Christophe Wargny
Christophe Wargny
Quercy, années 1940 : Le Causse de Marcel Mercadier restitue la vie quotidienne d’un enfant de paysans après la guerre. Un abécédaire tendre et vivant, entre traditions et savoir-faire oubliés, pour découvrir un monde rural en voie de disparition.
Pacifisme, laïcité, apartheid, Palestine, grèves, morale sexuelle, mariage des prêtres, l'évêque d'Evreux intervient tous azimuts. Aux antipodes du langage mièvre et consensuel de ses collègues - la langue de buis - le petit homme frêle et timide parle. Et parle haut et fort, même si le timbre de la voix est doux et léger. La force de dissuasion est intolérable, le film de Scorcese intéressant, le patronat - même chrétien - injuste, les écoles chrétiennes liberticides. Personne n'est épargné. Surtout pas l'Église de France qui, en retour, n'est guère prête à donner à Monseigneur Gaillot le bon Dieu sans confession. Qui est l'évêque d'Evreux ? Pourquoi son impact auprès du public et des médias ? Jusqu'où ira l'homme dont la libre parole interpelle autant les Chrétiens que les autres ? Où s'arrêtera l'« effet Gaillot » ?
La presse en témoigne : Vandoncourt est l'un des villages les plus animés de France. La fête et la démocratie au village, le réveil d'une communauté rurale, l'imagination au pouvoir, à la recherche de nouvelles formes de vie... À Vandoncourt, c'est tous les jours dimanche : une enquête menée par un témoin passionné de révolution culturelle au village.
Christophe Wargny nous a fait vivre une expérience unique avec son premier livre, écrit en 1976. Il y esquissait la richesse d'imagination et de ressource militante d'hommes et de femmes pour lesquels voter ne suffit pas à transformer la vie de la cité. « Louvier : sur la route de l'autogestion ? » C'était une défense et illustration de l'autogestion, mais aussi des questions, un rendez-vous avec l'histoire. Et l'histoire s'écrivait sous nos yeux. 1977, les élections municipales confirmaient l'autogestion... espérance diffuse et cependant profonde au point de séduire, en apparence au moins, ses ennemis d'hier. La coqueluche autogestion ? Maladie d'utopie ? Remède immunisant contre les bureaucrates, les notables et les étroits d'esprit ? Est-on frappé par elle comme on l'est par la grâce ? Est-on frappé par elle comme on l'est par la peste ? Ou ni l'un ni l'autre ? « Mairies frappées d'autogestion », c'est une enquête autant qu'une quête. Pour elles, Christophe Wargny a pris son bâton de pèlerin, a sillonné la France du Haut Rhin en Vendée en passant par le Gers, le Nord, le Doubs, la Seine-et-Marne ou la région parisienne. Il vous parle de Coupvray, de La Roche-Sur-Yon, de L'isle-Jourdain, de Louviers, de Lutterbach, de Marle, de Mons-En-Baroeul ou de Vandoncourt avec ce même amour pour des hommes et des femmes qui y croient et agissent pour rendre le pouvoir aux citoyens. Mais l'humour est présent, comme un signal : attention, travaux ; attention, autogestion. « Mairies frappées d'autogestion », c'est, enfin, un souffle d'unité dans l'action, face aux problèmes communs. S'y retrouvent des maires, des adjoints ou bien des conseillers venus d'horizons différents du C.E.R.E.S., du P.C.F., du P.S. et du P.S.U. L'unité n'est pas l'uniformité. Ici est reconnue la différence.