History of Literature
History of Literature
Filter products
Plongez dans l’univers fascinant de Romain Gary avec Maria Pourchet, une ode littéraire à l’un des plus grands écrivains français. Découvrez ses romans cultes, son génie et ses paradoxes à travers un été d’émotion et de révélations.
Entre freefight et secrets enfouis, Lee et Chani s’affrontent et s’attirent dans un roman où la résilience se paie au prix de la vérité. Et si renaître de ses cendres exigeait d’abord de tout brûler ?
Albert Camus, icône intouchable de l'humanisme français ? Olivier Gloag démontre, preuves à l'appui, que l'auteur de L'Étranger fut aussi un défenseur ambigu du colonialisme. Un essai percutant qui invite à relire Camus sans œillères.
Une référence pour la critique, l'analyse et l'argumentation littéraires avec : 6 périodes, du Moyen Âge au XXIe siècle, pour une progression chronologique 170 citations critiques centrées sur les grandes problématiques de la création, de la réception et des principales questions textuelles et littéraires (langage littéraire, place du lecteur, narration, mémoire, subjectivité...) 30 textes littéraires analysés, issus de 5 grands genres : roman, poésie, théâtre, essai, autobiographie/autofiction (écritures de soi) Pour chacun des textes littéraires analysés : une perspective historique : mise en contexte de l'auteur et de l'oeuvre, inscription dans un moment littéraire ou culturel une perspective générique : réflexion sur l'inscription dans un genre littéraire et sur la manière dont il en reprend, transforme ou renouvelle les codes une perspective critique : analyse du texte littéraire à l'aide de citations commentées, issues d'auteurs, de critiques ou de théoriciens contemporains des encadrés de conseils méthodologiques OFFERTS EN LIGNE : les audios des 30 textes littéraires La référence des étudiants de Lettres, à l'université ou en classes préparatoires. Concours d'entrée des grandes écoles, CAPES, agrégation.
Depuis toujours, les mythes imprègnent, influencent et enrichissent l'univers des lettres, des arts et de la culture au travers de thèmes universels. Ce livre les explore et permet aux étudiants de faire le pont entre la mythologie antique, la littérature classique et contemporaine, l'art et la culture populaire, pour exercer leur esprit critique et renforcer leur culture générale. Il offre : une synthèse des traditions mythiques gréco-romaine, arthurienne et biblique : les récits fondateurs, les personnages clés (dieux, héros, créatures mythiques) et les auteurs essentiels des clés de lecture pour repérer et comprendre les références mythologiques dans la littérature, les arts, le cinéma, les médias des exemples de la réception des mythes dans la culture contemporaine Avec : des extraits de textes classiques traduits des analyses détaillées de 4 exploitations majeures de mythes dans la création contemporaine Pour les étudiants en licence (lettres, histoire, arts) et en prépas.
Du Moyen-Âge au XXe siècle : Les formes et les genres littéraires expliqués Les oeuvres majeures Les dates et les citations clés Les portraits de 60 écrivains incontournables Pour chaque fiche : une carte mentale illustrée une explication audio détaillée Une approche novatrice et efficace pour les lycéens en prévision du Bac, les étudiants en prépa littéraire et en Lettres ainsi que les candidats aux concours (CAPES et fonction publique).
XVIe siècle, France. Guillaume Budé, juriste devenu humaniste, révolutionne l’étude de l’Antiquité en mêlant philologie, droit et histoire.
Et si le christianisme était avant tout une aventure, aussi dérangeante qu’exaltante ? Michael Edwards, académicien et poète, nous rappelle que la foi biblique n’est pas une doctrine figée.
