Ce que montre Mirbeau, c’est l’exploitation d’une classe sociale, la domesticité, par une autre classe sociale, la bourgeoisie, qui se pense quasi seigneuriale mais ne procède d’aucune élévation. [...] Mirbeau ne montre en rien un peuple glorieux, dont viendrait le salut, mais bien un peuple volontiers séduit par le pire.
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Le Journal d'une Femme de Chambre
À travers les yeux acérés de Célestine, jeune femme de chambre, découvrez les dessous sordides de la bourgeoisie française au tournant du XXe siècle.
Mirbeau fait une satire des moeurs bourgeoises, et dévoile ce processus d'intolérance qui conduira à la condamnation de Dreyfus. À sa parution, le roman scandalisera les critiques. Mais aujourd'hui, tout le talent d'un Mirabeau visionnaire éclate à une époque qui le comprend enfin. Le roman fera l'objet d'innombrables adaptions au cinéma comme au théâtre.
Octave Mirbeau (1887-1917) est un écrivain et journaliste français, très influent dans le milieu de la littérature. Défenseur des avant-gardes, pamphlétaire redouté, Octave Mirbeau, à aussi grandement contribué au genre romanesque. Ouvertement libertaire, il s'engage avec passion dans la défense de Dreyfus. Il paye de sa poche la grosse amende d'un montant de 7 555,25 francs à laquelle a été condamné Émile Zola pour son « J'Accuse », paru dans L'Aurore.
shield_question Frequently Asked Questions
person_edit À propos de l'auteur
Octave Mirbeau (1848–1917) est l’un des écrivains les plus subversifs et engagés de la littérature française. Journaliste, dramaturge et romancier, il a marqué son époque par son style caustique et son refus des conventions. Le Journal d’une femme de chambre, publié en 1900, est considéré comme son chef-d’œuvre et une œuvre majeure de la littérature sociale. Mirbeau y dépeint avec une ironie mordante les travers de la bourgeoisie et les mécanismes de l’oppression, tout en explorant les limites de la liberté individuelle.
newsmode Revue de presse
D’abord conçu comme une étude de la condition domestique et une satire des mœurs bourgeoises, Le Journal d’une femme de chambre s’est élargi en une dénonciation de l’intolérance qui a conduit à la condamnation de Dreyfus. [...] Nous pouvons regarder sans moralisme la fureur dévastatrice du livre et son esthétique du monstrueux, et y voir la preuve de l’éclatante puissance littéraire de Mirbeau.
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