Claude Mendibil
Claude Mendibil
" Elle s'appelait Ghylaine et c'était ma soeur.À 34 ans, maman d'une petite Cloé âgée de 7 ans, elle annonce à son conjoint qu'elle le quitte. Le 22 septembre 2017, après l'avoir frappée, il l'asperge d'essence et allume un briquet. Leur appartement prend feu.La petite Cloé assiste à presque toute la scène. Brûlée à 92 %, Ghylaine est emmenée à l'hôpital. Elle ne survivra pas. "*Sandrine Bouchait témoigne ici du drame vécu par sa soeur, mais aussi du traumatisme subi par les familles de victimes, confrontées à un deuil impossible. Pour les accompagner dans leur travail de reconstruction, elle a cocréé l'UNFF (Union nationale des familles de féminicide).Elle dénonce l'horreur des féminicides et les dysfonctionnements de la justice : maintien de l'autorité parentale pour le meurtrier, plaintes déposées et souvent ignorées, banalisation de ce type d'assassinat requalifié de " crime passionnel ", formation inexistante des gendarmes, manque d'accompagnement juridique et psychologique...En 2021, encore 113 femmes ont été victimes de féminicide en France : le combat continue !
" Mon père voulait que je sois footballeur. Je suis devenu le Bruce Lee africain. " À onze ans, Dominique Saatenang quitte son village natal, au Cameroun, pour Douala, la grande ville, afi n que ses talents de footballeur aient toutes les chances d'être repérés. Mais il y découvre l'univers de Bruce Lee - et c'est la révélation : " Je veux faire du kung-fu. " Sa jeunesse sera un véritable parcours du combattant, mais jamais Dominique ne déviera de sa voie. Il part en Chine faire un stage d'un mois chez les moines Shaolin. Il y restera quatre ans, réussissant l'exploit d'être le premier Noir admis dans ce temple où l'apprentissage des arts martiaux est une philosophie de vie. Aujourd'hui, l'ancien champion de kung-fu devenu le premier moine bouddhiste africain est l'ambassadeur itinérant du temple Shaolin à l'étranger. Revenu à la vie civile, celui que les Chinois surnomment " l'Aigle noir " a des milliers de disciples en France et en Afrique, où il a ouvert plusieurs écoles de kung-fu. C'est cette success story, celle d'un destin exceptionnel, construit à la force d'une volonté farouche, qu'il retrace ici, nous faisant voyager de l'Afrique à la Chine, pont entre deux cultures qu'a priori tout oppose. C'est aussi une leçon de sagesse à travers laquelle nous découvrons la philosophie Shaolin. Celle-ci imprègne chaque page de cette autobiographie, autant que la puissance d'un rêve d'enfant devenu la réalité d'une vie d'adulte.
Une formidable leçon de vie, aussi lumineuse que le sourire de celle qui l'écrit. Dorine Bourneton veut devenir pilote. Comme les héros de l'Aéropostale. À seize ans, son rêve se brise contre un massif du mont Mézenc, en Haute-Loire : seule survivante du crash du Piper dont elle est passagère, elle perd l'usage de ses jambes. Pas sa passion pour l'aviation, qui se renforce. " Pas à pas, je vais reconstruire mon projet ", écrit-elle. De cette tragédie, Dorine a su tirer une force intérieure propre à surmonter tous les obstacles. À vingt ans, elle obtient son brevet de pilote. Depuis, elle a vécu mille vies... qu'elle raconte ici avec une générosité et un optimisme contagieux.Son engagement pour la reconnaissance des pilotes handicapés, sa soif de nouveaux horizons, sa " famille de coeur " (celle de l'aviation), les défis permanents qu'elle se lance, mais aussi ses combats plus intimes, de femme, de maman, d'amoureuse, et sa volonté farouche de transgresser tous les " impossibles " éclairent chaque ligne du parcours hors normes de cette infatigable aventurière de la vie.