Alessandro Barbero
Alessandro Barbero
Dans la Florence du XIVe siècle, un riche marchand prend la plume pour raconter ses années au pouvoir dans la commune déchirée entre Guelfes noirs et Guelfes blancs. À Sienne, une certaine Catherine fait voeu de chasteté à l'âge de six ans. À Orléans un siècle plus tard, Jeanne assiste au procès qui la conduira au bûcher... Six vies, six portraits esquissés avec tout l'art d'Alessandro Barbero, et nous voilà au coeur du Moyen Âge. Qui étaient ces hommes et ces femmes ? Quelles étaient leurs peurs, leurs ambitions ? De quelles vies rêvaient-ils ? Il paraît loin, le temps des prophéties, des ordres religieux, des processions, des preux chevaliers, des croisades, des femmes au rouet et des apparitions ! Pourtant, il suffit de six coups de pinceaux pour qu'il se rapproche et revive sous nos yeux.
Dans la Florence du XIVe siècle, un riche marchand prend la plume pour raconter ses années au pouvoir dans la commune déchirée entre Guelfes noirs et Guelfes blancs. À Sienne, une certaine Catherine fait voeu de chasteté à l'âge de six ans. À Orléans un siècle plus tard, Jeanne assiste au procès qui la conduira au bûcher... Six vies, six portraits esquissés avec tout l'art d'Alessandro Barbero, et nous voilà au coeur du Moyen Âge. Qui étaient ces hommes et ces femmes ? Quelles étaient leurs peurs, leurs ambitions ? De quelles vies rêvaient-ils ? Il paraît loin, le temps des prophéties, des ordres religieux, des processions, des preux chevaliers, des croisades, des femmes au rouet et des apparitions ! Pourtant, il suffit de six coups de pinceaux pour qu'il se rapproche et revive sous nos yeux.
18 juin 1815, Waterloo. Près de 200 000 hommes s'affrontent sur une petite langue de terre d'à peine quatre kilomètres sur quatre : les troupes de Wellington, coalition hétéroclite de différentes nationalités, l'armée prussienne de Blücher et celle de l'empereur Napoléon. Des hommes de conditions diverses, frottés à la guerre ou non, tel ce vieux prince prussien qui confesse "puer un peu" ou ces soldats irlandais qui traquent les femmes et l'eau-de-vie, dînant d'une maigre soupe assaisonnée de poudre avant de s'endormir dans la boue. Entremêlant avec une extraordinaire maîtrise sources et témoignages, Alessandro Barbero nous restitue le véritable déroulement, livrant ainsi le roman vrai de cette bataille légendaire.
18 juin 1815, Waterloo. Près de 200 000 hommes s'affrontent sur une petite langue de terre d'à peine quatre kilomètres sur quatre : les troupes de Wellington, coalition hétéroclite de différentes nationalités, l'armée prussienne de Blücher et celle de l'empereur Napoléon. Des hommes de conditions diverses, frottés à la guerre ou non, tel ce vieux prince prussien qui confesse "puer un peu" ou ces soldats irlandais qui traquent les femmes et l'eau-de-vie, dînant d'une maigre soupe assaisonnée de poudre avant de s'endormir dans la boue. Entremêlant avec une extraordinaire maîtrise sources et témoignages, Alessandro Barbero nous restitue le véritable déroulement, livrant ainsi le roman vrai de cette bataille légendaire.
"Je ne cherche pas à expliquer pourquoi, sept cents ans après la mort de Dante, il vaut encore la peine de lire La Divine Comédie : je raconte la vie d'un homme du Moyen Âge, qui eut des parents, des oncles, des tantes et des grands-parents, qui alla à l'école, tomba amoureux, se maria et eut des enfants, s'engagea dans la politique et fit la guerre, connut des succès et des malheurs, la richesse et la pauvreté. Sauf que cet homme est l'un des plus grands poètes qui aient jamais foulé la terre." C'est ainsi que l'auteur de cette biographie trépidante nous plonge au coeur de la société violente et multiforme du XIIIe siècle, retraçant ici une bataille au côté d'un Dante chevalier, dévoilant là les mystères entourant son mariage alors qu'il était encore enfant. Dante fut un citoyen aisé de Florence, la plus riche ville italienne, c'est-à-dire, à l'époque, la plus riche d'Europe. Une ville guelfe, protégée par le pape, amie du roi de France, où l'on trouvait en abondance argent, immigrants, commerces, chantiers... Dante, lui, ne s'intéressait pas aux affaires, il vivait de rentes et pouvait s'adonner à ses passions, l'étude et l'écriture. Vers l'âge de trente ans, il se découvrit une autre passion, la politique, et s'y jeta à corps perdu - ce qui lui valut le bannissement de la ville. En associant la rigueur historiographique à la clarté de l'écriture, comblant les lacunes des précédentes biographies, Alessandro Barbero brosse le portrait vivant d'un homme de son temps, éloigné de la sacralisation du Poète à laquelle nous sommes habitués.
