe siècle, merveilleusement racontée par Daniel Cario à travers deux générations de musiciens, père et fils.
Le monde et les gestes des goémoniers dans les années 1930. Entre peinture d'un métier oublié, chronique d'un village et mystères sur des morts inexpliquées, un roman dans la veine des et de
Troisième volet des enquêtes de l'adjudant Derval après Trois femmes en noir et Les Brumes de décembre, entre univers du football et parties fines de notables...L'adjudant de gendarmerie Philippe Derval, muté depuis peu à Vannes, et la lieutenante de police Héloïse Daubert aiment se retrouver le soir au café pour évoquer les affaires qui les occupent. Pour le premier, c'est le corps d'une adolescente étranglée que l'on a trouvé au cimetière dissimulé sous une pierre tombale, pour la seconde le double homicide d'un couple sans histoire poignardé chez lui. Ces deux tragédies secouent la paisible ville de Vannes, d'autant que les mobiles paraissent incompréhensibles et que les cadavres ne tardent pas à s'accumuler. Isolés par leur hiérarchie, le gendarme et la policière échangent réconfort et entraide dans leurs enquêtes respectives. Et ne tardent pas à céder à l'attirance qui les pousse l'un vers l'autre. Un polar qui révèle les dessous d'une belle cité bretonne, entre univers du football et parties fines de notables...
En Bretagne, entre les années 1930 et 1940, l'amitié forte et brisée de deux petites filles et l'histoire d'un pacte secret. Un roman poignant sur une impossible amitié et sur le droit à la différence. Par l'auteur des .
Sur les chemins de Bretagne, un jeune garçon, né avec le don d'oreille absolue, en quête d'identité ̶ qui en changera plusieurs fois pour les besoins de sa fuite ̶ , n'aura de cesse de vouloir retrouver ses origines et l'amour de sa mère abandonnée.1928, Finistère.Un petit garçon étrange vagabonde seul sur les chemins. Dans sa tête, tout est bruit, tout est son, tout résonne trop intensément. Symphorien a fui la cave où sa mère l'a élevé dans l'ignorance du monde et des hommes. D'aventures en rencontres, c'est un colporteur qui va changer sa vie. Il décèle en lui le don d'oreille absolue, qui lui permet de mémoriser d'instinct toute mélodie. Et sa voix d'exception.Voici le maître et l'enfant prodige allant, de pardons en foires, chanter leurs complaintes alors que gronde bientôt le fracas de la guerre...Mais Symphorien n'oublie pas d'où il vient, ni sa mère qu'il a abandonnée...Un roman magnifique, autour de savoirs ancrés dans la grande tradition populaire bretonne, qui fait revivre le temps des veillées campagnardes et des fêtes des travaux des champs.
Ile de Bréhat, Côtes-d'Armor. Ambroise est un gardien de phare des plus expérimentés. Et un habitant de l'île très apprécié. Mais un jour il doit faire face à un double cas de conscience qui engage toutes ses responsabilités. Ne rien dire pour protéger ceux qu'il aime ? Seul face aux colères de la mer et à la cruauté des hommes ?Des tempêtes, Ambroise, gardien de phare respecté de l'OEil-du-Diable, au large de Bréhat, en a traversé beaucoup. Dans sa vie personnelle aussi. Il a su, depuis, renouer avec un bonheur simple auprès d'une jolie Anglaise et de sa fille, Betty, qui se sont réfugiées sur l'île pour fuir un passé douloureux. Mais, en septembre 1987, l'adolescente disparaît. Or, un mois plus tard, un ouragan d'une violence inouïe balaie les côtes bretonnes et dépose au pied du phare une naufragée frappée d'amnésie. Prémices d'un drame, tendu comme un huis clos, où se mêlent vengeance et folie, avec en toile de fond la solitude morale d'un homme en proie à un terrible cas de conscience. Un roman à l'ambiance noire et marine.
