Charles Seignobos
Charles Seignobos
Et si l’Europe n’était qu’une mosaïque de peuples unis par une histoire commune ? Charles Seignobos, historien de renom, propose une synthèse ambitieuse de l’évolution européenne, des origines antiques à l’époque moderne.
BnF collection ebooks - "La méthode historique est la méthode employée pour constituer l'histoire; elle sert à déterminer scientifiquement les faits historiques, puis à les grouper en un système scientifique. Il semble donc au premier abord, tant qu'on reste dans la logique formelle, qu'il existe une science spéciale, l'histoire, que cette science étudie une certaine catégorie de faits, les faits historiques, et qu'elle les étudie par une méthode appropriée à la nature de ces faits..."
Contribution de premier plan sur les relations entre l'histoire et les sciences sociales, cet ouvrage est écrit au début du XXe siècle alors que les différentes disciplines des sciences sociales tentent de se constituer et de se définir comme sciences, non sans une certaine concurrence. Charles Seignobos y discute des apports et différences entre les sciences sociales tout en rappelant la spécificité de la méthode historique. Publié en 1901, ce texte a provoqué des débats fondateurs des sciences sociales, initiant notamment la critique de François Simiand contre une histoire qualifiée d'« historisante » (1903). Lire cet ouvrage conduit pourtant à redécouvrir, comme Antoine Prost nous y invite dans sa préface inédite, « l'ampleur, la modernité et l'importance » de l'épistémologie de l'histoire de Seignobos, loin de toutes les caricatures positivistes, et donnant une large place au subjectivisme de l'interprétation.
L'Introduction aux études historiques constitue le texte de référence de ce qu'on a appelé « l'école méthodique historique » française. Ce manuel cherche à définir les règles de la méthode historique afin de contribuer à asseoir la scientificité d'une discipline, l'histoire, dans le contexte de sa professionnalisation universitaire. Le texte affirme le primat des archives comme preuves et sources du récit historique, et revient sur les différentes étapes du travail sur archives, de la localisation à l'interprétation des documents. Tout à la fois loué et critiqué, ce texte reste d'une indéniable modernité et mérite de figurer sur les tables de chevet de tous les apprentis chercheurs en sciences sociales. Nous sommes heureux de le rendre accessible dans une édition enrichie par une préface de Gérard Noiriel.