« Dantesque » : voilà comment, en français, l'usage a résumé le caractère sombre, terrifiant et tout à la fois sublime de l'oeuvre de Dante Alighieri (1265-1321). Encore ce jugement ne s'applique-t-il qu'à la Divine Comédie, car Dante est également l'auteur de la Vie nouvelle, des Rimes, d'un traité De l'éloquence en vulgaire, d'un Banquet et de la Monarchie. Baudelaire le savait : « Un des caractères principaux du grand peintre est l'universalité. - Ainsi le poète épique, Homère ou Dante, sait faire également bien une idylle, un récit, un discours, une description, une ode, etc. » Après avoir retracé la vie de celui que l'on considère comme le « père de la langue italienne », Carlo Ossola passe en revue toutes ces manifestations du génie de Dante, consacrant naturellement une large part de son propos à la Divine Comédie, sommet de la littérature médiévale. Car ce sont bien dans les tercets où Dante, en compagnie de Virgile, nous conduit de l'Enfer au Paradis en passant par le Purgatoire que sont mis en scène les universaux, physiques et métaphysiques, chers à la tradition aristotélicienne, et légués par cette voie (et cette voix) à la pensée et à l'histoire de toute la chrétienté.
Et si la littérature était aussi une carte ? Cartographie et littérature explore comment écrivains et géographes modélisent l’espace, entre savoir scientifique et création imaginaire.
La littérature comparée est à entendre comme la science comparative de la littérature, une branche des sciences humaines et sociales qui se propose d'étudier les productions humaines signalées comme oeuvres littéraires, sans que soit définie au préalable quelque frontière, notamment linguistique, que ce soit. Il ne s'agit pas tant de « comparer des littératures » que de questionner la littérature (au sens de collection d'oeuvres) en plaçant chaque oeuvre, ou chaque texte, dans des séries élaborées par le chercheur, qui interrogent la singularité relative de cette oeuvre. Les comparatistes construisent ainsi des espaces où ils se heurtent volontairement à des oeuvres venues de pratiques et de cultures « autres » : l'étranger est leur pierre de touche. Cet ouvrage présente un état documenté des orientations actuelles de cette discipline, et suggère quelques perspectives susceptibles de contribuer à un humanisme moderne.
« Les sanglots longs/ Des violons/ De l'automne/ Blessent mon coeur/ D'une langueur/ Monotone »... Qui ne connaît ces vers, le plus souvent pour les avoir récités à l'école ? Ils donnent de Verlaine l'image d'un poète tendre, mélancolique et musicien. Pourtant, à y regarder de plus près, sa simplicité est trompeuse : là où la poésie paraît la plus immédiate, elle devient insaisissable. Parnassien appliqué, décadent persifleur, provocateur libidineux, catholique repenti, élégiaque violent et bonhomme... Verlaine fut tout cela à la fois. « Un primitif organisé », selon l'heureuse expression de Paul Valéry. Dans cet abécédaire, qui n'est ni un précis d'histoire littéraire ni un abrégé biographique, le poète Jean-Michel Maulpoix nous invite à revisiter l'imaginaire de l'auteur des Romances sans paroles à travers ses motifs, ses formes, ses tonalités. Et il nous fait découvrir combien nul autre avant Verlaine n'avait poussé aussi loin, avec un toucher si délicat et si inquiétant, l'expression des émotions les plus fugitives...
Plusieurs amoureux des belles lettres ont construit ce dictionnaire titré Une bibliothèque gay idéale. Ce titre indique déjà un objectif : permettre à chaque lectrice ou chaque lecteur de se constituer, à partir de ses goûts personnels et de sa sensibilité, non pas « la » mais bien plutôt « une » bibliothèque gay idéale, la sienne. La littérature gay englobe, ici, tout écrit évoquant, de manière non secondaire ou non anecdotique, les amours masculines, quels que soient l'âge ou l'origine socioculturelle des protagonistes, quelles qu'en soient les formes ou les manifestations. Le spectre très élargi de ce travail dessine un paysage complet de la littérature à thématique gay de 2 000 ans avant Jésus-Christ jusqu'à notre XXIe siècle.
