Claude Alzon
Claude Alzon
Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.
Pourquoi la jeunesse des années 1970, malgré les espoirs de Mai 68, semble-t-elle si désenchantée ? La mort de pygmalion dissèque avec une lucidité rare les mécanismes sociaux qui étouffent les aspirations des jeunes et en font les victimes d’un.
Et si la libération des femmes passait par une double lutte ? La Femme potiche et la femme bonniche démasque avec brio les rouages du pouvoir bourgeois et du pouvoir mâle, deux complices inséparables.
Le monde du travail m'est à jamais fermé. Je suis reléguée dans le ghetto des malades mentaux. Parmi eux, je me sens privilégiée. Je ne suis pas à la rue. Je vis avec l'un d'eux, qui me comprend. Grâce à Claude, grâce aux études que j'ai faites sur le tard, j'ai découvert la création. Elle est inépuisable. J'y trouverai d'autres sources de joies. L'isolement, la maladie ne me font pas peur. J'y suis habituée. je vois venir la vieillesse avec sérénité. Je suis beaucoup plus heureuse aujourd'hui qu'à vingt ans. Une seule chose me tourmente : me retrouver sans Claude. Parfois, égoïstement, je souhaite mourir avant lui. L'idéal serait de se suicider ensemble. Il y a songé. Mais j'aime trop la vie, je m'aime trop pour en venir à cette extrémité. À moins que je ne sombre à nouveau dans la folie, ce qui serait le meilleur moyen d'échapper au potentiel inhumain de notre société.