Caroline Allard
Caroline Allard
Une fois qu'on est dans l'indignité, on ne peut plus s'en sortir. On y sombre. Et le fond semble étrangement lointain. On regarde les livres sur nos tablettes : La première année de bébé, Comment nourrir sainement votre progéniture ou Aider votre enfant à bâtir son estime de soi. On les regarde, ces bouquins, et on ricane. La première année de bébé nous semble noyée dans le brouillard du manque de sommeil. Côté nourriture, aucune inquiétude, puisque c'est avec notre équilibre mental que notre progéniture casse la croûte. Quant à l'estime de soi, c'est plutôt celle des parents qu'il faut rebâtir brique par brique, roman policier par roman policier, gin tonic par gin tonic. Et tome par tome, d'où ce tome 2 qui, espérons-le, vous fera rigoler autant que le premier. On pourrait aussi bien dire que ça vous fera réfléchir, mais ce serait un mensonge éhonté. Longue vie à l'indignité! Caroline Allard a mis deux enfants au monde. Bien qu'elle les aime énormément, elle ne peut réprimer une envie irrépressible de défoulement qu'elle soulage en écrivant des chroniques rigolotes à leur sujet. Son premier roman, tiré de son blogue, a remporté le Grand Prix littéraire Archambault et lui a aussi permis de visiter moult Salons du livre, ce qui a pour avantage de l'autoriser à fuir ponctuellement la maison pour s'amuser en bonne compagnie. Son principal projet d'avenir est (cochez la bonne réponse): A) Avoir 13 autres enfants pour subséquemment écrire 13 nouveaux tomes de Mère indigne; B) Attendre que ses filles grandissent pour leur faire rédiger ses chroniques à sa place; ou C) Aller se préparer un gin tonic, parce qu'écrire une bio, ça donne soif.
Une compositrice de jingles publicitaires en panne d'inspiration, un jeune étudiant en musique jazz et son disquaire, un chef d'orchestre détesté de son Konzertmeister, un ex-violoniste qui cherche à faire taire le « boucan dans sa tête », une muse qui s'abandonne corps et âme dans un set de musique électro, un violoncelliste reclus pour qui jouer n'est que douleur, et une femme qui trace l'inventaire musical et sonore d'une vie à mi-parcours.
Cet ouvrage captivant, qui repose sur une abondante documentation, s'étend sur 300 ans et apporte un éclairage vivant et authentique sur l'histoire de l'Amérique française. Les Ainsse constituent un bel exemple de ces familles qui ont essaimé à travers tout le continent et laissé leurs traces au Québec, au Canada et aux États-Unis; elles ont marqué notre histoire nationale. Originaire de Grande-Bretagne, la famille Haynes a émigré en Nouvelle-Angleterre vers 1630. L'un de ses descendants a été enlevé et adopté par les Abénaquis. À l'âge adulte, il est venu s'installer en Nouvelle-France sous le nom de Joseph Ainsse. Menuisier de son état, il s'est marié quatre fois et a élevé une nombreuse progéniture à Québec. L'aîné de ses enfants quitta sa famille pour gagner les Pays d'en haut; il s'établit à Michillimakinac, sur les bords du lac Huron, et épousa Constance Chevalier née à cet endroit. À la suite de la prise de possession du Canada par le couronne britannique en 1763, leur fils, interprète du roi auprès des nations autochtones, s'engagea dans le commerce des fourrures. Avec les profits accumulés, il acheta la seigneurie de l'île Sainte-Thérèse et un manoir à Varennes. Sa femme, Thérèse Douaire de Bondy, née à Détroit, a mis au monde trois enfants. La chronique des Ainsse s'est poursuivi tout au long du XIXe siècle avec ses joies et ses deuils; la vie sociale, les conflits politiques et les affaires de la seigneurie ont marqué la vie familiale. Le lecteur, la lectrice, suivra avec passion et un vif intérêt les pérégrinations des Ainsse d'Amérique. Philippe Bernard, titulaire d'une maîtrise en science politique de l'Université de Montréal, était ces dernières années directeur général de la Fondation Lionel-Groulx. Il a publié chez le même éditeur deux biographies historiques, Zacharie en 1998 et Amury Girod en 2001, ainsi que plusieurs articles dans Mémoires, revue de la Société généalogique canadienne-française.