"Je ne cherche pas à expliquer pourquoi, sept cents ans après la mort de Dante, il vaut encore la peine de lire La Divine Comédie : je raconte la vie d'un homme du Moyen Âge, qui eut des parents, des oncles, des tantes et des grands-parents, qui alla à l'école, tomba amoureux, se maria et eut des enfants, s'engagea dans la politique et fit la guerre, connut des succès et des malheurs, la richesse et la pauvreté. Sauf que cet homme est l'un des plus grands poètes qui aient jamais foulé la terre." C'est ainsi que l'auteur de cette biographie trépidante nous plonge au coeur de la société violente et multiforme du XIIIe siècle, retraçant ici une bataille au côté d'un Dante chevalier, dévoilant là les mystères entourant son mariage alors qu'il était encore enfant. Dante fut un citoyen aisé de Florence, la plus riche ville italienne, c'est-à-dire, à l'époque, la plus riche d'Europe. Une ville guelfe, protégée par le pape, amie du roi de France, où l'on trouvait en abondance argent, immigrants, commerces, chantiers... Dante, lui, ne s'intéressait pas aux affaires, il vivait de rentes et pouvait s'adonner à ses passions, l'étude et l'écriture. Vers l'âge de trente ans, il se découvrit une autre passion, la politique, et s'y jeta à corps perdu - ce qui lui valut le bannissement de la ville. En associant la rigueur historiographique à la clarté de l'écriture, comblant les lacunes des précédentes biographies, Alessandro Barbero brosse le portrait vivant d'un homme de son temps, éloigné de la sacralisation du Poète à laquelle nous sommes habitués.
Au IV siècle, l'Empire romain n'était pas un empire en déclin. Sa rencontre avec les barbares avait commencé depuis longtemps. Pourtant, c'est à Andrinople dans la province romaine de Thrace, Edirne en Turquie actuelle, que fut scellé le sort de la grande puissance européenne qu'était alors Rome. Ce jour-là, les Romains subirent face aux barbares la défaite la plus désastreuse depuis celle qu'Hannibal leur avait infligée. Tout avait commencé en 376 lorsque des milliers de réfugiés goths, chassés par les Huns, avaient afflué aux frontières de l'empire, au grand désarroi des autorités romaines Avec une grande pédagogie, l'historien Alessandro Barbero raconte cette bataille cruciale de la migration d'un peuple exploité et chassé de ses terres, d'un empire multiethnique en transformation, et il retrace avec brio la chaîne d'évènements méconnus qui déclencha sa chute.
Au IV siècle, l'Empire romain n'était pas un empire en déclin. Sa rencontre avec les barbares avait commencé depuis longtemps. Pourtant, c'est à Andrinople dans la province romaine de Thrace, Edirne en Turquie actuelle, que fut scellé le sort de la grande puissance européenne qu'était alors Rome. Ce jour-là, les Romains subirent face aux barbares la défaite la plus désastreuse depuis celle qu'Hannibal leur avait infligée. Tout avait commencé en 376 lorsque des milliers de réfugiés goths, chassés par les Huns, avaient afflué aux frontières de l'empire, au grand désarroi des autorités romaines Avec une grande pédagogie, l'historien Alessandro Barbero raconte cette bataille cruciale de la migration d'un peuple exploité et chassé de ses terres, d'un empire multiethnique en transformation, et il retrace avec brio la chaîne d'évènements méconnus qui déclencha sa chute.
« Le 20 mars, l'Empereur entrait triomphalement dans Paris, d'où il envoya des lettres à tous les souverains d'Europe : il y assurait ne désirer que la paix et renoncer à toute revendication sur les territoires qui avaient appartenu à la France à l'apogée de son Empire. Les chancelleries européennes ne daignèrent pas y répondre. Dès le 25 mars, les quatre grandes puissances - Angleterre, Autriche, Russie et Prusse - signaient un traité d'alliance par lequel elles s'engageaient à mettre sur pied une armée de cent cinquante mille hommes, chacune en vue d'envahir la France sitôt que possible. Dans ces conditions, il ne restait plus à Napoléon qu'à réarmer. Ainsi commençait la campagne de Waterloo, en laquelle les survivants des deux camps, tous également convaincus d'avoir lutté pour la juste cause, devaient voir, comme l'écrit un officier anglais, "un terrible combat mené pour un enjeu terrible : la liberté ou l'esclavage de l'Europe" ». Heure par heure, Alessandro Barbero fait revivre les interrogations et les doutes des protagonistes de cette journée mythique. Mais la bataille légendaire qui détrôna Napoléon et assura la paix en Europe pendant plus de quarante ans eût pu connaître une fin différente. Débusquant l'histoire sous le mythe, Alessandro Barbero restitue le véritable déroulement des événements. Il entremêle avec une extraordinaire maîtrise sources et témoignages, cartes et analyses, livrant ainsi le roman vrai de Waterloo.
