Bert Holldobler
Bert Holldobler
Découvrez comment, à Lima coloniale, les frontières entre sacré et profane s’entremêlent à travers les pratiques du recogimiento.
Hiver 1711-1712. Le monastère de Port-Royal doit être rasé, détruit jusqu'aux fondations. Trois mille corps qui y étaient ensevelis sont exhumés, jetés pêle-mêle dans des chariots, conduits dans des fosses communes - leurs os sont abandonnés aux chiens. De l'abbaye qui avait irradié la vie spirituelle, intellectuelle et artistique du pays, le Roi-Soleil voulait qu'il ne demeurât rien. C'est un siècle plus tôt que ce couvent sans éclat de la vallée de Chevreuse avait entrepris, sous la conduite de la mère Angélique Arnauld, de se réformer, devenant un flambeau de la France chrétienne. Marqué par l'influence de l'abbé de Saint-Cyran, pétri d'augustinisme, Port-Royal posa les droits inaliénables de la conscience face à toute autorité, au nom de la grandeur imprescriptible d'une créature déchue, mais conçue à l'image de Dieu. Il contrariait le règne de la vanité, le primat de la raison d'État et les fondements de l'absolutisme. L'abbaye martyre a survécu par l'esprit. Religieuses, grandes dames, Solitaires, écrivains liés au monastère comme Pascal ou Racine nous ont légué un ensemble d'oeuvres où resplendit l'alliance de l'intelligence et du coeur. Cette anthologie rassemble, pour la première fois, des textes qui retracent l'histoire et font résonner la voix de Port-Royal. Descriptions des lieux et des activités quotidiennes, récits de vies et portraits, lettres, journaux spirituels : cette éblouissante somme d'écrits dévoile la face cachée du Grand Siècle. Couverture : Abbaye de Port-Royal des Champs, © RMN / Thierry Ollivier
Hiver 1711-1712. Le monastère de Port-Royal doit être rasé, détruit jusqu'aux fondations. Trois mille corps qui y étaient ensevelis sont exhumés, jetés pêle-mêle dans des chariots, conduits dans des fosses communes - leurs os sont abandonnés aux chiens. De l'abbaye qui avait irradié la vie spirituelle, intellectuelle et artistique du pays, le Roi-Soleil voulait qu'il ne demeurât rien. C'est un siècle plus tôt que ce couvent sans éclat de la vallée de Chevreuse avait entrepris, sous la conduite de la mère Angélique Arnauld, de se réformer, devenant un flambeau de la France chrétienne. Marqué par l'influence de l'abbé de Saint-Cyran, pétri d'augustinisme, Port-Royal posa les droits inaliénables de la conscience face à toute autorité, au nom de la grandeur imprescriptible d'une créature déchue, mais conçue à l'image de Dieu. Il contrariait le règne de la vanité, le primat de la raison d'État et les fondements de l'absolutisme. L'abbaye martyre a survécu par l'esprit. Religieuses, grandes dames, Solitaires, écrivains liés au monastère comme Pascal ou Racine nous ont légué un ensemble d'oeuvres où resplendit l'alliance de l'intelligence et du coeur. Cette anthologie rassemble, pour la première fois, des textes qui retracent l'histoire et font résonner la voix de Port-Royal. Descriptions des lieux et des activités quotidiennes, récits de vies et portraits, lettres, journaux spirituels : cette éblouissante somme d'écrits dévoile la face cachée du Grand Siècle. Couverture : Abbaye de Port-Royal des Champs, © RMN / Thierry Ollivier
Parmi toutes les espèces de fourmis, il en est une qui, durant des centaines de millions d'années, a connu un extraordinaire succès évolutif : les fourmis coupeuses de feuilles, à l'origine des premières « sociétés agricoles », et ce bien avant l'homme de l'époque néolithique. S'appuyant sur une très riche iconographie et sur les études les plus récentes, ce livre décrit l'éclosion et le développement de leur exceptionnelle civilisation instinctuelle : communication, coopération, division du travail, mutualisme, défense, solidarité, hiérarchie, sacrifice, hygiène... Ces fourmis d'Amérique tropicale, dont les colonies jouent un rôle fondamental dans l'écologie des forêts, des savanes et des prairies, sont le plus remarquable de tous les superorganismes jamais découverts. Des vols nuptiaux au décès de la reine, du travail de ses millions de descendantes à la culture de leur champignon nourricier, du chef-d'oeuvre architectural de leur nid au million de neurones de leur cerveau formidablement structuré, tout chez ces fourmis champignonnistes provoque l'émerveillement.
Parmi toutes les espèces de fourmis, il en est une qui, durant des centaines de millions d'années, a connu un extraordinaire succès évolutif : les fourmis coupeuses de feuilles, à l'origine des premières « sociétés agricoles », et ce bien avant l'homme de l'époque néolithique. S'appuyant sur une très riche iconographie et sur les études les plus récentes, ce livre décrit l'éclosion et le développement de leur exceptionnelle civilisation instinctuelle : communication, coopération, division du travail, mutualisme, défense, solidarité, hiérarchie, sacrifice, hygiène... Ces fourmis d'Amérique tropicale, dont les colonies jouent un rôle fondamental dans l'écologie des forêts, des savanes et des prairies, sont le plus remarquable de tous les superorganismes jamais découverts. Des vols nuptiaux au décès de la reine, du travail de ses millions de descendantes à la culture de leur champignon nourricier, du chef-d'oeuvre architectural de leur nid au million de neurones de leur cerveau formidablement structuré, tout chez ces fourmis champignonnistes provoque l'émerveillement.