Cédric Sapin-Defour
Cédric Sapin-Defour
« J'ai appris par mes parents à goûter les bonheurs simples, me balader en montagne, être avec mes copains, faire un feu de bois, voir des animaux, parler aux arbres. Tout cela constitue une richesse absolue, c'est ce qui rend ma vie heureuse. » Depuis sa montée, enfant, à l'aiguille du Midi, Cédric Sapin-Defour voue une passion profonde à la montagne. Bercé par une « mythologie alpine », il n'a eu de cesse d'organiser sa vie autour des reliefs. Installé en Savoie, cet amoureux du dehors fasciné par la neige, la glace, pratique le ski de randonnée, l'alpinisme et le parapente, synonymes pour lui de joie, de liberté, mais aussi de risque assumé. Au cours de ces entretiens, il évoque notamment son goût pour une vie nomade, son rapport au vivant et aux animaux, sa recherche de l'épure en sport comme en littérature, son attention au langage, aux injustices. Chemin faisant, il nous fait entrer dans son atelier d'écriture et raconte le quotidien en montagne, où l'on fait ses humanités : « Vivre dans cette vallée a forgé mon rapport à "autour" plus que toute autre influence. Mes enseignants sont la montagne, les saisons, les habitants de ce Beaufortain où j'habite depuis près d'un quart de siècle. »
Le vendredi 12 août 2022, au bout d'une vallée étincelante dans la province de Bolzano, un couple affranchi de toute contrainte s'envole l'un à la suite de l'autre, en parapente. Cédric et Mathilde, deux passionnés de montagne, ont mille fois fait le geste de se jeter dans l'air pur. Cédric se tourne, il ne voit plus Mathilde. Dans le halètement des minutes incertaines le menant jusqu'au lieu de la chute, seules des questions. A-t-elle survécu ? Que faire ? Découpé en scènes à suspense, ce récit qui vous saisit à la gorge est roman-vrai d'un couple à l'unisson de son désir de liberté et mémoire d'une reconstruction qui prendra plusieurs années. Mathilde doit tout réapprendre. C'est une page blanche que l'amour imbibe, sur laquelle s'écrit une existence à réinventer et qui nous interroge. Tandis que l'autre renaît, qu'est-ce qui meurt en soi ? Comment ensemble se reconstruire ? Ode à la beauté de l'instant, ce livre puissant est avant tout un hymne à la vie.
C'est une histoire d'amour, de vie et de mort. Sur quel autre trépied la littérature danse-t-elle depuis des siècles ? Dans Son odeur après la pluie, ce trépied, de surcroît, est instable car il unit deux êtres n'appartenant pas à la même espèce : un homme et son chien. Un bouvier bernois qui, en même temps qu'il grandit, prend, dans tous les sens du terme, une place toujours plus essentielle dans la vie du narrateur.Ubac, c'est son nom (la recherche du juste nom est à elle seule une aventure), n'est pas le personnage central de ce livre, Cédric Sapin-Defour, son maître, encore moins. D'ailleurs, il ne veut pas qu'on le considère comme un maître. Le héros, c'est leur lien. Ce lien unique, évident et, pour qui l'a exploré, surpassant tellement d'autres relations. Ce lien illisible et inutile pour ceux à qui la compagnie des chiens n'évoque rien. Au gré de treize années de vie commune, le lecteur est invité à tanguer entre la conviction des uns et l'incompréhension voire la répulsion des autres ; mais nul besoin d'être un homme à chiens pour être pris par cette histoire car si pareil échange est inimitable, il est tout autant universel. Certaines pages, Ubac pue le chien, les suivantes, on oublie qu'il en est un et l'on observe ces deux êtres s'aimant tout simplement.C'est bien d'amour dont il est question. Un amour incertain, sans réponse mais qui, se passant de mots, nous tient en haleine. C'est bien de vie dont il est question. Une vie intense, inquiète et rieuse où tout va plus vite et qu'il s'agit de retenir. C'est bien de mort dont il est question. Cette chose dont on ne voudrait pas mais qui donne à l'existence toute sa substance. Et ce fichu manque. Ces griffes que l'on croit entendre sur le plancher et cette odeur, malgré la pluie, à jamais disparue.
Quarante récits de montagne irrévérencieux et réjouissants qui s'inspirent de nos faits de langage et des figures de style. Allitération, épizeuxe, palindrome, digression, acrostiche et autre litote éclairent nos aventures alpines pour nous donner à lire ce qu'il se dit dans le huis clos d'une ascension, depuis la formation de la cordée, la nuit au refuge, l'arrivée au sommet et même après, de retour en bas, à l'heure de rapporter l'exploit. Ainsi Cédric Sapin-Defour s'inspire d'une figure de style littéraire pour raconter quarante moments de montagne comme autant de scenettes inspirées de la réalité. Et comme l'exemple vaut mieux que la leçon, parlons du Tautogramme... " Putain, panne presque pétée, piolets Petzl pourris ! " Le Tautogramme est donc un cas particulier d'allitération (répétition d'une ou plusieurs consonnes à l'intérieur d'une même phrase) formant un texte dont tous les mots commencent par la même lettre. L'auteur part de cette phrase pour raconter la fin de l'aventure à suspense de ce piolet cassé... Cédric Sapin-Defour tient autant en respect les hommes, les montagnes et les mots, c'est sans doute pour cette raison qu'il sait si bien les conjuguer.
