Armand Farrachi
Armand Farrachi
« Autant je m'émouvais qu'elle devînt lointaine, autant je m'inquiétais qu'elle se fît distante. Je me demandais si, comme les nymphes changées en roc, en arbre ou en fontaine au moment d'être rejointes par le dieu qui les poursuit, une petite fille pouvait être changée en femme par l'amour qu'elle inspire. Mais elle, que savait-elle de ce qu'elle m'inspirait, et son âge importait-il donc plus qu'elle ? Aussi bien, plus âgée eût-elle été la même. Elle changeait pourtant, sans que mon sentiment s'en trouve modifié ».
Une quête implacable, une vengeance qui transcende les frontières : Descendance d'Armand Farrachi vous plonge dans une traque sans merci, où la détermination d'un homme devient une obsession mortelle. Qui osera aller jusqu'au bout ?
Jean-Jacques Rousseau n'est pas seulement le premier écrivain à revendiquer le malheur d'écrire. Contre l'hégémonie de la culture, de la science et de-la technique, contre la destruction de la nature, contre la société du spectacle et de la consommation, il prend le parti de la sauvagerie, c'est-à-dire de la liberté absolue, quitte à passer pour fou plutôt que pour complice. L'optimisme des Lumières aboutit aux impasses du XXe siècle, il fallait une lecture radicalement moderne de Rousseau pour qu'il reste le fondateur de la sensibilité et de la pensée actuelles. Par ses refus autant que par ses choix, par sa pensée toujours libre et jamais domestiquée, par ses moeurs farouches, sa nature solitaire, par son rejet de la civilisation et de la culture, autant que par sa défense du primitif, Rousseau est bien un sauvage, dans tous les sens du terme.
Plongez dans Paysages d'agonie, un roman envoûtant d'Armand Farrachi, où trois récits entrelacés explorent la mémoire, la peur et l'identité face à la mort.
Dans ce court essai frondeur, Armand Farrachi retrouve le ton mordant du pamphlet pour s'intéresser à un sujet aussi redoutable qu'insondable : celui de la bêtise, dont le déploiement dans nos « sociétés de l'opinion » atteint désormais des sommets : ceux des appareils d'Etat, des instances éducatives et culturelles, des médias, etc.
Le 28 avril 1789, Flechter Christian s'empare du "Bounty" et jette le capitaine Bligh dans une chaloupe. "Adieu Capitaine, nous ne nous reverrons plus." "Au revoir, Monsieur Christian. Je vous reverrai mort." Bligh survivra et courra, de répression en répression, à la recherche du mutin. Christian échappera à son paradis perdu, et rejoindra sa famille en Angleterre. Ne peut-on imaginer qu'une si longue haine remette enfin les deux ennemis face à face ?