André Thayse
André Thayse
En physique, le mot « réalité » reçoit un double sens : il y a d'abord notre réalité à nous, celle de tous les jours ; il y a aussi la « réalité ultime », source profonde des phénomènes. Ce double sens se retrouve au niveau des Évangiles : les synoptiques montrent la réalité de Jésus, celle de tous les jours ; en l'évangéliste Jean on voit sa vérité, sa nature profonde, son existence devant Dieu et pour Dieu, sa «réalité ultime». J'ai une préférence pour Jean. La coloration philosophico-scientifique de cet ouvrage assure sa spécificité et justifie une rupture de style par rapport à la littérature habituelle.
La distinction faite en Occident entre recherche scientifique et recherche de sens est classique. Cet ouvrage illustre la complémentarité des deux approches par des exemples tirés de la cosmologie, de la recherche spatiale, de l'exégèse biblique. Dans ce contexte les pensées de Lemaître, d'Einstein, de Planck, de Levinas et d'autres bons et grands esprits sont exemplatives.
Comme l'avaient été avant lui tous les grands prophètes d'Israël, Jésus de Nazareth a été un libre penseur du judaïsme. Personne unique dans l'histoire de l'humanité, il a invité ses contemporains à une modification radicale de leur comportement : relation nouvelle des hommes et des femmes entre eux et avec Dieu. C'est à cet aspect volontiers contestataire de la personnalité de Jésus de Nazareth que ce texte est consacré.
L'énigme essentielle à propos de l'Univers a été énoncée au dix-huitième siècle par le philosophe et mathématicien Gottfried Leibniz : Pourquoi y a-t-il quelque chose plutôt que rien ? Question à laquelle la Modernité a ajouté : Qu'est-ce qui fait gravir à ce quelque chose les échelons de complexité ? En Europe occidentale les deux traditions qui se sont penchées sur cette question sont celles de la Sagesse - religieuse et laïque - et des sciences exactes.
L'objet de cet ouvrage est de proposer une lecture des onze premiers chapitres de la Genèse - considérés comme une de ses parties les plus signifiantes - à la lumière des travaux d'auteurs contemporains dont les résultats ne sont souvent accessibles que dans des revues et des ouvrages spécialisés. En particulier, une attention toute spéciale est prêtée au rapport "science-foi" et à la dichotomie "vérité scientifique - vérité humaine".
L'objectif de cet ouvrage est d'abord de revisiter la vie de Jésus de Nazareth à partir de faits considérés comme presque indiscutables. Le but étant que les chrétiens puissent fonder leur foi sur des événements concrets, bien situés dans le temps et dans l'espace, et non sur des embellissements ou des récits à vocation symbolique. La (re)découverte de l'importance des symboles ayant marqué le vingtième siècle, la seconde partie du livre revisite certains des récits symboliques des Evangiles.
La rivalité et la traîtrise des acteurs du cycle de Jacob ne doivent pas nous faire oublier que la saga de Jacob et l'histoire de Joseph se terminent toutes deux sur le pardon. Pour l'ordre apparent des choses, rêve et rouerie sont les thèmes principaux, pour l'ordre caché des choses, c'est le pardon le grand thème directeur qui éclaire le récit de la Genèse, racontant l'histoire de l'humanité.
"Vers de nouvelles Alliances" est le deuxième volume de l'ouvrage "La genèse autrement". Il propose via le texte de la Genèse, un panorama des grandes questions existentielles avec de très nombreuses références à des auteurs modernes. La lecture proposée du cycle d'Abraham n'est pas présentée comme un substitut des lectures juive et chrétienne traditionnelles, mais comme une continuation, un accomplissement.