Annie Stoker
Annie Stoker
Sous la forme d'une pièce de théâtre, Annie Stoker met en scène neuf aidants familiaux qui participent à dix séquences d'entraide proposées par l'association France Alzheimer Calvados. Le lecteur assiste comme un spectateur aux séances qui sont animées par Anna (psychologue) et Brigitte (bénévole). Il suit pas à pas les échanges entre les participants et les animatrices et acquiert ainsi des connaissances sur la maladie d'Alzheimer et sur la manière d'agir avec un proche malade. Les différents protagonistes, auxquels il peut s'identifier, lui réservent bien des surprises. Partage d'expériences et d'informations, l'ouvrage aborde les thématiques essentielles de la relation d'aide telles que le déni, la culpabilité, le deuil, la dépendance, la communication. Il témoigne de la richesse des échanges dans les groupes d'entraide. Son objectif est d'aider tous les aidants dont un proche souffre de la maladie d'Alzheimer en les encourageant à oser en franchir la porte et à combattre ainsi l'isolement et la solitude.
La thérapie émotionnelle comportementale et cognitive est considérée comme la première forme de thérapie cognitive et comportementale. Albert Ellis, psychologue américain, l'un des fondateurs avec Aaron Beck des TCC, la développe à partir des années 60, autour de son « ABCDEF model ». Ce modèle souligne notre tendance naturelle à nous éloigner des faits pour nous focaliser sur leur interprétation. Aussi nous invite-t-il à une saine prise de recul : A - Activating Event (vénéments déclencheurs) ; B - Belief (croyances) ; C - Consequences ; D - Internal Dialogue (dialogue interne) ; E - the Effects of Filling in column D (effets du dialogue interne sur la compréhension de la situation et comment cela a-t-il pu modifier les sentiments, les comportements ?). Fondée sur l'acceptation de la réalité et la remise en cause des croyances irrationnelles, cette psychothérapie a ouvert la voie aux approches des TCC la 3e vague, reposant sur l'accueil inconditionnel des expériences émotionnelles (comme la Mindfulness ou l'ACT). Les praticiens la considèrent comme une thérapie humaniste en raison de l'importance qu'elle accorde au développement de l'autonomie, de la responsabilité individuelle, de l'acceptation de soi-même et des autres.