Hiver 1991. Près de Lorient. Plusieurs suspects et autant d'alibis après l'assassinat de Franck Hamonic, que personne ne regrettera. Mais les autres meurtres ? En plus de sa sagacité, c'est la maîtrise du gendarme Derval qui est mise à l'épreuve quand enquête et sentiments s'entremêlent... Par l'auteur de .
Est-ce le hasard ou le diable qui les a fait se rencontrer ? Pourquoi le jeune séminariste enquête-t-il sur cette femme cachée au fond des bois ? Pour lui pardonner ce qu'elle lui a fait ? Il y a pourtant des vérités qu'il vaut mieux laisser aux ténèbres... La veine noire de Daniel Cario.En 1958. Dans une maison isolée au plus profond de la forêt, une femme tient captif un jeune homme d'une vingtaine d'années. Démence, vengeance... Que lui veut-elle ? Elle va jusqu'à abuser de lui. Après des jours de doutes, d'angoisses et d'émotions troubles, Silvère Lavarec parvient à fuir. Mais comme pour redonner à cette pauvre âme égarée -qui a contre toute attente réveillé ses sens endormis - une certaine dignité, le religieux veut reconstituer l'histoire de celle dont il a découvert par hasard l'identité : Blandine de Quincy. Sous le sceau du secret de la confession auprès de ceux qui l'ont connue, Silvère entrevoit peu à peu le chemin qui a conduit cette femme de trente-six ans, bien née, vers la folie, la solitude et l'obsession de la maternité. Car sa vie est une succession de tragédies et de violences... La mission de Silvère, aussi charitable soit-elle, n'est-elle pas risquée ? Car il ne le sait pas encore, mais il est déjà damné...
" Dans toute tradition populaire circulent des croyances qui dépassent l'entendement. En Bretagne sans doute plus qu'ailleurs... " Ainsi débute en 1858 l'histoire du brodeur de Pont-l'Abbé qui créa un costume féminin d'une beauté exceptionnelle. Trois jeunes filles voulurent le porter le jour de leurs noces. Pour leur plus grand malheur.Aux yeux de tous, Lazare Kerrec est considéré comme le meilleur tailleur-brodeur de Pont-l'Abbé. Péché d'orgueil ? Il a en tête de confectionner le plus beau des costumes mais que nul ne portera. La parure achevée, un gilet et un manchoù (sorte de petite veste) ornés de broderies somptueuses, révèle une telle maîtrise qu'on pourrait croire qu'elle est l'oeuvre du diable. Qui sait... ? En 1860, à l'insu du brodeur, sa petite-fille décide de porter le costume pour son mariage. Folies et tragédies s'enchaîneront... Des décennies plus tard, Zacharie Le Kamm, modeste pilhaouer - chiffonnier -, arrière-petit-fils du tailleur, a hérité de la parure. Même s'il désapprouve l'union de sa fille adoptive, Violette, avec le fils d'un riche terrien, il accepte qu'elle revête les sublimes atours en ce jour de noces du printemps 1900. Comme pour défier la malédiction.
Un roman intense sur l'âme de la forêt bretonne dans la communauté marginale des " gens des bois ", aujourd'hui disparue.Jusqu'aux années 1950, sabotiers et charbonniers sont une caste à part, vivant dans des huttes misérables dans les bois. Louis-Marie et Céleste Conan ont grandi dans la forêt de Camors, en Bretagne, avec leur père sabotier. Anaïs, la mère, épuisée de " vivre comme des bêtes " dans leur hutte humide et bouleversée par la naissance de son cadet trisomique, a fui. On ne l'a plus jamais revue. Ne plus être à la marge, différent des autres... Depuis l'enfance, Louis-Marie a à coeur de concrétiser son rêve : construire sa maison. Une vraie, en pierre, avec un toit. Le jeune homme est tout à son oeuvre, à son immense chantier. Tandis que son frère Céleste, adolescent à la face de lune et à la force colossale, perçoit autour d'eux les dangers d'un monde troublé, alors en pleine Occupation...
