La santé dégradée exclut de la vie sociale, et c'est tout particulièrement le cas des populations roms vivant en bidonville. Cet essai retrace les parcours de soin de personnes totalement marginalisées, sans aucune ressource sauf celle de la mendicité. L'étude entend montrer que, pour les Roms comme pour tous les précaires, la santé reste profondément déterminée par leur manière de vivre et le contexte social et culturel qui les porte. Plus que jamais, l'accès aux soins et le renoncement à se soigner sont ainsi deux marqueurs essentiels de la grande pauvreté contemporaine.
Nicolas Tanti-hardouin
**Nicolas Tanti-Hardouin** est professeur d’économie de la santé et enseigne les sciences sociales de la santé et la santé publique au Laboratoire de Santé Publique de la Faculté de Médecine de Marseille (Aix-Marseille Université). Spécialiste des enjeux sociaux et éthiques de la santé, il a publié plusieurs ouvrages sur l’économie de la santé, la prévention et les inégalités sociales face à la maladie. Son travail interroge notamment les tensions entre liberté individuelle et normes sanitaires.