Alessandro De roma
Alessandro De roma
Cet été-là ne sera pas un été comme les autres à la ferme Barine. Dans cette Algérie encore française de 1958, la guerre d'indépendance fait rage. Paul et Salim, quinze ans, ont grandi ensemble. Paul Barine, le fils de colon, ne comprend pas : de quoi les Arabes se plaignent-ils? Comment envisager de quitter peut-être un jour ce pays qui est le sien? Quant à Salim, dont les parents travaillent sur l'exploitation, il apprend soudain qu'il ne pourra pas retourner au lycée à la rentrée : on a besoin de lui sur les terres de la ferme... Quand les évènements obligent à prendre parti... l'amitié est-elle possible?
Ettore Fossoli est un écrivain raté, qui n'a jamais écrit que des livres mineurs désormais introuvables. Pour racheter cette misérable carrière, il a un dernier projet, qui l'obsède depuis des années : rédiger la biographie de Ludovico Lauter, un des derniers géants de la littérature en activité, à qui ont été consacrés de nombreux ouvrages, sans qu'aucun ne soit complet et satisfaisant. Fossoli, lui, entend aller plus loin et, pour ce faire, il bénéficie d'un atout majeur : il sait où se trouve Lauter, qui s'est retiré de toute vie publique depuis des années. Installé sur la côte orientale de la Sardaigne dans une petite maison louée par Roberta, une jeune étudiante qui rêve de partir en Australie mais qui ne veut pas quitter sa mère atteinte d'un cancer, le biographe retrace le parcours de Lauter, sa naissance à Cagliari, d'une mère sarde et d'un père allemand, ancien soldat de la Wehrmacht surnommé l'Allemand triste, son enfance à Rome et à Wiesbaden, ses études à Bologne, le rôle de son oncle Siegfried et ses débuts littéraires décevants, puis le succès, l'exil américain, la consécration, la chute et la disparition. Mais qui est vraiment Ludovico Lauter, et pourquoi fascine-t-il autant un vulgaire scribouillard?
Ettore Fossoli est un écrivain raté, qui n'a jamais écrit que des livres mineurs désormais introuvables. Pour racheter cette misérable carrière, il a un dernier projet, qui l'obsède depuis des années : rédiger la biographie de Ludovico Lauter, un des derniers géants de la littérature en activité, à qui ont été consacrés de nombreux ouvrages, sans qu'aucun ne soit complet et satisfaisant. Fossoli, lui, entend aller plus loin et, pour ce faire, il bénéficie d'un atout majeur : il sait où se trouve Lauter, qui s'est retiré de toute vie publique depuis des années. Installé sur la côte orientale de la Sardaigne dans une petite maison louée par Roberta, une jeune étudiante qui rêve de partir en Australie mais qui ne veut pas quitter sa mère atteinte d'un cancer, le biographe retrace le parcours de Lauter, sa naissance à Cagliari, d'une mère sarde et d'un père allemand, ancien soldat de la Wehrmacht surnommé l'Allemand triste, son enfance à Rome et à Wiesbaden, ses études à Bologne, le rôle de son oncle Siegfried et ses débuts littéraires décevants, puis le succès, l'exil américain, la consécration, la chute et la disparition. Mais qui est vraiment Ludovico Lauter, et pourquoi fascine-t-il autant un vulgaire scribouillard?
Sardaigne, 1991. L'ingénieur Corona, entrepreneur de travaux publics, contraint sa femme et ses deux fils, Emilio et Carlo, à quitter Oristano pour aller vivre à Nuoro, dans la montagne. Emilio n'aime guère sa nouvelle ville, il s'y sent seul et différent, jusqu'au jour où, au lycée, il se retrouve assis à côté de Pasquale Cosseddu, que tous surnomment l'Égout. C'est le début d'une étrange amitié entre deux garçons, puis deux hommes, que tout oppose. Emilio est bon élève, sa famille est aisée et son destin tout tracé : avec son frère, il reprendra l'entreprise familiale, qui prospère en cette période où les côtes sardes sont bétonnées au profit des touristes. Cosseddu, lui, est un élève médiocre, qui ne peut pas aller à l'université car sa mère n'a pas suffisamment de moyens. Ces deux individus mutiques et sauvages, qui peinent à trouver leur place dans le monde, partagent la même attirance pour la nature indomptée, qu'il s'agisse des montagnes de Nuoro ou des plages encore inexplorées de l'île. Emilio laisse entendre à son ami Cosseddu qu'il renoncera à tout, à la carrière, à la respectabilité et à l'argent, pour le suivre dans la forêt. Mais tiendra-t-il parole ? Dans Tout l'amour est dans les arbres, Alessandro De Roma fait le récit envoûtant d'une amitié hors norme, au moyen d'une écriture touchée par la grâce qui évoque les plus grands auteurs italiens du XXe siècle, en particulier Giorgio Bassani.
