Arthur Pougin
Arthur Pougin
On s'occupe rarement des chanteurs d'une façon un peu instructive, et on ne le fait point de manière à ce que l'étude de leur talent soit profitable. On encense les favoris du jour, on les couvre de louanges hyperboliques, sans leur faire l'honneur d'une discussion sincère. Quant à ceux du passé, on se répand sur leur compte en anecdotes plus ou moins authentiques, on en fait de véritables idoles qu'il ne reste plus qu'à diviniser ; mais on ne les discute pas davantage, et l'on ne se donne même pas la peine de rechercher l'ensemble des qualités qui constituaient le fond de leur talent. Quelques types de chanteurs se sont présentés à moi, des plus originaux et des plus sympathiques à la fois parmi ceux qui ont brillé jadis sur notre seconde scène lyrique ; je me suis pris à les étudier, à les aimer, et ce que je veux faire, c'est rapporter simplement ce que des recherches, parfois laborieuses, m'ont appris à leur sujet. Et comme en eux le caractère est aussi curieux que le talent, je tâcherai, en faisant connaître de mon mieux l'artiste, d'esquisser la physionomie vive et accentuée de l'individu. Arthur Pougin
« C'est un préjugé de croire que le génie doit mourir de bonne heure. Je crois qu'on a assigné l'espace compris entre trente et trente-cinq ans comme l'époque la plus pernicieuse pour le génie. Que de fois j'ai plaisanté et taquiné à ce sujet le pauvre Bellini en lui prédisant qu'en sa qualité de génie, il devait mourir bientôt, parce qu'il atteignait l'âge critique ! Chose étrange ! Malgré notre ton de gaieté, cette prophétie lui faisait éprouver un trouble involontaire : il m'appelait son jettatore et ne manquait jamais de faire le signe conjurateur... Il avait tant envie de vivre ! Le mot de mort excitait en lui un délire d'aversion : il ne voulait pas entendre parler de mourir ; il en avait peur comme un enfant qui craint de dormir dans l'obscurité... C'était un bon et aimable enfant, un peu suffisant parfois ; mais on n'avait qu'à le menacer de sa mort prochaine pour lui rendre une voix modeste et suppliante, et lui faire faire, avec deux doigts élevés, le signe conjurateur du jettatore... Pauvre Bellini ! » Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.
BnF collection ebooks - "Ainsi les poètes chantent les artistes. Ainsi Lamartine chantait la Malibran au moment où celle-ci, succombant dans son printemps aux suites d'un accident dramatique dont la nouvelle avait terrifié l'Europe, venait de quitter la terre, emportant avec elle le secret des accents si souverainement pathétiques qui avaient ému, séduit et fasciné toute une génération." BnF collection ebooks a pour vocation de faire découvrir en version numérique des textes classiques essentiels dans leur édition la plus remarquable, des perles méconnues de la littérature ou des auteurs souvent injustement oubliés. Tous les genres y sont représentés : morceaux choisis de la littérature, y compris romans policiers, romans noirs mais aussi livres d'histoire, récits de voyage, portraits et mémoires ou sélections pour la jeunesse.
Dans le cours de la seconde moitié du XVIIIe siècle, un jeune artiste, né dans les Abruzzes et à peine échappé des bancs de l'école, venait établir sa demeure dans la petite ville de Catane, située au pied de l'Etna, ce fléau de la Sicile, et s'y mariait presque aussitôt. Bien que son nom fût appelé à devenir célèbre un jour, ce n'est pas à lui-même que la renommée devait s'en prendre, malgré les bonnes études qu'il avait faites au collége royal de musique de Naples sous la direction du grand Piccirini, le digne rival de Gluck, l'auteur de Roland, d'Atys et de cent autres chefs-d'oeuvre.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.
Varèse est une gentille et gracieuse petite ville de la Lombardie, située près du joli lac argenté qui porte son nom. En ce pays fertile, tranquille et souriant vivait, dans la seconde moitié du XVIIIe siècle, un couple très uni, si étroitement uni qu'il n'avait pas donné naissance à moins de dix-huit enfants. On comprend qu'avec une telle progéniture, l'existence n'était pas absolument facile. Toutefois, le mari, Antonio Grassini, n'était point, comme l'ont dit tous les biographes, se copiant à l'envi les uns les autres, un simple cultivateur, un povero contadino ; sa situation, quoique modeste, était cependant plus relevée, et il faisait profession de comptable, étant employé en cette qualité au couvent de la Madonna del Sacro Monte (plus tard il obtint un emploi officiel à Milan, où il vécut, retraité et pensionné, jusqu'à plus de quatre-vingts ans).Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.
Découvrez la vie fulgurante de Marie Malibran, cantatrice légendaire du XIXe siècle, à travers le regard d’Arthur Pougin.
Découvrez la vie fascinante de Pierre Jélyotte, premier grand ténor de l’Opéra de Paris au XVIIIe siècle, et plongez dans l’univers des chanteurs qui ont marqué l’histoire de la musique française.
Comme on le pense bien, l'opéra français ne naquit pas tout armé du cerveau d'un homme de génie, un produit artistique d'une nature aussi complexe ne pouvant être le fait d'une éclosion spontanée. Il fut, au contraire, le fruit d'une élaboration lente et difficile, le résultat de circonstances particulières, d'essais étrangers les uns aux autres et d'efforts de toutes sortes. Depuis la représentation en 1582 du Ballet comique de la Royne, premier embryon d'ouvrage à la fois scénique et musical qui ait vu le jour en France, jusqu'à l'année 1659, époque de l'apparition de la Pastorale de Perrin et Cambert, un lent travail se fit, on vit une longue filiation d'oeuvres se succéder, en apparence sans rapport et sans lien entre elles, qui, sans que personne, pour ainsi dire, en eût conscience, devaient amener par le fait d'expériences diverses, de tentatives multipliées, la création du drame lyrique national.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.
Découvrez Le fantôme de la barsati, une nouvelle envoûtante où Anjana Appachana mêle humour et poésie pour explorer la condition féminine en Inde.
Diva, muse et confidente de Napoléon : découvrez le destin exceptionnel de Giuseppina Grassini, cantatrice italienne dont la voix et la beauté ont marqué l’Europe des Lumières.
Antoine, 30 ans après Pierre Dubreuil Gay pulp de 150 000 caractères. Suite indépendante de « Soufrière, retour vers le passé ». Antoine, désormais dans la cinquantaine, vit en France depuis l'éruption de 1976. Meurtri par la vie, n'ayant plus d'attaches en métropole, il décide sur une impulsion de rentrer en Guadeloupe où il possède toujours « Les Cascades », la grande propriété familiale laissée à l'abandon. Il emmène avec lui Sakis, un séduisant jeune Grec de trente ans son cadet, ancien escort boy. Sakis déclare qu'il aime Antoine, mais celui-ci, du fait de leur différence d'âge et de l'ancien métier du jeune homme, se refuse à le croire. L'amour sera-t-il le plus fort et Antoine saura-t-il saisir la chance inespérée qui s'offre à lui ? Du même auteur : Mémoires d'Aurélien, Soufrière, retour vers le passé, et La saga de L'Odyssée d'Achille : Le lit du roi, La route des îles et Pirates et barbaresques. Découvrez notre catalogue sur http://www.textesgais.fr/