Christian Nadeau
Christian Nadeau
Qu'est-ce que le racisme systémique? Comment parler d'un phénomène, qui selon l'idée même de « système », est si vaste qu'on en perçoit difficilement les frontières? Par racisme systémique, il faut entendre les oppressions diverses mais toujours connexes vécues par les personnes racisées dans des domaines comme le travail, la justice pénale, la santé, l'éducation, le logement, etc. Ainsi, le simple nom de famille d'une personne peut représenter un obstacle majeur à l'obtention d'un emploi ou d'un logement, et le Québec n'est pas aussi distinct qu'on voudrait parfois le croire. Ce livre montre que la lutte contre le racisme n'est pas l'affaire de quelques individus isolés ou d'idéalistes. Il faut passer de l'aveuglement à la prise de conscience collective pour agir et établir des normes politiques et sociales valables pour toutes et tous. Ce livre est aussi militant car il ne prétend pas à la neutralité : il contribue à sa modeste façon à une lente mais radicale transformation du monde dans lequel nous vivons. L'antiracisme gagne chaque jour des batailles importantes grâce aux efforts inlassables de femmes et d'hommes à qui nous devons beaucoup plus qu'on ne peut l'imaginer, à commencer par les treize militantes et militants de ces 11 brefs essais, qui persistent... et qui signent !
Et si la démocratie syndicale pouvait transformer nos sociétés ? Agir ensemble de Christian Nadeau explore comment allier représentation et participation pour renforcer la démocratie, au sein des syndicats comme dans la société.
Vous êtes de gauche ? La belle affaire, de répondre la droite. La gauche est l'utopie des désoeuvrés, tout juste bonne pour éblouir des troupeaux de jeunes niais et quelques séniles agités du bocal. Débarrassons-nous donc une fois pour toutes de ces améliorateurs impénitents et de ces niais projets, voire de ces idées subversives et dangereuses ! Jetons le bébé avec l'eau du bain. Gauche, gauchistes, socialistes, communistes, tous dehors ! Tout au contraire, pour Christian Nadeau, le projet politique de la gauche représente l'âge adulte de la démocratie. Être de gauche signifie voir dans la justice sociale la condition de la liberté. Bien sûr, la droite se réclame des libertés individuelles, mais en leur refusant leur principal bouclier, soit le pouvoir des groupes : celui de la société civile, celui des institutions et surtout, celui de l'État.
Et si la droite conservatrice n’était plus ce qu’elle prétend être ? Contre Harper démasque la révolution silencieuse menée par Stephen Harper et son gouvernement, transformant radicalement le Canada sous couvert de tradition.
Impérialistes, impuissants, inefficaces, manipulés, abstraits, trop nombreux ou trop faiblement exigeants, dépourvus de sanctions lorsqu'ils sont violés : les droits de l'homme sont critiqués de toutes parts. On les accuse aussi d'être néolibéraux, de détruire la justice sociale pour mieux servir les puissances économiques, qu'elles soient étatiques ou qu'elles recouvrent des intérêts privés multinationaux. Pourtant, les droits de l'homme sont mal aimés des néolibéraux qui n'ont de cesse d'en privilégier certains (civils et politiques) contre d'autres (économiques et sociaux), quitte à les sacrifier tous au nom de la liberté du marché pensée comme forme optimale de l'organisation sociale. Ces droits constituent même souvent des instruments de résistance au néolibéralisme. Pablo Gilabert est professeur au Département de philosophie de l'Université Concordia. Danièle Lochak est professeure émérite de droit à l'université Paris Nanterre. Elle est engagée de longue date dans le milieu associatif, notamment à la Ligue des droits de l'homme et au Gisti (Groupe d'information et de soutien des immigré·es). Christian Nadeau est professeur au Département de philosophie à l'Université de Montréal.
Le retour des doctrines de la "guerre juste" dans les discours des grandes puissances pourrait suffire à en condamner le concept : ces doctrines ne servent-elles pas à justifier leurs entreprises impérialistes ? Si vouloir la justice au prix de la guerre revient souvent à imposer sa propre conception du juste, la réalité de la guerre (violence armée à des fins politiques) la couperait néanmoins du droit et de la morale. Faut-il pour autant condamner toute réflexion sur la guerre juste ? Toute évaluation normative comme toute critique politique deviendrait alors impossible. Dénoncer une guerre comme injuste ou refuser les usages politiques qu'on peut en faire, suppose des catégories morales et juridiques permettant de dégager des critères de justice applicables à la guerre. Les trois axes de la théorie sont présentés : le droit de la guerre, le droit dans la guerre, le droit d'après la guerre.
Dans ces entretiens avec Christian Nadeau, Georges Leroux célèbre un idéal d'amitié intellectuelle qu'il a découvert dans sa jeunesse, au début de sa formation à l'Institut d'études médiévales, et retrouvé à différents moments de sa longue carrière. Le récit de sa vie devient alors l'accompagnement d'une période d'effervescence où le Québec s'est doté de grandes institutions publiques, d'une vie intellectuelle et culturelle diversifiée, de savoirs et d'espoirs.