Andreï Rubanov
Andreï Rubanov
Christine Angot a écrit ce court roman comme on prend une photo, sans respirer, sans prendre le temps de souffler. En cherchant la précision, en captant l'instant et le mouvement. Ce n'est pas à nous lecteurs de vouloir en connaître l'élément déclencheur, peu importe de le savoir. On s'aperçoit vite en le lisant que le texte possède en lui-même le pouvoir d'agir avec violence. Il suscite des sentiments dont l'angoisse ne peut être évacuée. Il provoque le saisissement par lequel on reconnaît un des pouvoirs de la littérature : donner aux mots toute leur puissance explicative et figurative, plutôt que de s'en servir pour recouvrir et voiler. C'est comme si l'écrivain levait ce voile, non pas pour nous faire peur, mais pour que l'on voie et comprenne.
Christine Angot a écrit ce court roman comme on prend une photo, sans respirer, sans prendre le temps de souffler. En cherchant la précision, en captant l'instant et le mouvement. Ce n'est pas à nous lecteurs de vouloir en connaître l'élément déclencheur, peu importe de le savoir. On s'aperçoit vite en le lisant que le texte possède en lui-même le pouvoir d'agir avec violence. Il suscite des sentiments dont l'angoisse ne peut être évacuée. Il provoque le saisissement par lequel on reconnaît un des pouvoirs de la littérature : donner aux mots toute leur puissance explicative et figurative, plutôt que de s'en servir pour recouvrir et voiler. C'est comme si l'écrivain levait ce voile, non pas pour nous faire peur, mais pour que l'on voie et comprenne.
Ces pages, lues à deux voix, sont issues de deux recueils, « Textes pour un poème » (1949-1970) et « Poèmes pour un texte » (1970-1991), creuset de quarante années de la poésie d'Andrée Chedid. Accompagnées des notes légères de fifre, tambour, mandoline et flûte de Pan, les voix entrelacées du comédien et de la poétesse donnent souffle, corps et rythme à ces poèmes lumineux et remplis d'espérance. « Chaque poème achevé devrait apparaître comme un caillou dans la forêt insondable de la vie ; comme un anneau dans la chaîne qui nous relie à tous les vivants. Le Je de la poésie est à tous Le Moi de la poésie est plusieurs Le Tu de la poésie est au pluriel. » A.C. Textes pour un poème, Flammarion, 1987. Poèmes pour un texte (1970-1991), Flammarion, 1991.
« On avait l'impression d'apporter son obole à l'histoire du capitalisme russe au berceau ; au développement de la culture de consommation. Cela sentait le beau, le vertueux business. Ne restait qu'à trouver de l'argent. » Dans le Moscou consumériste des années 90, Matveï Matveev, chef d'entreprise heureux en amour, propriétaire d'un luxueux appartement et d'une automobile dernier cri, suscite bien des convoitises. Les apparences, pourtant, sont trompeuses. Financièrement aux abois, Matveï emprunte de l'argent à un politicien véreux et à son associé. Peu de temps après, il disparaît. Décidée à retrouver son époux, la belle et raffinée Marina engage le capitaine de police Plombov qui, en vieux roublard, va démêler les ficelles des jalousies exacerbées et de la vengeance facile. Roman débridé, Ciel orange met en scène des personnages plus vrais que nature, dans un Moscou implacable et résolument tourné vers une nouvelle ère économique.
Plongez dans le Moscou des années 90 avec Ciel orange, un roman noir captivant où ambition, trahison et vengeance s'entremêlent. Andreï Rubanov y dépeint une société en pleine mutation, entre capitalisme sauvage et nostalgie du passé.