Arnaud Genon
Arnaud Genon
Nos épidémies ont des squelettes dans le placard ! Et qui de mieux pour le prouver qu'un paléopathologiste ? Jean Zammit est un de ces spécialistes des fossiles humains, capable de remonter le temps à la recherche des maladies de nos ancêtres. En suivant les pistes des dernières découvertes en archéologie, en paléodémographie ou en microbiologie, il dresse le portrait-robot convaincant du suspect de toutes nos infections modernes : la néolithisation. En devenant un agriculteur plutôt qu'un chasseur-cueilleur, l'homme a en effet bouleversé son évolution et celle des plantes et des animaux qu'il a domestiqués. Peste, tuberculose, covid 19, cancers... Quels effets la promiscuité entre nos ancêtres et leurs bêtes a-t-elle eus sur ces virus et ces microbes qui ont évolué jusqu'à devenir les nôtres ? Qui de ces parasites mortels ou de l'homme est le vrai coupable de ces meurtres biologiques à grande échelle ?
Auteur d'une oeuvre unique, Hervé Guibert suscitait de son vivant une fascination peu courante. Trente ans après sa disparition, cette fascination reste vivace et nombreux sont ceux qui se sentent encore intimement liés à lui. Arnaud Genon fait partie de ces personnes. Il a dédié la majeure partie de son travail de chercheur à l'écrivain et à son oeuvre multiforme - écriture de soi, écrits critiques, photographies, réalisations vidéo. Dans cet ouvrage, ce n'est pas à Hervé Guibert qu'il donne la parole, mais à ceux qui l'aiment, le lisent, l'admirent, souvent sans jamais l'avoir rencontré. Arnaud Genon cherche à mieux connaître une oeuvre à part, à identifier les traces laissées par l'écrivain, à savoir enfin si sa folie pour lui est partagée. Il nous donne ainsi à lire ses riches échanges avec une vingtaine d'écrivains, d'universitaires, de photographes, de journalistes et d'artistes autour de leur passion commune.
J'ai quarante-et-un ans. Ce livre, je le ressens alors qu'il se termine, constitue un trait d'union entre les deux pratiques d'écriture qui sont aujourd'hui les miennes. Écrire sur les autres, écrire sur soi, écrire, tout court. Mes écrivains, ceux que je lis, que j'ai lus, m'ont, malgré eux, mené à moi, à ce je auquel, quoi qu'on en dise, on revient toujours. Ils me font advenir dans ce texte, sinon comme un écrivain, du moins comme un je qui écrit. Qui s'écrit.
Et si déconnecter de Facebook devenait une aventure littéraire ? Vivre sans amis raconte avec humour et finesse l’expérience d’un mois sans réseaux sociaux, où l’absence de likes laisse place à une réflexion drôle et désabusée sur l’amitié.
« Ce que l'on aime généralement dans la photographie de famille, c'est qu'elle nous restitue son histoire. » On pense à Annie Ernaux et aux photographies qui, dans Les Années, organisent le récit et restituent le temps social et intime, images absentes que le lecteur, par procuration, découvre et souvent reconnaît, car ce sont les photos de tout le monde, ou du moins les photos d'un monde qui a la familiarité de l'album de famille, sorte d'objet universel et partagé. Arnaud Genon inscrit son projet dans ce qu'il convient peut-être de considérer désormais comme un genre : dans un monde d'images virtuelles, l'archéologie familiale, photographique, devient l'expression contemporaine de la mélancolie. (Marta Caraion) Arnaud Genon (né en 1975) travaille depuis plusieurs années sur l'oeuvre d'Hervé Guibert et plus généralement sur la littérature de soi, l'autofiction et la littérature contemporaine. Auteur de plusieurs ouvrages et articles universitaires, il a publié deux autofictions : Tu vivras toujours (2016) et Mes écrivains. Une histoire très intime de la littérature, ou pourquoi j'ai commencé à écrire (2018). Les indices de l'oubli propose une réflexion sensible et délicate sur nos rapports avec les vieux albums de photos de famille. Parallèlement, l'auteur s'interroge sur le souvenir que nous gardons des êtres qui ne sont plus, ce qui le conduit à poser également la question de l'immuabilité de notre identité. Même si le point de départ de ce récit est une expérience personnelle, celle-ci résonne immédiatement chez le lecteur qui se sent happé dans le cadre de la réflexion.
