Chantal Verdeil
Chantal Verdeil
Actes des journées d'étude organisées à Longvic, les 5 et 6 novembre 1998, par l'ACODEGE (Dijon), l'ADAGES (Montpellier), l'ARI (Marseille), l'ARSEA (Strasbourg), l'ARSEAA (Toulouse), REALISE (Nancy). Quelle politique d'action entrepreneuriale pour les associations d'action sociale ? Le contexte social et économique actuel réinterroge la pertinence et l'efficacité de leurs outils, de leurs méthodes, de leurs stratégies de développement et de leur style de management. Les associations organisatrices poursuivent ici la réflexion entamée aux journées de Toulouse en 1996 (Les associations dans l'action sociale. Une volonté, un défi pour l'avenir, Éditions ENSP, 1997). Principaux thèmes abordés : les mutations sociales en cours, associations et secteur quaternaire, l'évolution des modes de financement, éthique et compétence, les enjeux de la démarche qualité, les associations dans la construction européenne...
En 1984, le législateur séparait les activités d'animation technique des CREAI de la gestion des établissements. En 1996, cinq « associations gestionnaires » nées de cette scission organisent deux journées d'étude consacrées à la problématique des associations à but non lucratif dans l'action sociale. La rupture émancipatrice de 1984 a permis une mobilisation féconde. Elle a posé la question de la continuité et de l'enrichissement des actions menées en faveur des publics concernés, et aussi celle des valeurs fondatrices des associations. À l'heure de l'évolution de la loi du 30 juin 1975, les associations s'interrogent sur leur fonctionnement et leur place dans les politiques sociales. Les intervenants de ces journées ont montré combien le fait associatif restait un outil indispensable à l'action sociale, à la condition d'être porteur d'éthique, de compétence et de perspectives innovantes. Actes des journées d'étude organisées à Toulouse, les 15 et 16 novembre 1996, par :
Forgée au début du XXe siècle et initialement liée aux intérêts britanniques dans le golfe Persique et au voisinage de l'Inde, l'expression « Moyen-Orient » a des définitions fluctuantes. Ce livre traite d'un espace allant de l'Égypte à l'Iran et de la mer Noire à l'océan Indien, et inclut occasionnellement le Maghreb. Il souligne l'unité de la région, qui tient à l'héritage des Empires ottoman et qajar et à l'ancienneté dela présence de l'islam. Son ambition est double : sortir des études sectorielles par aire linguistique ou État pour étudier le Moyen-Orient comme un ensemble ; dans un cadre chronologique dicté par la politique, les relations internationales et, bien souvent, la violence des guerres et des conflits, faire vivre les populations sur les plans culturel, religieux, social et économique.
L'expression Moyen-Orient est récente, son acception changeante. Le présent recueil couvre les actuels Turquie, Iran, États arabes orientaux (Égypte, États de la péninsule Arabique, Syrie, Liban, Jordanie, Irak), Israël et territoires palestiniens. Les textes réunis en racontent l'histoire sur plus de deux siècles, en tenant compte des événements les plus récents. Ils témoignent non seulement des bouleversements politiques, mais aussi des transformations économiques, sociales, religieuses et culturelles et des réalités vécues. Ce sont les intéressés eux-mêmes, Arabes, Turcs, Iraniens et d'autres, qui prennent la parole, donnant à voir de l'intérieur une région souvent analysée au seul prisme des relations internationales. Collectés depuis plus de vingt ans par les auteurs du recueil, ces textes ont fait l'objet d'un enseignement dans différents cursus de licence d'histoire et d'arabe. Tous précédés d'une introduction, ils sont destinés aux étudiants, aux professeurs désireux de disposer d'un support pédagogique sur des sujets difficiles et passionnants, et à tout lecteur soucieux d'en apprendre davantage et autrement sur le Moyen-Orient. Anne-Laure DUPONT est maître de conférences en histoire contemporaine à l'université de Paris-Sorbonne (Paris IV). Catherine MAYEUR-JAOUEN, ancienne élève de l'École Normale Supérieure et agrégée d'histoire, est professeur d'histoire de l'islam moderne et contemporain à l'Institut national des langues et civilisations orientales (INALCO) et chercheur au Centre de recherches Moyen-Orient et Méditerranée (CERMOM). Chantal VERDEIL, diplômée de l'Institut d'Études Politiques de Paris et agrégée d'histoire, est maître de conférences en histoire du monde arabe contemporain à l'INALCO et chercheur au CERMOM.
Les révolutions dans le monde arabe n'ont pas seulement ébranlé ou mis à bas des régimes réputés inamovibles. Leurs ondes de choc ont aussi bouleversé les relations des pays arabes avec les autres États du monde. C'est cette question fondamentale et pourtant peu explorée qu'aborde ce livre sur les répercussions des révolutions arabes à l'échelle régionale et internationale, à travers les exemples de la Turquie, de l'Iran, de la Russie, d'Israël et de la Chine. Chacun des chapitres de la première partie offre ainsi un regard décentré sur les processus révolutionnaires encore à l'oeuvre. La deuxième partie du livre permet un tout autre décentrement. En se concentrant sur les médias et sur la scène artistique, c'est une profonde reformulation des discours et des pratiques politiques que les contributeurs à cet ouvrage mettent au jour. Et ce, pour des questions aussi centrales que les pratiques de l'islam, les capacités d'engagement, et à l'inverse la perpétuation des logiques d'obéissance. Ce livre explore enfin, en son dernier volet, les transformations sociales et spatiales sur lesquelles les révolutions ont jeté une lumière nouvelle : comment la politique de libéralisation menée par le régime d'al-Assad a contribué à l'éclatement de la violence en Syrie ; comment les migrations de travailleurs au Maghreb, au Proche-Orient et dans le Golfe ont influé sur la transformation des régimes arabes ; comment, en dernier lieu, les révolutions ont changé le rapport des Égyptiens à l'espace public et des Libyens à leur territoire.