Giono est gourmand de paysages. Il regrettait le peu de cas que faisaient du paysage deux de ses auteurs favoris, Machiavel et Stendhal. Du premier, il écrit : « Nicolas ne nous renseigne guère sur le paysage qui l'entoure ». Stendhal, pour sa part, note en marge de l'écriture de ses romans « Ici paysage, ici description » sans pour autant le faire, « mais moi », ajoute Giono, « à ce moment-là, j'avais besoin d'une description, d'un arbre, d'une herbe, d'un bruit dans la nature... ». Car Giono a mis le paysage au coeur de son oeuvre et a beaucoup réfléchi à sa fonction romanesque. Cet ouvrage, auquel ont collaboré les meilleurs spécialistes internationaux de Giono, propose une exploration paysagère de l'oeuvre de l'écrivain trop souvent cantonné à la Provence. Il passe en revue le paysage au travers de ses différents aspects, dans un mouvement qui conduit du plus familier au plus surnaturel : les lieux du paysage (villages, jardins, parcs, forêts, cataclysme), les territoires du paysage (Provence, Italie, Espagne), le paysage dans le « cycle du Hussard » (Stendhal, la lumière et l'ombre), les thèses que porte le paysage (discours sur la guerre, utopie et dystopie), l'écopoétique (l'olivier, les métamorphoses d'un paysage en perpétuel mouvement), ses médiums (métatextualité, peinture, couleur, cinéma) et enfin le labeur du paysage (traduction et genèse textuelle).
Comment lire les classiques chinois ? Comment les lire pour eux-mêmes, mais aussi avec les questions qui sont nôtres ? Cet ouvrage présente l'ensemble de la production textuelle chinoise antique comme la variété des approches par lesquelles on l'interprète. Il montre l'unité organique de ce massif textuel, construite autour d'une appréhension réflexive de nos expériences corporelles, et il détaille les débats qui le traversent, lesquels restent largement les nôtres : le marquage de la différence des sexes, des générations et des classes ; la manière dont se construit et se conteste l'ordre symbolique ; la maîtrise politique du langage. Une dernière partie révèle la cohérence et la sophistication des structures de composition qui gouvernent nos textes. Leur mise en évidence renouvelle la compréhension du Laozi, du Zhuangzi ou encore des Entretiens de Confucius. L'épilogue de l'ouvrage trace la voie d'une lecture partagée des classiques autour desquels l'humanité se rencontre, se déchire, et continue à se construire.
Irréductible à une définition simple, la poésie peut être appréhendée à partir d'une constellation de mots qui l'éclairent par facettes, des mots qui sont la chair même du poème. Jean-Michel Maulpoix convoque ainsi des verbes qui disent les gestes d'un travail, d'autres qui décrivent des mouvements du corps et de la pensée, des noms qui rendent compte d'une expérience, désignent un espace, des objets ou des formes (alexandrin, ode), mais aussi des états d'âme... Sous nos yeux défile alors toute l'expérience humaine, qui déborde du cadre de la page. C'est même sans doute ce qu'il faut retenir de cet abécédaire sensible : la poésie est moins faite pour aboutir à un beau livre que pour nous aider à mieux vivre.
Et si la poésie de Rabelais n’était pas là où on l’attend ? Rabelais poète révèle, sous la plume de Guillaume Berthon, une facette méconnue de l’œuvre : ses vers, souvent relégués à l’ombre des excès et des farces.
L'oeuvre de Marcel Proust est un monument de papier qui effraie certains lecteurs, en fascine d'autres et occupe quoi qu'il en soit une place à part dans l'histoire de la littérature. Voici 100 mots pour (re)découvrir aussi bien l'oeuvre que l'homme. Au cours de cette promenade dans l'univers proustien, des plages de Cabourg à Venise en passant par les Champs-Élysées, nous croisons des personnages, des passions, une histoire éditoriale, un boeuf mode, des catleyas, une vision littéraire, un jeu et des enjeux sociaux, des peintures, une phrase unique, des mensonges... Nous traversons une existence et découvrons une vocation. Au fil des thèmes et des termes, Michel Erman nous donne à voir un Proust à l'oeuvre, qui contemple le spectacle passé du monde et nous rappelle que le temps perdu ne se retrouve que par les mots.