J'ai depuis longtemps ce livre en moi. Il relate la disparition de ma mère, alors que j'étais encore un enfant. C'est un court roman, plus précisément une autofiction, c'est-à-dire une autobiographie consciente de son impossibilité : je ne suis jamais que la fiction de mes souvenirs, de ma mémoire. C'est un livre sur l'enfance et l'innocence, sur l'aveuglement et la perte. Sur l'écriture, aussi. Un livre du « je » que j'aimerais croire universel : un enfant, sa maman, la mort. Enseignant-chercheur, Arnaud Genon travaille depuis plusieurs années sur l'oeuvre d'Hervé Guibert et plus généralement sur la littérature de soi, l'autofiction et la littérature contemporaine. Auteur de plusieurs ouvrages et articles universitaires, Tu vivras toujours est son premier écrit destiné à un plus large public.
L'oeuvre d'Hervé Guibert, disparu il y a vingt ans, fascine toujours. Écrivain, journaliste, photographe, vidéaste, il a, en l'espace d'une quinzaine d'années, marqué le champ littéraire français de la fin du XXe siècle. Son travail, principalement centré sur le "moi", a épousé différents gestes, investi différents genres pour expérimenter les limites de chacun d'entre eux. Il les a menés au plus loin, au plus vite, dans sa quête d'une mise à nu totale de soi. "L'aventure singulière d'Hervé Guibert" retrace, à travers des articles et chroniques publiés ces dix dernières années et ici réunis, le parcours d'un artiste dont les livres, les articles, les photographies et le film touchent encore les lecteurs d'aujourd'hui. Ce recueil, rédigé par l'un des meilleurs spécialistes de l'oeuvre d'Hervé Guibert, offre des clés, donne des pistes pour aborder, relire ou redécouvrir une oeuvre forte qui dépasse les frontières et traverse le temps...
L'oeuvre littéraire d'Hervé Guibert (1955-1991) est ici relue à la lumière de son journal intime, Le Mausolée des amants, qui fut publié de manière posthume en 2001. A travers la question de l'altérité, qui se manifeste aussi par le rapport à soi présent dans son écriture, l'on croise chez cet auteur les influences d'intellectuels admirés, tels que Roland Barthes, Michel Foucault ou Thomas Bernhard. Le genre autofictionnel, considéré ici comme une variante postmoderne de l'autobiographie, révèle chez H. Guibert une crise identitaire liée à l'apparition du virus du sida. Arnaud Genon analyse les conséquences de cette fracture autobiographique au travers d'une tension entre la volonté de se dire et la difficulté de la réaliser.
Cuisiner avec ses enfants est l'une des activités les plus enrichissantes qu'on puisse leur proposer. Chaque étape compte : choisir la recette d'un livre, établir une liste de course, suivre les instructions... C'est l'occasion de comprendre les unités de mesure, d'enrichir leur vocabulaire, d'affûter leur motricité fine, d'apprendre la précision, la patience. Plus encore, le fait de cuisiner les sensibilise à des valeurs essentielles : le respect des saisons, l'importance de manger sain, varié, le plaisir de partager un bon repas fait-maison, la fierté de réaliser en autonomie un petit plat et de clamer : « C'est moi qui l'ai fait ! » Cet ouvrage propose 80 recettes classées par saison, pour les petites et grandes tablées.Des recettes pour toutes les occasions : petits-déjeuners, apéritifs, plats, goûters, desserts.Une présentation rubriquée pour simplifier les étapes : intérêts pédagogiques, fiche technique, matériel, ingrédients. Chaque geste compliqué est signalé par une petite icône.Des photos et recettes gourmandes créées par Emmanuelle Geoffroy, la célèbre instagrameuse de Casserole et chocolat !
L'autofiction, considérée dans l'Histoire littéraire, est un genre nouveau. Mais cette classification générique, envisagée précisément, peut nous paraître déjà ancienne, tant elle a fait l'objet d'articles, de débats, de polémiques, d'attaques et de plaidoyers. Autofiction : pratiques et théories regroupe des recensions et des articles publiés depuis une dizaine d'années sur des sites littéraires, dans des revues universitaires ou associatives. On y retrouve analysées les récentes parutions d'écrivains emblématiques de l'écriture de soi tels que Christine Angot, Christophe Donner ou Camille Laurens mais aussi les dernières publications universitaires qui questionnent le genre sous différents angles - historique, génétique, politique... - ou qui en font un outil d'analyse permettant l'étude du travail d'écrivains aussi différents que Proust, Colette ou Frédéric Beigbeder. Tenter de voir plus clair dans le bouillonnement théorico-littéraire de l'autofiction, saisir les enjeux de cette nouvelle écriture de soi, telle est l'ambition du présent ouvrage.