Cinquante-deux semaines en montagne : chronique de la montagne comme on la vit là-haut, comme on en parle en bas. L'été dernier, quand des géomètres-experts sont montés sur le mont Blanc pour lui enlever deux mètres, Cédric Sapin-Defour a pris un coup de sang, et la plume : " Il suffisait de soudoyer quelques scientifiques, chose aisée compte tenu des salaires de la fonction publique... " et on lui aurait plutôt rajouté quelques mètres ! Dans ses chroniques hebdomadaires sur un jeune site d'actualité montagnarde, Alpine Mag, il s'est laissé aller à sa colère amusée. Rien ne lui échappe : les traileurs et leurs t-shirts de finishers, le désert des stations village à la Toussaint, les grimpeurs qui jouent à chifoumi quand ils n'ont pas l'onglée, la résilience des ronfleurs de refuges, les pierres qui remontent sur le premier de cordée, et cette étrange habitude d'aller là-haut " pour trouver les réponses à ces fichues questions que la vie d'en bas nous soumet "... Ses chroniques rassemblées racontent la montagne d'aujourd'hui et ceux qui s'y frottent, y brillent, et comment ils retombent sur le plancher des vaches. Des textes piquants, vifs, drôles, profonds aussi qui explorent toutes les pratiques : ski, trail, alpinisme... avec ou sans dossard, avec ou sans forfait. Sans sucre. Espresso.
Après le succès de Espresso - 52 semaines en montagne, Cédric Sapin-Defour poursuit sa chronique de la vie en montagne - mais pas seulement, avec le même désir farouche de porter son regard tout là-haut, au plus près des hommes. Un Tome 2 drôle et sensible. " Les choses de la montagne sont comme le reste de la vie, à les observer de trop loin, elles se font floues, on en oublie le coeur. " Alors il se hisse là-haut, souvent, par choix toujours, pour goûter aux promesses d'une passion née dans les heures ardentes de l'enfance et dont il n'a jamais perdu le chemin. Et quand il en revient, il sait sans rougir combien ce fut précieux car là-haut, on rencontre tout ce qui fait la vie, les peines, les rires, les colères et les joies. Les peurs aussi. Tout ce qui fait la vie, jusqu'au-delà des montagnes. Tout ce qui fait la vie et un peu l'éclaire. Cédric Sapin-Defour a pris le parti de l'écriture pour ce qu'elle offre d'audace et de liberté à raconter ces parenthèses. La réalité rencontre la poésie, les mots se frottent à l'âme et nous voilà embarqués dans un territoire familier dont nous goûtons la répétition quand elle oeuvre au nom du bien commun : le monde des hauteurs.
Le vendredi 12 août 2022, au bout d'une vallée étincelante dans la province de Bolzano, un couple affranchi de toute contrainte s'envole l'un à la suite de l'autre, en parapente. Cédric et Mathilde, deux passionnés de montagne, ont mille fois fait le geste de se jeter dans l'air pur. Cédric se tourne, il ne voit plus Mathilde. Dans le halètement des minutes incertaines le menant jusqu'au lieu de la chute, seules des questions. A-t-elle survécu ? Que faire ? Découpé en scènes à suspense, ce récit qui vous saisit à la gorge est le roman vrai d'un couple à l'unisson de son désir de liberté et mémoire d'une reconstruction qui prendra plusieurs années. Mathilde doit tout réapprendre. C'est une page blanche que l'amour imbibe, sur laquelle s'écrit une existence à réinventer et qui nous interroge. Tandis que l'autre renaît, qu'est-ce qui meurt en soi ? Comment ensemble se reconstruire ? Interprétation humaine Durée : 09H25
Prix Littéraire 30 Millions d'AmisC'est une histoire d'amour, de vie et de mort entre un homme et son chien. Un bouvier bernois, Ubac, qui, en même temps qu'il grandit, prend une place toujours plus centrale dans les jours du narrateur. Certaines pages, Ubac pue le chien, les suivantes, on oublie qu'il en est un, et l'on observe ces deux êtres s'aimant tout simplement. Un amour mystérieux qui, se passant de mots, nous tient en haleine. Une vie intense, inquiète et rieuse où tout va plus vite et qu'il s'agit de retenir. Et la mort dont on ne voudrait pas mais qui donne à l'existence toute sa substance. Reste ce fichu manque. Ces griffes que l'on croit entendre sur le plancher et cette odeur, malgré la pluie, à jamais disparue. Nul besoin d'être converti pour partager ces treize années d'une vie commune. Cette histoire est universelle. Durée : 06H35