Dans la seconde moitié du XVIe siècle, pour illustrer le succès de leur pratique, des chirurgiens publient les récits de cures marquantes qu'ils ont réalisées, en visant un public qui s'étend bien au-delà du cercle des seuls spécialistes. Ils écrivent en langue vernaculaire plutôt qu'en latin, exploitant avec un art certain de la narration les circonstances particulières de ces cas cliniques. Ils font de leur métier une véritable aventure et cherchent à captiver l'attention du lecteur, tout autant qu'à transmettre un savoir. Leonardo Fioravanti, chirurgien et médecin empirique italien, raconte dans le Tesoro della vita humana (1570) une série de cures qui l'ont conduit, en dix ans, au gré d'une formation itinérante, de la Sicile à Venise, où il devient un auteur reconnu. Son contemporain, Ambroise Paré, revient à l'automne de sa vie, dans les Voyages (1585), sur les campagnes militaires lors desquelles il a su déployer toute la palette de ses talents en tant que chirurgien de guerre. Ce sont les liens qu'entretiennent au xvie siècle la carrière médicale et l'expérience clinique, le récit autobiographique et le soin des autres, qu'explore Ariane Bayle dans cet essai, en confrontant les écrits de ces deux chirurgiens-écrivains.
Huitante ans après la disparition de Paul Valéry, ce numéro de la Revue générale explore l’héritage d’un géant de la littérature française.
Toute l'histoire de la littérature française, depuis la Chanson de Roland jusqu'aux écrits de Sartre, de Malraux et du général de Gaulle, en un manuel synthétique : une narration chronologique et argumentée les auteurs majeurs et les grands textes l 'évolution des modèles esthétiques et des genres littéraires les apports des littératures étrangères EN LIGNE : 65 questions de révision pour tester vos connaissances
Suzanne Césaire (1915-1966), épouse d'Aimé Césaire, est l'auteure d'une oeuvre trop longtemps méconnue mais essentielle pour l'histoire littéraire antillaise et l'écocritique postcoloniale. Cofondatrice et pilier théorique de la revue Tropiques (1941-1945) où elle a publié plusieurs articles, elle est aussi l'auteure d'une pièce de théâtre et a entretenu une correspondance littéraire avec nombre d'intellectuels de son temps. Cet ouvrage analyse la pensée de cette théoricienne martiniquaise des cultures caribéennes à travers ses écrits, tout en décryptant les marques de sa présence dans les oeuvres de ses contemporains (André Breton, Aimé Césaire, René Étiemble, Michel Leiris) et les résonances de sa grammaire émancipatrice et humaniste chez Kamau Brathwaite, Ina Césaire, Édouard Duval Carrié, Fabienne Kanor, Lénablou et Daniel Maximin. Anny-Dominique Curtius élabore une méthode d'archéologie littéraire et artistique pour comprendre les raisons d'un si long silence sur l'oeuvre de Suzanne Césaire et explore l'originalité et la modernité de sa pensée critique. L'approche comparatiste, interdisciplinaire et genrée de cet ouvrage puise dans l'esthétique qu'a privilégiée Suzanne Césaire elle-même pour façonner ses grilles conceptuelles et épistémologiques. Sa réflexion cannibale, audacieuse et libre s'inscrit dans ce qu'elle appelle une «lucidité totale» sur la Caraïbe.
Entre ombre et lumière, cet essai inédit révèle comment Le Clézio, dès ses premiers romans, a forgé une écriture révolutionnaire.
Amiens, 1201. Richard de Fournival, chanoine, médecin et poète, incarne l’esprit encyclopédique du XIIIe siècle.
Depuis deux décennies, la littérature autochtone francophone au Québec s’affirme comme une force vive et essentielle.
L’essentiel pour comprendre Perceval ou le conte de Graal de Chrétien de Troyes. Cet ouvrage propose une étude approfondie de Perceval ou le conte de Graal de Chrétien de Troyes, les repères essentiels sur l'œuvre et son auteur, des analyses thématiques, des prolongements vers d'autres textes et, en annexe, des informations complémentaires utiles à la compréhension de ce roman.
