L’Insurgé n’a plus grand-chose d’un roman. Le héros s’appelle toujours Jacques Vingtras, mais c’est bien là la dernière concession faite au genre fictionnel : Vallès bazarde par la fenêtre toutes les conventions littéraires pour nous plonger dans une de ces « brûlures de l’histoire » qui contribua à faire de la France ce qu’elle est aujourd’hui.
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L´Insurgé
Paris, 1871 : sur les barricades de la Commune, Jacques Vingtras incarne la révolte d’un peuple en quête de justice. À travers son journal intime, Jules Vallès mêle récit autobiographique et chronique d’une insurrection qui marqua l’Histoire.
Le projet du livre s'inscrit logiquement dans la courbe de la trilogie de Jacques Vingtras, ouverte avec L'Enfant et poursuivie avec Le Bachelier.
Résumé
|...Le roman raconte la participation de Jacques Vingtras à la Commune de Paris de 1871 : l'armée des Versaillais, corps armé organisé par Adolphe Thiers, qui pénètre dans Paris , la guerre des barricades , la mise en place d'un gouvernement populaire où Vingtras devient l'un des membres influents , la Semaine sanglante, les incendies et les massacres d'otages. Alors qu'il se croit perdu, Vingtras parvient à échapper à la mort et à prendre le large. Dans sa fuite, se retournant pour regarder le ciel du côté de la capitale, il observe : « On dirait une grande blouse inondée de sang. »...|
|Source Wikipédia|
Jules Vallès
shield_question Frequently Asked Questions
person_edit À propos de l'auteur
Jules Vallès (1832–1885) est un écrivain, journaliste et homme politique français, figure majeure de la Commune de Paris. Condamné à mort par contumace pour son engagement, il s’exile en Angleterre où il écrit l’essentiel de son œuvre, dont la trilogie autobiographique L’Enfant, Le Bachelier et L’Insurgé. Son style vif, mêlant réalisme social et passion révolutionnaire, en fait un témoin incontournable des luttes du XIXe siècle. Vallès défend toute sa vie la cause des opprimés, à travers ses articles et ses romans.
newsmode Revue de presse
Le récit ne manque pas de verve, mais une ironie aigre-douce, cinglant en particulier ce camp « républicain » qui louvoya avec la Commune avant de se retourner contre elle, contrebalance les moments plus lyriques. Vallès ne se montre jamais dupe de lui-même et se révèle un observateur souvent lucide du monde qui l’entoure.
Pendant sa fuite, regardant alors le ciel du côté de Paris, il est frappé par sa couleur : « On dirait une grande blouse inondée de sang. » Jules Vallès le révolté arrache ici des lambeaux de sa vie, les ajuste, les coud ensemble et s’en sert comme d’un étendard. Quelle que soit l’amère complaisance qu’il mette dans ce jeu, il n’en ressuscite pas moins son époque avec un accent qui perce le cœur.
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