Andreï Biély
Andreï Biély
Intellectuel occidentalisé déçu par toutes les idéologies mais ayant toujours au coeur la nostalgie d'un idéal inconnu, Darialski, le héros de La Colombe d'argent, se laisse séduire par une paysanne inculte, symbole pour lui de la Russie profonde, et tombe sous la coupe d'un homme sombre et rusé, fondateur d'une secte maléfique. C'est une Russie mi-païenne, mi-chrétienne, la Russie des convulsionnaires et des flagellants, mais aussi la Russie en proie à l'essor du capitalisme et à l'effervescence révolutionnaire, infiltrée d'espions et de provocateurs, qui est présentée ici. Les scènes de transes érotico-mystiques, scandées de formules magiques, sont parmi les pages les plus extraordinaires de ce livre. OEuvre de mystique, de poète, récit initiatique et rapport d'ethnographe, conte philosophique et roman policier, satire hilarante et drame sanglant, La Colombe d'argent est inclassable.« On a envie de fuir quelque part, mais il n'y a plus d'endroit où fuir... Vraisemblablement, c'est toujours ainsi après un incendie. De désespoir, j'ai relu La Colombe d'argent. Dieu ! Comme cette chose est admirable ! Qui oserait dire que les Remizov, les Zamiatine et les Alexis Tolstoï ont créé quoi que ce soit de comparable ? Ils devraient embrasser les semelles de Biely, tous sont ses apprentis. Quelle langue ! Quelles digressions lyriques ! Après ça, on peut vraiment mourir ! C'est notre unique joie depuis Gogol ! » (Sergueï Essenine, 1921)Suivi de la postface de Georges Nivat, Piège mystique et carriole dadaïste (« La Colombe d'argent » d'Andreï Biely)Né en 1880, Andreï Biely fut, avec Alexandre Blok, un des chefs de file de la seconde génération symboliste en Russie. Son écriture novatrice en fait un maître du futurisme russe et de la prose ornementale des années 1920. Après un séjour prolongé en Suisse où il se convertit à l'anthroposophie, il rentra en Russie où il mourut en 1934.
Tout Biely est à la jointure entre mort et naissance, entre naissance et mort, qui fait les très grandes oeuvres. Pétersbourg est la fin d'un monde, la possible naissance d'un autre, à peine entrevu, dessiné dans le brouillard de la ville la plus fantastique et la plus terroriste du monde. Aussi ce roman-poème nous poursuivra longtemps après la dernière page. Longtemps après que nous aurons laissé Nicolas Apollonovitch absorbé par la lecture du philosophe vagabond ukrainien qu'il lit après la bombe, après sa fuite en Égypte, après la mort du sénateur, retombé en enfance... Un livre mirage, retombée de brouillard, retombée de mots qui persécutent. Georges Nivat
L'Amérique est en deuil. L'ex-première dame des Etats-Unis vient de mourir. Regrettable accident, pense l'opinion... Mais les apparences sont trompeuses. Et la police de New York apprend bientôt qu'elle a été assassinée par un certain Mr Clean. Vengeance ? Non, un plan bien plus machiavélique.Alors que tous les puissants du pays - stars de la politique, des médias, du sport et du show-biz - sont à la cathédrale St Patrick, sur la 5e avenue de New York, pour rendre à la First Lady un dernier hommage, les portes se referment. Brutalement. Que personne ne bouge ! Prise d'otages ! L'une des plus spectaculaires de l'histoire.Michael Bennett, flic atypique, est chargé de mener à bien la négociation avec les ravisseurs. Bientôt, la grande majorité de l'assistance est relâchée. Mais, pour libérer la trentaine d'otages restant, une rançon de 80 millions de dollars est exigée. Un montant astronomique !La tension monte d'un cran quand le maire de new York vient s'écraser sur le parvis de la cathédrale... Mais, pour Michael Bennett, le pire est à venir. Mr Clean et ses comparses s'évanouissent dans la nature sans laisser de traces. Et ce à un moment où Michael Bennett est confronté à un drame personnel : sa femme est atteinte d'une maladie incurable. Bientôt, il sera seul pour élever leurs dix enfants adoptifs. Attention, Mr Clean, à la vengeance d'un veuf en colère...