Rédigée dans le premier tiers du XIIIe siècle, La Mort le roi Artu dépeint un monde arthurien au bord du précipice, où l'envie et le ressentiment mettent en péril les valeurs chevaleresques traditionnelles, où l'amour interdit de la reine Guenièvre et de Lancelot du Lac risque à tout moment d'être révélé au grand jour et de détruire le fragile équilibre de la cour. Dernier volet du cycle du Lancelot-Graal, recopié sans cesse jusqu'au xve siècle avant d'être imprimé de nombreuses fois à la Renaissance, ce roman anonyme constitue la version la plus riche et la plus complexe de la chute du royaume d'Arthur, par le biais d'un récit choral où les héros d'antan sont la proie de leurs propres désirs et des caprices de Fortune. On trouve ici l'édition critique lachmannienne de Jean Frappier, avec une nouvelle traduction très réussie de Patrick Moran.
Découvert sur l'étal d'un brocanteur bruxellois, ce carnet contient les notes de voyages et les photographies prises par un journaliste du défunt Petit Vingtième. Elles concernent les reportages qui l'ont conduit de Russie en Palestine entre janvier 1929 et mai 1940. En recollant la garde du quatrième plat de ce carnet, j'ai découvert au verso du carton cette courte phrase manuscrite : « Ce sont les knickerbockers que j'affectionne tant qui me confèrent cette allure juvénile, mais ne vous y fiez pas... » En lisant ces mots, comment ne pas songer à l'éternelle jeunesse de Tintin ? Ce carnet lui appartint-il ? Toujours est-il que les notes de ce carnet croisent les premières aventures de Tintin et, comme elles, donnent un reflet de ce que fut l'entre-deux-guerres.
La publication de ce texte, fruit de la découverte fortuite d'une copie authentique du manuscrit, date de 1910/1911 seulement. Il s'agit de la première mouture des Années d'apprentissage de Wilhelm Meister. Les similitudes (personnages, situations...) sont fortes entre les deux versions. Mais La Vocation est plus proche du monde du théâtre dont elle dessine un tableau coloré, évoquant le monde des actrices et des acteurs, ses intrigues, ses affaires parfois louches. Elle offre également un panorama des formes populaires que sont les spectacles de foire, les jeux de marionnettes, les improvisations. C'est un Goethe jeune qui s'exprime ici au moment où se constitue un répertoire national nourri de Shakespeare. On s'est interrogé sur les raisons pour lesquelles Goethe a interrompu prématurément son récit. C'est en fait l'enfermement du protagoniste dans l'imitation d'Hamlet, ce « procrastinateur mélancolique », et la confusion de la fiction et du réel qui rendent compte de l'inaboutissement d'un projet appelé à s'accomplir à la lumière d'une anthropologie renouvelée.
Pacifico Massimi doit à son exceptionnelle longévité d'avoir traversé le Quattrocento. Humaniste, poète, pédagogue, soldat à l'occasion, il a maintes fois parcouru l'Italie, du royaume de Naples à Florence, en passant par Rome, Lucques, peut-être Milan, à la recherche d'un mécène et d'une carrière qui lui assureraient aisance et quiétude. L'errance et la fortune contraire lui soufflent même de quitter l'Italie pour se mettre au service du sultan de Byzance. C'est cette vie instable qu'évoque son premier recueil des Cent élégies publié à Florence en 1489. Mais le poète compose surtout une oeuvre polyphonique d'une étonnante variété de ton, une fresque inattendue des maux et turpitudes du temps : si Massimi pratique parfois l'élégie amoureuse héritée des Latins, il la travestit par la pornographie des Priapées, la colore aussi de la verve épigrammatique d'un Catulle et d'un Martial. Cette liberté de ton, partout affichée, surprend et appelle une lecture renouvelée d'une oeuvre qui révèle une facette méconnue de la Renaissance italienne, entre obscénité, irrévérence, humour féroce et désillusion. Ce volume reproduit intégralement l'édition critique de Juliette Desjardins (1986), aujourd'hui épuisée, et y adjoint une présentation de la poétique générale du recueil par Anne Bouscharain, précédée d'un préambule de Stéphane Toussaint.
Au cœur du XIXe siècle, Le symbole et la lettre explore la lutte entre littéralistes et symbolistes, deux visions opposées du monde et de la littérature.