Christian Destremau
Christian Destremau
La biographie de référence du créateur de James BondIan Fleming (1908-1964), doté d'une enfance écossaise privilégiée, se révèle pendant la Seconde Guerre mondiale : il rejoint le renseignement naval, où il imagine les plans les plus audacieux et se fait remarquer par sa capacité à résoudre les problèmes et par le peu de respect qu'il manifeste pour la hiérarchie. Immédiatement après-guerre, il erre entre piges journalistiques et séjours à la Jamaïque où il acquiert une maison en 1946 et entre en littérature un peu par hasard : mêlant aventures exotiques, intrigues, " méchants " invraisemblables, torture, sadomasochisme, séduction et sexe, il renouvelle un genre et séduit un public de plus en plus nombreux grâce à un personnage désormais entré dans la légende du cinéma : James Bond. Christian Destremau brosse avec maestria le portrait intime de ce génie créateur et secret dont le héros continue à fasciner des millions de personnes à travers le monde.
Le panorama complet du Moyen-Orient durant la Seconde Guerre Mondiale : "Qu'il s'agisse de la question de Palestine, de la politique méditerranéenne du Reich ou de l'action de Vichy au levant, Ch. Destremau ne mégote pas sur les éclairages novateurs. Salutaire." (Emmanuel Hecht, L'Express)Le panorama complet du Moyen-Orient durant la Seconde Guerre Mondiale : "Qu'il s'agisse de la question de Palestine, de la politique méditerranéenne du Reich ou de l'action de Vichy au levant, Ch. Destremau ne mégote pas sur les éclairages novateurs. Salutaire." (Emmanuel Hecht, L'Express) Au crépuscule de son règne, Hitler regretta d'avoir négligé le Moyen-Orient : " Tout l'Islam vibrait aux nouvelles de nos victoires ", déclarait-il alors. Mais l'idéologie nazie a-t-elle réellement trouvé des relais en Iran, en Egypte ou en Irak ? Le monde arabe a-t-il effectivement collaboré avec l'Axe ? Pour répondre à ces questions controversées, Christian Destremau retrace les principales étapes du second conflit mondial au Moyen-Orient : la guerre en Cyrénaïque, la politique du Reich en Palestine, le coup d'Etat antibritannique en Irak, le rôle de Vichy en Syrie... En portant le regard sur ce théâtre d'une importance capitale, notamment en raison des puits de pétrole et de la question de la Palestine, l'auteur apporte nombre d'éclairages novateurs sur la Seconde Guerre mondiale. " Une mise en pièces du cliché de la connivence entre islamisme et nazisme. "Le Figaro littéraire
La biographie d'un géant de l'Histoire, conquérant et fondateur de l'Arabie saoudite. Ibn Saoud est le fondateur, en 1932, du royaume d'Arabie saoudite et le grand-père de l'homme fort actuel, Mohammed ben Salman. Jacques Benoist-Méchin en avait donné une biographie, il y a soixante-dix ans, qui connut un succès considérable, à une époque où le royaume commençait tout juste à faire parler de lui en raison des découvertes pétrolières. Les temps ont changé et, sous l'impulsion de " MBS ", l'Arabie saoudite est devenue un acteur parfois controversé mais incontournable des affaires internationales. Mais si le pays semble, dans une certaine mesure, s'ouvrir à la modernité – toujours grâce au pétrole mais aussi, désormais, grâce au tourisme et au football… –, il demeure une énigme. C'est en se replongeant dans le passé, dans la vie aventureuse du jeune Ibn Saoud, au début du XXe siècle, que l'on peut mieux comprendre le royaume tel qu'il est aujourd'hui. Christian Destremau brosse avec brio le portrait d'un " renard du désert " devenu homme d'État ; d'un conquérant bâtisseur et mû par de solides convictions – notamment au sujet de la Palestine et de la naissance d'Israël. Pendant les trente-deux années que dura la conquête de la péninsule Arabique, Ibn Saoud fit preuve d'une maîtrise parfaite dans l'art de la guerre du désert et, plus encore, d'une habileté consommée face à ses adversaires comme avec ses alliés. Ainsi fit-il allégeance à la Grande-Bretagne durant la Première Guerre mondiale et sollicita-t-il l'aide financière de Moscou, cette métropole satanique, pour renflouer ses caisses à l'aube des années 1930. En 1932, le royaume d'Arabie saoudite était fondé et, après une dernière expédition guerrière contre l'imam du Yémen (1934), ses frontières stabilisées : celui qui n'avait pas une pierre où poser la tête au début de son entreprise régnait désormais sur un territoire grand comme trois fois et demie la France. Cet homme d'État incontournable et madré – qui choisit de maintenir son pays dans une neutralité favorable aux Alliés durant la Seconde Guerre mondiale – a conclu en 1945 avec le président américain Roosevelt un accord stratégique motivé par la géopolitique du pétrole, plaçant l'Arabie saoudite dans l'orbite économique et sous la protection militaire américaine. À sa mort en 1953, il laisse derrière lui l'un des pays les plus puissants et influents du monde musulman, membre de l'ONU et de la Ligue arabe. En lisant la magistrale biographie que lui consacre aujourd'hui Christian Destremau, à partir, notamment, de nombreux documents d'archives, on découvre notamment un fait essentiel : pour Ibn Saoud, comme pour ses successeurs, la religion islamique, sous sa forme " wahhabite " – à laquelle ils adhèrent pleinement – n'a pas pour mission de convertir le monde, mais doit aider la dynastie des Saoud à se maintenir au pouvoir, pour les siècles qui viennent. Le récit d'une vie hors normes qui se lit comme un roman d'aventures.
