Agnès DEBOULET
Agnès DEBOULET
75 % de la population mondiale vivra en ville en 2050, soit près de 2 milliards de personnes de plus qu'aujourd'hui : face à cette internationalisation des flux et des migrations, les villes n'ont d'autre choix que de se restructurer, se rénover, et ces changements confrontent les citadins et les décideurs à des défis inédits. Cet ouvrage interroge la façon dont ces recompositions urbaines et sociétales majeures se donnent à voir et sont pensées par les décideurs et les habitants. En s'appuyant sur du matériel d'enquêtes de première main, menées dans des villes occidentales et des métropoles des pays émergents et pauvres, il présente comment l'urgence de ces adaptations modifie le rapport à la ville et la définition même des sociétés urbaines, et met en évidence l'émergence de nouvelles formes de démocratie locale issues d'initiatives citoyennes.
La question du logement se pose aujourd'hui avec une acuité nouvelle dans de nombreux pays. Cet ouvrage aborde les difficultés relatives à l'accès et au maintien dans l'habitat en croisant des enquêtes conduites dans des villes des hémisphères Nord et Sud. Interrogeant la notion de « vulnérabilité résidentielle », les auteurs identifient les risques associés au mal-logement, au non logement et à l'expulsion, ainsi qu'aux déplacements contraints ou forcés. Ils décrivent les inégalités structurant les rapports sociaux résidentiels, mais aussi les ressources individuelles ou collectives permettant aux habitants de « rebondir. Il s'agit ainsi d'objectiver la complexité des vulnérabilités résidentielles contemporaines, marquées par un regain de sé