Sardaigne, 1991. L'ingénieur Corona, entrepreneur de travaux publics, contraint sa femme et ses deux fils, Emilio et Carlo, à quitter Oristano pour aller vivre à Nuoro, dans la montagne. Emilio n'aime guère sa nouvelle ville, il s'y sent seul et différent, jusqu'au jour où, au lycée, il se retrouve assis à côté de Pasquale Cosseddu, que tous surnomment l'Égout. C'est le début d'une étrange amitié entre deux garçons, puis deux hommes, que tout oppose. Emilio est bon élève, sa famille est aisée et son destin tout tracé : avec son frère, il reprendra l'entreprise familiale, qui prospère en cette période où les côtes sardes sont bétonnées au profit des touristes. Cosseddu, lui, est un élève médiocre, qui ne peut pas aller à l'université car sa mère n'a pas suffisamment de moyens. Ces deux individus mutiques et sauvages, qui peinent à trouver leur place dans le monde, partagent la même attirance pour la nature indomptée, qu'il s'agisse des montagnes de Nuoro ou des plages encore inexplorées de l'île. Emilio laisse entendre à son ami Cosseddu qu'il renoncera à tout, à la carrière, à la respectabilité et à l'argent, pour le suivre dans la forêt. Mais tiendra-t-il parole ? Dans Tout l'amour est dans les arbres, Alessandro De Roma fait le récit envoûtant d'une amitié hors norme, au moyen d'une écriture touchée par la grâce qui évoque les plus grands auteurs italiens du XXe siècle, en particulier Giorgio Bassani.
Turin, dans un futur proche. Giovanni Ceresa est professeur de lycée et s'occupe de son père, qui n'a plus toute sa tête. C'est du reste le cas de nombreux habitants, qui perdent peu à peu la mémoire et ne se soucient plus que de survivre dans une ville envahie par des bandes de clochards violents et par les jeunes marginaux d'une secte apocalyptique dont fait également partie Carla, la soeur de Giovanni. Pour ne pas perdre la mémoire à son tour et sur le conseil de son ami Winnie, Giovanni tient un journal dans lequel il note tout ce qu'il vit, et jamais ne se sépare d'un magnétophone qui lui permet d'enregistrer chaque conversation. Winnie est la seule personne sur laquelle il peut compter et à qui il peut se confier. Mais ne lui fait-il pas trop confiance? Ne se laisse-t-il pas manipuler par quelqu'un qui s'inquiète curieusement de son sort, alors que celui des autres l'indiffère? Au terme d'une immersion dans sa propre mémoire et dans les rues d'une ville qui, comme tout le pays, semble plongée dans une véritable guerre civile, Giovanni n'aura d'autre choix que de se confronter à ses découvertes. "Dystopie" à la Orwell inspirée par L'Enfer de Dante, La fin des jours est un roman haletant qui n'oublie jamais de poser des questions actuelles : qu'est-ce qu'un individu et que valent les libertés individuelles? Existe-t-il encore une société et une sphère publiques? Peut-on accepter une forme de contrôle social ou devons-nous nous défendre pied à pied ?
Turin, dans un futur proche. Giovanni Ceresa est professeur de lycée et s'occupe de son père, qui n'a plus toute sa tête. C'est du reste le cas de nombreux habitants, qui perdent peu à peu la mémoire et ne se soucient plus que de survivre dans une ville envahie par des bandes de clochards violents et par les jeunes marginaux d'une secte apocalyptique dont fait également partie Carla, la soeur de Giovanni. Pour ne pas perdre la mémoire à son tour et sur le conseil de son ami Winnie, Giovanni tient un journal dans lequel il note tout ce qu'il vit, et jamais ne se sépare d'un magnétophone qui lui permet d'enregistrer chaque conversation. Winnie est la seule personne sur laquelle il peut compter et à qui il peut se confier. Mais ne lui fait-il pas trop confiance? Ne se laisse-t-il pas manipuler par quelqu'un qui s'inquiète curieusement de son sort, alors que celui des autres l'indiffère? Au terme d'une immersion dans sa propre mémoire et dans les rues d'une ville qui, comme tout le pays, semble plongée dans une véritable guerre civile, Giovanni n'aura d'autre choix que de se confronter à ses découvertes. "Dystopie" à la Orwell inspirée par L'Enfer de Dante, La fin des jours est un roman haletant qui n'oublie jamais de poser des questions actuelles : qu'est-ce qu'un individu et que valent les libertés individuelles? Existe-t-il encore une société et une sphère publiques? Peut-on accepter une forme de contrôle social ou devons-nous nous défendre pied à pied ?