Brigitte Lestrade
Brigitte Lestrade
Depuis la fin des trente glorieuses, la pauvreté s'accroît, la pauvreté des enfants, des familles monoparentales, des personnes âgées. Plus récemment la pauvreté a pris un nouveau visage, celui des "working poor", ces salariés qui ont un emploi, mais qui ne parviennent pas à vivre du fruit de leur travail. Comment expliquer ce phénomène ? Quelles aides proposer aux salariés pauvres ? Le SMIG est-il efficace ? L'emploi est-il la meilleure protection contre la pauvreté ?
Devant l'explosion de la Chine conquérante, qui en France sait que le Japon est enfin sorti de sa léthargie vieille de plus de dix ans (appelée "décennie perdue" par les japonais) pour se projeter vers l'avenir ? Les auteurs de ce recueil, tant français que japonais, se penchent sur cette renaissance étonnante, sur la vitalité de ce pays qui s'ingénie à transformer les structures de la société et à aménager ses villes dans le souci d'allier tradition et modernité, en cherchant à ne rien perdre de ce qui fait son originalité.
L'Allemagne est entrée dans un processus de transformation profonde. Confrontée aux mutations démographiques d'une société vieillissante, elle doit assurer la survie de son système de retraite et une intégration accélérée d'immigrants attirés par le succès de son modèle économique. Elle doit aussi maintenir les équilibres internes d'une société atomisée, face aux revendications légitimes de ses composantes, qu'il s'agisse des femmes aspirant aux responsabilités, des personnes âgées toujours plus nombreuses, des homosexuels en quête de reconnaissance ou des minorités religieuses, tiraillées entre l'assimilation et la rupture. L'Allemagne du xxie siècle, toujours confrontée à son passé omniprésent, se débat pour juguler la désertification de ses campagnes et réformer une structure fédérale dépassée. Grande puissance industrielle, elle doit relever le double défi du numérique et d'une politique d'enseignement tendant vers l'excellence - sans négliger la précarité croissante de ses populations défavorisées, enfermées dans les structures dites de « Hartz-iv ». Enfin, puissance « civile » par excellence, elle doit accepter le rôle international qui lui incombe, y compris sur le plan militaire.