Dans les années 1990, Port-Louis est le lieu de vie, de bonheur et de souffrance des femmes guettant le retour des marins. La découverte, un matin de printemps, du cadavre d'Eugénie à quelques mètres de la jetée plonge la petite communauté dans un climat lourd de suspicion...A Port-Louis, près de Lorient, la vie suit son cours entre rythme des marées et horizon du grand large. Mais ce matin-là, deux vieilles pêcheuses de palourdes, Guite et Fanch, découvrent sur une petite plage le cadavre d'Eugénie, " brave fille un peu bizarre ". Des indices sur le lieu du crime orientent l'enquête vers trois marins, estimés et respectés. Parti en mer, leur chalutier ne répond pas aux appels radio et tarde à revenir. Au coeur de la tourmente, trois femmes guettent fébrilement le retour des marins, l'une, son mari, la seconde, son frère, la troisième, son fils. L'un d'eux serait-il l'assassin d'Eugénie ?
Comment se sentir légitime, dans le secret de ses origines, auprès de deux femmes insensibles ? Grâce à son amitié avec le vieux guérisseur Daoudal, un petit garçon va grandir, aimer, souffrir. Apre et tendre, l'enfance d'Auguste émaillée de souvenirs authentiques, dans un village morbihannais.
Le dernier volet très attendu des mémoires de Jean-François Deniau, plus intime que les précédents.
Epouses, filles, mères de marin, elles sont toutes penn-sardin à la conserverie Guéret sur le port de Douarnenez. Chaque jour, sous les ordres des contremaîtresses, elles s'échinent à une cadence infernale pour un salaire de misère. Parfois dures entre elles, les sardinières restent solidaires et aucune d'elles n'a oublié la vieille Clopine, mise à la porte et qui attend son heure, patiente. Un matin, avec tout l'éclat et l'insolence de sa jeunesse, surgit Dolorès. Il y a presque cent ans, en 1924, sur les pavés de la ville rouge de Douarnenez, quelque quatre mille penn-sardin brandirent le drapeau de la révolte. Un roman " vrai " pour raconter ce magnifique symbole de la lutte ouvrière et de la dignité des femmes.
Sur la côte d'Opale, en 1900 l'amitié d'une jeune adolescente et d'une femme désabusée ravive un passé douloureux et les tensions entre deux communautés rivales. 1900. Dans le Nord, entre Etaples et Le Touquet, Angèle fait partie de la communauté des sautrières, ces moissonneuses de la mer qui, chaque jour, se réunissent pour pêcher la crevette. Personne ne sait rien d'elle et personne ne s'en soucie : elle n'est pas d'ici. Une seule chose étonne, son affection passionnelle pour Cathy, quatorze ans, fille de marin pleine de vie. Jusqu'à ce que déboule, dans cette existence seulement rythmée par les marées, Gabin, le petit-fils adolescent d'agriculteurs voisins, lui aussi fasciné par la jeune fille. Désormais au centre de l'éternelle rivalité qui oppose paysans et pêcheurs, Cathy doit affronter un inavouable secret. Un beau roman de tradition marine, empreint de mystères et de grâce adolescente.
Les tranchées, et la mort omniprésente. Par flashs et par instinct de survie, le jeune soldat Joseph Titouenne se souvient : sa fiancée Lisbeth, son village lorrain au milieu des vignes, la paix, Hans, l'ami allemand, séduisant et retors, à qui il ressemble étrangement tel un jumeau. Sur le front, Hans et Joseph se retrouvent par hasard, face à face, ennemis. Ils n'ont plus d'illusions sur leur sort et reprennent le jeu de leur enfance : ils échangent leurs identités, leurs uniformes. Survivront-ils à leur acte fou, et à quel prix ? D'une belle ambition littéraire, angoissant, dérangeant, Le Bal des âmes perdues dénonce l'absurdité de la guerre à travers le discours halluciné de ses partisans et témoigne de l'infinie douleur des survivants, des gueules cassées, face à la compassion impuissante des leurs.