Daniel Arnaud
Daniel Arnaud
Le modèle républicain français se trouve au coeur de bien des interrogations. A l'heure d'une mondialisation néolibérale qui se joue des frontières, la République telle qu'elle s'est construite en France depuis la Révolution, et qui entretient un rapport indéfectible à la Nation, pourrait même faire figure de modèle archaïque, dépassé et obsolète...
Le harcèlement moral au travail cause de multiples dégâts dans les services publics. Daniel Arnaud livre une passionnante enquête sur le harcèlement moral dans l'enseignement, sur fond de baisse du niveau scolaire et de délires pédagogiques. Un ouvrage qui permet de nommer ce que vivent des milliers de professeurs, avec la complicité d'une administration qui entretient le déni. Indispensable pour comprendre la ruine du système éducatif français.
La Corse fait régulièrement la une de l'actualité. Lutte clandestine, attentats, assassinats alimentent l'idée selon laquelle l'île demeurerait un "territoire perdu" de la République. Ce dossier est souvent mal connu du grand public, bousculant bien des idées reçues, l'auteur jette un éclairage à contre-courant sur la Corse et sur les Corses. Il donne de cette manière les clefs indispensables pour comprendre les enjeux de la question Corse, dans la République une et indivisible, mais aussi pour s'interroger sur la place des cultures minoritaires à l'heure de la mondialisation.
Une fresque historique monumentale sur deux époques, au coeur des Vosges. Le chef-d'oeuvre de Pierre Pelot. 1999. Lazare Grosdemange, écrivain, revient dans son village natal vosgien. Il cherche à retrouver des fragments de sa mémoire, perdue à la suite d'un étrange accident. Dans ce même village, au XVIIe siècle, Dolat apprend le secret de ses origines : il est le fils d'une paysanne brûlée vive pour sorcellerie. Amoureux fou, pour son plus grand malheur, de la noble dame Apolline, le jeune homme doit fuir avec elle et sombre bientôt dans l'enfer de la guerre de Trente Ans. Comment, défiant quatre siècles d'histoire, les chemins de Lazare Grosdemange, l'écrivain, et de Dolat, le " fils du diable ", se retrouveront-ils ?
Au travers d'une réflexion sur la "question corse", cet essai poursuit un triple objectif : montrer que la France n'a pas le monopole de la république ; revenir sur l'expérience paolienne du XVIIIe siècle ; analyser le retour du nationalisme insulaire. Cette nouvelle édition enrichit le propos initial en tenant compte de l'accession des nationalistes aux responsabilités en décembre 2015 et des évolutions de la société corse au cours des dernières années, et en s'intéressant au glissement des thématiques purement identitaires et à ses conséquences du point de vue de l'égalité des citoyens et des libertés individuelles.
Aucun peuple de l'Antiquité n'eut pire réputation que les Assyriens, au Ier millénaire avant notre ère. La brutalité de ces conquérants inlassables terrifia le Proche-Orient asiatique. Mais ils étaient aussi bâtisseurs et sculpteurs, aimaient la musique et leurs scribes étaient des maîtres dans l'art d'écrire. Le long règne d'Assurbanipal (668-630) marque l'apogée de cette civilisation assyrienne. Le monarque maintint la cohérence de l'Empire par la diplomatie et la guerre, tandis qu'il faisait de sa capitale, Ninive, le centre du monde. Là, les artistes à son service produisirent des bas-reliefs, chefs-d'oeuvre de l'art universel, pendant qu'Assurbanipal y rassemblait tout le savoir de son temps. Ce livre fait pénétrer le lecteur dans l'intimité d'un prince qui appréciait autant l'étude de l'écriture cunéiforme que les exercices du corps, de cet intellectuel devenu homme de pouvoir. Ce monarque au caractère tourmenté - on le voit dans ces pages - fut un administrateur attentif et même tatillon. Il affronta avec une inlassable sagesse virile de vieux problèmes laissés irrésolus par les générations précédentes : la soumission définitive de l'Élam à l'est, la maîtrise de la Babylonie au sud, le contrôle de l'Égypte, la protection de l'Empire contre les nomades d'Anatolie ou les Arabes. Cet ouvrage s'élargit ainsi à tout le Proche-Orient du VIIe siècle, dont il montre les diversités, rassemblées sous le pouvoir d'un seul : Assurbanipal, l'Assyrien.