Bouchard Camille
Bouchard Camille
On a beaucoup écrit sur Louis Riel, le politicien le plus connu de l'Ouest canadien. Bien qu'on ne compte plus les biographies sur Riel, bien peu d'entre elles traitent de la signification de ses actes. Historien respecté de renommée internationale, le professeur J. M. Bumsted met en lumière les ramifications politiques et sociales qui ont vu naître Riel. L'auteur lève le voile sur le sens historique que revêtent les actions du plus révolutionnaire et du plus inspiré des Métis. Un livre clef pour comprendre les méandres d'une histoire occultée, mais ô combien actuelle!
Je m'appelle Adam. J'habite à Sainte-Philomène, un village sans histoires. Mais, depuis quelque temps, des événements étranges s'y produisent... Tout a commencé quand mon grand-père est tombé du toit qu'il réparait. Il est mort sur le coup. Enfin, c'est ce que le médecin a dit. Puis est arrivé Léonard, le jeune fils de l'une des infirmières. Et grand-père s'est relevé. Finalement, il n'avait aucun mal. Ensuite, il y a eu ce bébé qui est mort dans le ventre de sa mère. Léonard l'a ressuscité également. Du moins, c'est ce que je croyais. Mais les choses sont plus compliquées qu'elles n'y paraissent... Léonard est le dernier d'une famille de sept garçons. Et ses frères ne semblent pas apprécier le don de leur cadet. Ni sa mère, d'ailleurs. Il paraît que celle-ci est une sorcière. Comme le grand-père africain de Léonard. Il paraît surtout qu'un terrible démon, venu du fond des âges, a trouvé chez le garçon une porte pour entrer dans notre monde...
« - Maman, il est où le bonheur ? - Écoute... tu entends ? - Quoi ? - Est-ce que tu entends un bruit ? Mais un très très grand bruit ? - Non. - Alors, c'est que le bonheur est ici. Je ne comprends rien à ce que ma mère raconte. J'accepte son bisou sur ma joue. Je note qu'elle se lève sur le bout des pieds. Je suis plus grand qu'elle. Normal. Je suis un homme. J'ai quinze ans. Le docteur dit que, dans ma tête, j'ai six ans. En ce cas, comment se fait-il que je sois en première secondaire, hein ? » o « - Pourquoi on t'appelle " pacom" ? demande Chloé. (...) C'est Romain qui réplique à ma place. - Parce qu'on dit de lui qu'il n'est " pas comme" les autres. C'est aussi niaiseux que ça. »