Bernard Dilasser
Bernard Dilasser
D'un recueil à l'autre, Bernard Dilasser s'efforce de viser, à travers les "mille feux de l'adieu", un sacré que, loin des abstractions désincarnées, il appréhende dans une sorte d'ivresse où l'on se roule "parmi les fruits rouges de la finitude". L'exercice est rude, sans doute, mais empreint d'une ardeur, d'une joie qui se confondent avec l'acte de nommer.
Avec Blêmes assignats du sang, Bernard Dilasser offre une méditation poétique intense sur la perte et la renaissance. Ces 55 poèmes courts, ciselés avec une rare précision, invitent à traverser l’ombre pour mieux en ressortir transformé.
Six nouvelles envoûtantes où Bernard Dilasser nous entraîne au bord de la folie et de l’émerveillement, entre monologues intérieurs et fulgurances poétiques.
Fagots de lumière marque une nouvelle étape dans la démarche poétique de Bernard Dilasser, qui vise à une sorte de célébration paradoxale de figures essentiellement phobiques en même temps qu'à un détachement du moi, dans ce qu'il a d'imaginaire.
Deux thèmes s'entrecroisent dans La Visite : le doute progressif du narrateur, quant à ses origines, qu'instille avec une discrète cruauté la vieille dame à qui il rend visite, et la naissance soudaine et miraculeuse, en lui, d'une vocation poétique dont on devine qu'elle le sauvera de cette espèce d'effondrement de soi.
Petits poèmes en prose dans lesquels l'auteur resserre sa méditation au plus intime dans un faisceau de correspondances avec la nature et les objets familiers auxquels se mêlent ses intellections.
Une suite de poèmes placés sous le signe d'une angoisse traduite en images qui sont comme autant d'étapes sur le chemin d'une véritable re-naissance.
Un homme se met en route pour sortir de l'emprise de sa logeuse, dialoguant mentalement avec son père. Le mode d'écriture dans la narration de la fuite à rebondissements, dont on ne sait si elle est fantasmée ou efficiente mais le mèneront jusqu'en son tréfonds, est jubilatoire et communicatif. C'est un bonheur de retrouver dans ce court récit le style truculent et l'humour implicite de cet auteur prolixe.
S'il est vrai que la poésie nous libère du moi, dans sa dimension imaginaire et, du même coup, aliénante, ce recueil est la chronique d'un lent détachement. Mais, bien loin de se limiter à une ascèse, il vise, dans le même mouvement, à susciter des instants d'« extase matérielle », à la manière des haïkus.
La narration est à la troisième personne dans des chapitres qu'intitulent de simples dates sans que le sujet, à chaque fois différent, ne soit nommé. Ces repères temporels non chronologiques constituent des retours vers une scène au fond assez anodine pour les divers personnages qui l'ont vécue, mais qui provoque une durable sidération, touchant les membres d'une même famille sur deux générations.
"Avec ce nouveau recueil de poésie, « Le prince des vasières » suivi de « Neiges tardives », Bernard Dilasser cisèle encore un peu plus une oeuvre originale. Quelle rupture d'inspiration, pourtant, avec ses précédents récits, écrits dans une encre flamboyante ! Les poèmes poursuivent ici, d'une page à l'autre, une sorte de méditation ininterrompue. Étranges poèmes aux allures de haïkus que leur gravité rend si simples et mystiques à la fois. La raison rend les armes à l'imagination. D'où ce désintéressement à soi, cette désaccoutumance, cette sécession qui caractérisent l'oeuvre poétique." Le Télégramme
Le jour de ses cinquante ans, un homme se débat dans la toile d'araignée qu'a tissée sa mère autour de lui, en quête d'une reconnaissance qui ne viendra pas. Son père, lui, s'est définitivement absenté, tombé en héros sur une plage de Provence, en 44, si bien que, faute de modèle auquel il aurait pu s'identifier, la vie l'a condamné à errer d'un mirage à l'autre, impuissant, dérisoire, masochiste. Sa révolte, même, sera vaine.
Un garçon de onze ans voit un matin son monde bouleversé par le meurtre de sa jeune voisine. Il prend la fuite et, au lieu d'aller à l'école, rencontre tout au long de la journée des adultes dont le comportement apparaît absurde et terrifiant.
Le monologue intérieur fleuve d'un personnage sans domicile fixe qui rencontre un adolescent. Né dans le Finistère en 1958, Bernard Dilasser a suivi des études de philosophie puis s'est lancé dans l'écriture en 1992 : des textes intimistes, d'abord, qu'il a détruits dans un geste qu'il juge fondateur aujourd'hui. Plusieurs romans ont suivi, âpres et introspectifs : La Mort d