À parcourir cette collection de mots d'enfants, une conclusion s'impose : Lalie a l'esprit tordu, elle manque totalement de respect à l'égard de quiconque ne partage pas ses opinions et elle est obsédée par tout ce qui concerne les crottes. Bref, impossible de ne pas l'aimer. Recueillies par l'instinct maternel douteux de Caroline Allard et illustrées par le crayon malicieux de Francis Desharnais, Les Chroniques d'une fille indigne nous ouvrent une fenêtre sur un univers enfantin réjouissant, où sagesse et délire font des mauvais coups ensemble, main dans la main. Caroline Allard a des enfants et a commencé à écrire Les Chroniques d'une mère indigne après un huit millième changement de couche. Elle a une vie sexuelle et a eu l'idée de Pour en finir avec le sexe en pratiquant un soixante-neuf. Aussi scénariste, chroniqueuse et romancière, avec Les Chroniques d'une fille indigne, elle revient à ses premières amours (exploiter ses enfants pour faire rire les gens). Francis Desharnais publie Burquette aux éditions Les 400 coups en 2008. Il récolte deux prix Bédéis Causa au Festival de la bande dessinée francophone de Québec l'année suivante. Il est aussi scénariste pour la série Motel Galactic (éditions Pow Pow). Comme réalisateur, il adapte Burquette en animation en 2012. Présentement sans enfant et pas certain de vouloir apprendre comment on les fait après avoir travaillé sur Les Chroniques d'une fille indigne.
Enlevée à Saint-Lin-Laurentides par deux psychopathes soi-disant extraterrestres, la coiffeuse Sylvie Chénier se voit forcée d'annoncer aux Québécois que le bonheur passe par une belle coupe de cheveux. Universel Coiffure, une virée échevelée dans un monde où les extraterrestres déraillent, où les meilleures intentions s'embourbent et où nos obsessions capillaires en prennent pour leur rhume. Universel Coiffure, un roman qui défrise.
Changer des couches quinze fois par jour encouragerait les pensées impures? On pourrait le croire en lisant les aventures et les réflexions d'une mère de famille qui, après sept mois de congé de maternité, s'est soudainement révélée à elle-même et à la communauté virtuelle comme étant irréversiblement une mère indigne.Depuis mars 2006, elle entretient les lecteurs de son blogue de tous les aspects cachés, et parfois tabous, de la maternité: des pièges que recèle la préparation des fêtes d'anniversaire pour plusieurs enfants au cauchemar d'endormir un bébé qui a la volonté plus arrêtée qu'un dictateur, en passant par les dessous nauséabonds de l'accouchement, rien ne leur est épargné. Les Chroniques d'une mère indigne souhaitent démontrer aux parents qu'il est parfois bon de rire de la vie familiale et même de leurs enfants. Loin d'être répréhensible, l'indignité est une question de survie!
Thomas More, qui avait rêvé d'un monde idéal dans Utopia, a été décapité il y a déjà plusieurs siècles. Les hippies ont depuis longtemps rangé leurs Westfalia, et les projets de société semblent s'élaborer de manière plus cohérente dans le jeu vidéo Civilization qu'au sein des partis politiques. Y a-t-il encore des utopies au 21e siècle?
Le train de Brest jette un soir une jeune et jolie fille sur le pavé luisant de Paris. Les fauves des bas-fonds guettent dans l'ombre ces jeunes provinciales. Comment se méfieraient-elles de ces séducteurs aux yeux de velours, aux manières douces, aux calculs ignobles ? Mais cette fois-ci, la pègre clandestine qui vit du répugnant marché des femmes a compté sans Roberte et Valentin. En détournant la petite Annick, en l'entraînant vers les profondeurs du vice et du crime, Rico ignorait qu'il s'attaquait à ce couple résolu. Soulevés par l'indignation, le dynamique avocat et son amie s'attaqueront au gang du vice. Les clandestins n'hésitent pas à abattre ceux qui ont percé à jour leur incognito. Et quand, sur la route de la traite des blanches, s'engage l'impitoyable poursuite, Roberte, sans le savoir, court vers un destin aussi dégradant que celui d'Annick.
Une réflexion ludique autour du mot «épique» par l'auteure des Chroniques d'une mère indigne et de Pour en finir avec le sexe (Éditions du Septentrion).
Et si l’équilibre n’était qu’une illusion à poursuivre sans cesse ? Des équilibres de Caroline Allard interroge notre obsession moderne pour la juste mesure, entre austérité et excès.
Et si notre époque préférait les défis aux problèmes ? Houston, nous avons un défi explore avec humour et finesse ce glissement sémantique qui en dit long sur notre rapport au monde.
Pourquoi vénérons-nous ceux qui repoussent leurs limites comme des machines ? La machine humaine interroge notre fascination pour la performance extrême et les attentes que nous plaçons sur nos propres épaules.
Le parent du 21e siècle angoisse, rumine et se tourmente: comment favoriser le plein développement de son enfant chéri? C'est la faute de la science, nous dit Caroline Allard. Mais il est grand temps qu'on cesse de se prendre pour des imbéciles.