La magnifique mais complexe relation de Winston Churchill avec la France racontée pour la première fois." Français, c'est moi, Churchill, qui vous parle. " Le lundi 21 octobre 1940, les auditeurs français de la BBC entendent pour la première fois la voix du Premier ministre qui s'adresse directement à eux, et, au surplus, dans leur langue. Car Winston Churchill, qui est assurément le plus francophile de tous les dirigeants étrangers de la Seconde Guerre mondiale, compte dans sa généalogie des ascendants français à la fois du côté de son père et de sa mère - sa grand-mère maternelle, par exemple, a vécu à Paris de 1867 à 1873 -, et a très tôt appris la langue. La relation qu'il entretient avec la France ne se résume pas à ses séjours dans les luxueuses villas de la Côte d'Azur ou aux liens établis avec de Gaulle. Très tôt, en effet, Churchill a baigné dans l'histoire de France, une histoire, à ses yeux, qui est pleine de bruits et de fureur : c'est Jeanne d'Arc, Napoléon, c'est la solidité du poilu et la Première Guerre mondiale, c'est Clemenceau et la force de la volonté et du verbe. Parfois admiratif du génie français, parfois exaspéré par les " frogs ", il réservera toujours une place particulière à l'hexagone. Et si, déclare-t-il un jour, " le Tout-Puissant dans son infinie sagesse, n'a pas jugé bon de créer les Français à l'image des Anglais ", il sait bien que, sans cette France turbulente et imprévisible, il n'aurait sans doute pas connu un tel destin.
La biographie référence du " Lawrence d'Arabie " français.Louis Massignon (1883- 1962) fut à la fois un remarquable spécialiste de l'Islam et du monde arabe, un agent d'influence du Quai d'Orsay et un intellectuel engagé dans toutes les batailles du Moyen-Orient et de l'Afrique du Nord. Indéfectible patriote, comme son plus farouche adversaire Lawrence d'Arabie, il milita très tôt pour l'indépendance de l'Algérie. En privé, le personnage se révèle tout aussi complexe et passionnant : catholique au mysticisme fervent, il demandera à être ordonné prêtre selon le rite melkite.Christian Destremau a, entre autres, publié chez Perrin Ce que savaient les Alliés et Le Moyen-Orient pendant la Seconde Guerre mondiale. Jean Moncelon a consacré sa thèse de doctorat ès lettres à Massignon et a passé une partie de sa carrière au Moyen-Orient. Cet ouvrage a reçu le prix de la biographie de l'Académie française.
Comment la philosophie peut-elle penser le droit ? Qu'en est-il, particulièrement, de la prétention que j'émets à la possession de telle chose et de l'obligation que j'ai d'accomplir certains actes ? Disciple parmi les plus remarquables de Husserl, premier phénoménologue à s'intéresser de près à la sphère juridique, Adolf Reinach (1883-1917), prématurément disparu, est l'auteur d'une théorie des « actes sociaux » dans laquelle on a pu voir une anticipation du « tournant pragmatique » opéré dans la philosophie du langage de John L. Austin. Il restait à étudier cette entreprise exceptionnelle pour elle-même, mais aussi en relation aux grandes synthèses classiques (Kant) ou contemporaines (Kelsen) en matière de philosophie du droit. C'est ce que fait le présent ouvrage dirigé par Jocelyn Benoist et Jean-François Kervégan ; les contributions qu'il regroupe, dues aux meilleurs spécialistes, apportent un éclairage différent sur l'opposition usuelle entre droit naturel et positivisme juridique, et renouvellent entièrement les débats les plus actuels sur la légitimité et le contenu du droit.
Immortalisé sur la pellicule par Peter O'Toole, objet de nombreux romans, Lawrence d'Arabie est écrasé par le mythe qu'il a en partie crée avec Les Septs Pilliers de la sagesse. Pour s'en soustraire et retrouver l'homme, voici sa première biographie historique. Thomas E. Lawrence est écrasé par le mythe qu'il a contribué à créer avec Les Sept Piliers de la sagesse et dont le film de David Lean est l'aboutissement. Sa vérité est pourtant plus insaisissable que la légende propagée par ses hagiographes comme par ses détracteurs. Archéologue et agent de renseignements, orientaliste – bien que l'émir Fayçal qualifia affectueusement son arabe de " perpétuelle aventure " –, chef de guerre audacieux et téméraire, soldat de la RAF, faiseur de rois, Lawrence se rêvait avant tout écrivain. Personnalité envoûtante, le " garçon adoré " de Gertrude Bell a incontestablement marqué l'histoire et les lettres britanniques. Mais Lawrence a aussi sa part d'ombre. La révolte arabe de 1916-1918 ne se résume pas à une glorieuse épopée, les massacres de prisonniers en témoignent. De même, son action vis-à-vis des leaders arabes comme de l'administration anglaise laisse entrevoir un opportunisme parfois déroutant. Quant au statut de héros de la Première Guerre mondiale, il n'aura de cesse de le rejeter. Il n'en demeure pas moins que la vie de l'Emir dynamit est exceptionnellement romanesque. Christian Destremau la restitue pleinement dans cette grande biographie historique.
Un aspect passionnant, mais peu connu, de la Seconde Guerre mondiale : comment les Alliés ont mis au point un système de déchiffrement qui leur a permis de pénétrer dans les programmes secrets de Hitler et des Japonais.