« Le 20 mars, l'Empereur entrait triomphalement dans Paris, d'où il envoya des lettres à tous les souverains d'Europe : il y assurait ne désirer que la paix et renoncer à toute revendication sur les territoires qui avaient appartenu à la France à l'apogée de son Empire. Les chancelleries européennes ne daignèrent pas y répondre. Dès le 25 mars, les quatre grandes puissances - Angleterre, Autriche, Russie et Prusse - signaient un traité d'alliance par lequel elles s'engageaient à mettre sur pied une armée de cent cinquante mille hommes, chacune en vue d'envahir la France sitôt que possible. Dans ces conditions, il ne restait plus à Napoléon qu'à réarmer. Ainsi commençait la campagne de Waterloo, en laquelle les survivants des deux camps, tous également convaincus d'avoir lutté pour la juste cause, devaient voir, comme l'écrit un officier anglais, "un terrible combat mené pour un enjeu terrible : la liberté ou l'esclavage de l'Europe" ». Heure par heure, Alessandro Barbero fait revivre les interrogations et les doutes des protagonistes de cette journée mythique. Mais la bataille légendaire qui détrôna Napoléon et assura la paix en Europe pendant plus de quarante ans eût pu connaître une fin différente. Débusquant l'histoire sous le mythe, Alessandro Barbero restitue le véritable déroulement des événements. Il entremêle avec une extraordinaire maîtrise sources et témoignages, cartes et analyses, livrant ainsi le roman vrai de Waterloo.
Au coeur de l'Italie médiévale, à Assise, le jeune François, issu d'une famille aisée, renonce à ses richesses pour embrasser une vie de pauvreté radicale, aux marges de la société. Désireux de renouer avec les enseignements du Christ, il emprunte une voie nouvelle, fondée sur l'humilité, le dépouillement et la communion avec la nature. Singulier, révolutionnaire - et jusqu'au-boutiste. Son désintérêt pour la vie matérielle suscite d'abord l'incompréhension, voire le rejet. Pourtant, François (1181-1226) bouleverse son époque autant qu'il la fascine, jusqu'à ébranler les fondements de l'Église. Peu à peu, son exemple rallie hommes et femmes prêts à partager son idéal, parmi lesquels son double féminin, Claire d'Assise, qui fondera à son tour l'ordre des Clarisses. Après sa mort, ses disciples entreprennent de raconter sa vie. Mais, loin d'offrir un portrait unique, ils composent des récits étonnament contradictoires : ici le doux saint qui prêche aux oiseaux, affirmant que l'homme et toutes les créatures vivantes sont sur un pied d'égalité ; là un homme tourmenté, austère, capable d'une tendresse infinie comme d'une dureté déroutante. À travers sept textes exceptionnels, Alessandro Barbero mène, avec la rigueur de l'historien et le talent du conteur, une véritable enquête : derrière la légende, qui fut réellement François d'Assise, cet homme qui apparut à ses semblables comme la possibilité d'un renouveau de l'humanité, et dont la puissance spirituelle continue de troubler et d'émerveiller ?
Comment quelques petites phrases décisives et novatrices, prononcées par les papes au cours des siècles, de Grégoire VII au XIe siècle à François aujourd'hui, ont définitivement changé la position de l'Église dans le monde sur des grands sujets politiques ou sociétaux. Par l'historien à succès du Divan d'Istanbul et de Charlemagne, au talent de plume indéniable et au fort potentiel.
Venise, 1582. Michele, jeune maçon, est fou amoureux de la ravissante Bianca. Accusé de s'être publiquement révolté contre le sénateur Lippomano, le garçon est banni et, sans avoir le temps de dire adieu à sa femme, embarque sur une galère. Désormais seule dans la cité des Doges, Bianca, brisée par le chagrin, pour ne pas sombrer dans la misère, rentre au service de la terrible dame Faustina. Tenace et orgueilleuse, la jeune fille n'a plus qu'une seule idée en tête : retrouver Michele. Dans ce formidable roman d'amour et d'aventures, Alessandro Barbero nous plonge au coeur de la Sérénissime, dans le dédale de ses ruelles et de ses venelles, entre les palais des seigneurs et le ghetto, et, de Naples à Constantinople, de la Crète à Chypre, il nous entraîne dans un extraordinaire périple en mer peuplé de corsaires, d'assassins, d'espions et de renégats. Traduit de l'italien par Pérette-Cécile Buffaria et Aristeo Tordesillas